29 janvier 2008
Tata.. rtiflette & co
Ma chère petite sœur semble être ravie de la venue prochaine de son premier neveu ou nièce. Nous tergiversons sur des sujets on ne peut plus futiles … Le dernier en date est : « comment l’enfant appellera sa tante ».
Alors voici le texto qu’elle m’a envoyé hier …
« tata..rtiflette, tonton..à la catalane, mamie..ni dose de crack et papie..re que toi ! mè j’aime bn tata .. t’as pas 100 balles & tonton .. ton sac ou je cogne !»
Du coup, toute la famille en a eu pour son grade !!!
28 janvier 2008
Changement en douceur
Notre petite crevette est notre bien le plus précieux.
Bébé est lové dans mon corps jusqu’à début septembre si tout va bien.
Je l’ai donc vu il y a une semaine.
Il mesurait 1.4cm !!!
Une toute petite crevette !!!
Chaque jour vers 5 heure du matin, je le sens pousser pour prendre place.
Les nausées aussi sont là pour me rappeler que mon corps l’aide à grandir en moi.
Mon amour me regarde un peu différemment. C’est déstabilisant…
Nous l’avons annoncé à plusieurs personnes autour de nous.
Ca fait bizarre.
Les réactions sont aussi parfois surprenantes…
Je passe mes nuits à penser à l’intendance : quelle sera sa chambre, que faut-il lui acheter, serais-je une bonne mère ?
Il me faudra du temps pour qu’on devienne parents ensemble. Neuf mois, c’est bien. Mais je sens le changement se faire doucement mais sûrement tant dans mon corps que dans tout mon être. Et c’est si bon, je me sens si sereine …
22 janvier 2008
Submergée de bonheur
C’est bizarre, je ne sais pas comment le dire. Comment le dire à mes proches, ni comment vous le dire.
Cette dernière semaine, pour ne m’en tenir qu’à elle, a été incontestablement déroutante.
Pour prendre dans le désordre : j’ai été bien malade. Une infection rénale a priori. Ca fait mal là, derrière dans le dos, au milieu. Et ça fatigue aussi beaucoup. J’ai eu tellement de fièvre que j’ai passé des journées entières au fond de mon lit à ne supporter à peine le bruit de la télé. La fièvre a fini par tomber. Le traitement commence à faire effet. J’ai pu aujourd’hui enfin reprendre le chemin du travail, bien que je sente mon énergie pas tout à fait retrouvée.
On arrête de fumer ! Cette fois-ci c’est la bonne. Pour ma part, ça fait huit jours aujourd’hui. Mon chéri un et demi. On passe de la sensation de facilité à celle de manque proche de celle que doivent ressentir les toxicos. C’est agréable de sentir de nouveau les goûts et les parfums.
Les filles sont venues pour le week-end. Pour une fois, j’ai été limite écoeurée des cadeaux qui sont tombés dans leurs bras à foison et parfois du comportement ingrat qu’elles peuvent avoir. La fièvre n’aidant pas, j’ai été moins patiente, moins tolérante aussi. Leur papa m’a dit qu’il y a des choses sur lesquelles on n’a plus d’emprise. Je commence à comprendre et à lâcher de l’attention les concernant.
J’ai enfin reçu mon dossier PMA et même un rendez-vous qui semble-t-il tenait de l’exploit tant le délais était bref. Je l’ai annulé.
Je sentais depuis quelques semaines que le changement était en route en moi. Je l’avais exprimé à mon amour qui me demandait d’attendre encore un peu. Les nausées sont là depuis peu. Et puis ce fameux rendez-vous PMA nous a obligé à précipiter les choses. Alors un soir, je suis allée dans une pharmacie acheter un test que j’ai fait le lendemain matin (tiens, c’étais ma première nuit sans sommeil depuis une semaine..)
Le test s’est avéré positif. J’ai réveillé mon amour en lui annonçant la nouvelle. Je n’ai pas réalisé tout de suite. Je suis allée travailler, j’ai arrêté de fumer et je suis tombée malade.
Hier soir, j’ai vu mon gynéco qui m’a fait un merveilleux cadeau. Comme il était difficile de définir la date de fécondation, il a fait une échographie. Et là, je suis restée interdite face à l’écran. J’ai vu quelque chose qui ressemblait à une tête, à un corps et à un début de chaque membre. J’ai vu aussi ce petit cœur battre à un rythme fou, je l’ai entendu aussi. Là j’ai compris vraiment et me suis laissée envahir par cette joie : je suis enceinte !
15 janvier 2008
Préoccupation de star
En flanant sur Yahoo ...
"Angelina Jolie et Brad Pitt seraient en train d'essayer de concevoir leur second enfant ensemble."

... Bien contente de savoir qu'il y en a qui baisent pendant que d'autres tentent de gagner leur croûte au boulot !!!
Mais qu'est-ce qu'on s'en fout !!!
10 janvier 2008
Sous l'orage, l'élégance du hérisson
L'orage gronde dans ma tête. Trop de choses me contrarient, ou me rendent triste. Tout y passe !
Et puis hier soir, alors que le scénario ne s'y prêtait pas, j'ai eu cinq minutes de grâce ... mon cher et tendre était au téléphone avec sa maman. Et puis v'la t'y pas que son autre téléphone sonne. Là c'est ses filles. Donc, comme à l'accoutumée, la terre s'arrête de tourner. Il me balance le téléphone dans les mains en me faisant comprendre que c'est à moi de faire maintenant la conversation avec belle-maman .. .veinarde ! J'étais partie pour le fustiger après coup !
Et puis, je me suis trouvée très calme, compatissante même. Elle en a des soucis, en plus de son grand âge. Elle me branche sur une conversation lecture. Nous sommes d'accord toutes les deux : c'est un tel plaisir de lire ! Mias l'homme que nous avons en commun ne partage pas ce plaisir. Alors, assise sur les toilettes en train de fumer ma petite cigarette (si si ! depuis que c'est l'hiver,on a pris la flème de fumer dehors : alors on se réfugie, comme des adolescents attardés dans les WC qui ont une bonne aération ..enfin, on se donne bonne conscience comme ça !), je prends le temps de partager une conversation agréable avec cette personne âgée.
A l'aise et reposée, on se raconte mutuellement comment nous est venu le goût de la lecture, ainsi que le plaisir qu'on y trouve l'une et l'autre. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pu partager ceci avec qui que ce soit ... Plus rien autour de moi ne comptait. A mon tour de zapper mon homme qui en avait déjà fini avec son appel, exit aussi le repas qui chauffait dans le four...
Nous nous sommes mises à parler de l'Elégance du hérisson. Elle me raconte qu'elle a resque terminé l'ouvrage, qu'il ne lui reste qu'une vingtaine de pages. Je n'ose raconter la fin, et pourtant, je comprends qu'elle sais elle aussi. Cette fin nous a boulversées l'une et l'autre. Alors que je la sais actuellement au moins autant à fleur de peau que moi et surtout particulièrement sensible à l'effroi qu'entraîne la mort pour ceux qui restent, elle m'a dit une phrase qui m'a appaisée un peu : "il faut accepter la fin qu'a choisi l'auteur".
Parfois peu-être qu'il faut aussi accepter les épreuves que la vie nous fait subir. Même si cela n'a semble-t-il pas toujours de sens, a priori ...
05 janvier 2008
Ô compagnon !
Ca fait trois ans qu’on vit ensemble mine de rien. Comme dans une vie de couple, j’ai l’impression que ça fait une éternité et pourtant que j’ai encore tellement de choses à construire avec mon compagnon d’écriture sur le net qu’il me semble que la route avec lui n’en est qu’à ses débuts.
Lorsque j’ai rencontré mon homme, je lui avais « offert » son adresse pour qu’il puisse aller y faire un tour. Ce fut l’occasion pour lui de me découvrir un peu plus (de m’aimer aussi peut-être d’avantage..) et pour moi de faire une petite introspection.
Aujourd’hui, je ne ressens pas encore le besoin de m’arrêter pour relire mes textes. Je sais qu’ils sont là, que mon histoire est un peu là, et cela me rassure et me plaît déjà beaucoup. Peut-être qu’un jour les portes se fermeront, peut-être qu’un jour je n’aurai plus envie d’écrire là, mais ce blog, je l’aime, comme j’aime un compagnon de route, fidèle et tolérant.
En trois ans, j’en ai vécu des choses : du chômage d’abord, du célibat, quelques emmerdes, quelques rigolades, d’autres coups de cœur, un amour, du travail, un regard sur ce qui m’entoure, des enfants autour de moi, un projet de bébé maintenant … et certains d’entre vous sont là avec moi depuis le début. Cela me touche tellement ! J’aime aussi à découvrir de nouvelles personnes qui viennent faire un tour ici, et qui m’offrent le privilège de me lire (cela m’émeut toujours de savoir qu’une page web, au milieu de milliard d’autres est lu et a pu provoqué une quelconque émotion..), cela me donne l’occasion souvent de découvrir à mon tour leur talent et leur univers.
Ce blog et vous-mêmes m’avez aidé à surmonter bon nombre d’épreuves. Cela me fait du bien de me défouler sur ces pages d’écriture, c’est comme vital chez moi. Mon chéri me trouve pipelette, en « vrai » mais cela ne tarît pas pour autant mon envie de m’exprimer aussi par écrit et aussi ici, sur ce blog, cet espace un peu douillet dans lequel vous êtes les bienvenus. Quant à votre présence, elle m’est si précieuse. Je considère bon nombre de ceux qui me laissent des petits mots ici comme des êtres chargés d’amour, gratuit et tellement précieux. Sachez que j’apprécie cela à sa juste valeur.
Ce blog parfois je le malmène aussi, comme je suis capable de le faire pour moi : souvent la forme ne me plaît pas : j’aimerais tant qu’il soit plus beau ou au moins qu’il me ressemble plus. Je pense qu’il faudra encore quelque temps mais il risque de changer de couleur (et d’humeur) d’ici peu. Je laisse les choses mûrir en moi, tout doucement, parce que ce blog, je l’aime tout de même, et je n’ai pas envie de le brusquer, de lui faire du mal, de le tailler de toutes parts, regrettant par la suite une coupe trop franche.
Les textes écrits ici parfois, je les critique aussi un peu durement. Il paraît qu’on est plus exigent avec ses propres enfants... Je ne sais pas. Souvent, je ne relis pas mes textes après qu’ils soient publiés, je les laisse vivre parce que je sais qu’ils avaient leur raison d’être à cet instant de ma vie.
Ce blog a aujourd’hui 3 ans, et j’ai envie de continuer ma route avec lui encore. Je vous remercie de nous accompagner dans notre route, vous êtes les bienvenus, nous fêtons notre anniversaire aujourd’hui, alors on souffle les bougies !
03 janvier 2008
Réflexion sur la vie et la mort en entreprise
Je ne sais pas si vous avez déjà entendu cette expression, mais pour ma part, je l’ai entendu dans bon nombre d’entreprises que j’ai fréquentées. Il y a quelques minutes, je demande à mon collègue :
- « tu as réussi à avoir Harry Machinchose au téléphone ?
- Non, il n’existe plus.
Moi j’ai joué la provocation, un tout petit peu :
- « Ah bon, il est mort ?
- Non, il a été remplacé. »
Ca me choque un chouillat cette expression, « il n’existe plus » : comme si notre existence, notre vie été définie par le poste qu’on occupe dans une entreprise.
Durant des années, je ne me suis pas sentie concernée par celle-ci. Normal, je « n’existais pas », de toutes façons, à leurs yeux. J’étais en CDD, en intérim, prestataire, en fin, juste de passage. Bien sympa, certes, mais j’avais bien compris que d’un point de vue professionnel, je n’étais là que pour accomplir quelques tâches (si possibles celles que le personnel fixe n’avait pas envie de faire eux-mêmes), remplacer une femme partie accoucher ou répondre aux besoins d’une surcharge temporaire de travail (ce prétexte là a été évoqué plus d’une fois pour justifier le renouvellement de certains de ces contrats). Donc j’avais tout de même l’avantage de ne jamais « mourir » lorsque je quittais ces entreprises puisque je ne les avais jamais réellement intégrées.
Maintenant que j’ai été intégrée à la Grande Famille de l’Usine à Gaz, j’ai comme l’impression d’être passée de l’autre côté de la barrière. J’ai un bureau à moi avec ses clefs son mon porte-clef, un ordinateur à mon nom et les gens savent tous comment je m’appelle. C’est un gros progrès, certes. Mais cela m’effraie tout de même un peu parce qu’un jour, c’est sûr, il y aura quelqu’un qui voudra me contacter et qui apprendra que « je n’existe plus » aussi. Alors, j’aimerai qu’avant ce jour-là, je puisse leur dire que non, quand on quitte une entreprise, par la grande ou la petite porte, on existe toujours, et que même parfois, c’est parce qu’on a envie d’exister, de vivre sa vie, qu’on n’est plus là, à son bureau et qu’on a rendu les clefs…
02 janvier 2008
Mes voeux
Pour cette année, j'aimerai pouvoir offrir et recevoir encore beaucoup ...

et puis savoir heureuses mes deux ...
et aussi, cerise sur le gâteau, un joli ...
Et vous, quels sont vos souhaits ?
2008, ou l'année du lacher prise ...
Quelle est la personne à qui j'ai souhaité en premier , en toute sincérité, une bonne année après avoir bizouillé les trois amours que j'avais avec moi le soir du réveillon ?
La vilaine sorcière !!!

Donc comme quoi, rien n'est perdu !
Bonne année à vous aussi !

