De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

04 novembre 2009

Tout d'un blog !

Mon blog aura bientôt cinq ans (déjà) et il m’arrive souvent d’en être insatisfaite : manque de temps, de courage, de rigueur, de plaisir. Je m’auto-censure beaucoup aussi et cela nuit tant à ma créativité qu’à cet aspect salvateur qu’écrire sur un blog peut procurer. Et cette sensation de tourner en rond avec des sujets tellement futiles, ou de voir des statistiques proches du zéro … bref, il m’est souvent arrivé, comme bon nombre de bloggeurs de me dire « ça y est, il est temps de laisser Miss Line de côté !». Un joli billet pour dire au revoir à mes quelques amis internautes et je tire ma révérence laissant place à d’autres plus fraîchement arrivés dans la blogosphère ou tout simplement ayant plus de talent et d’audimat !

Il y a cinq ans est née Miss Line et son blog. Entre mes péripéties qui faisaient sourire mes proches, une facilité à les raconter et surtout un plaisir fou à écrire, j’ai été encouragée à publier sur internet. Moi qui n’avais jamais rien écrit d’autre que des dissertations sur des sujets littéraires ou des procédures pour mon travail, j’avais enfin la possibilité d’écrire sur moi-même (quand la part de nombrilisme prend le dessus ...) mais aussi de m’inventer un personnage, un univers et jeter telle une bouteille à la mer mes textes à l’oprobe du public zappeur d’internet. D’ailleurs, la possibilité d’un public m’a permis de m’engager dans une certaine régularité grâce à ce média.

Je viens de refermer le livre Tout d’un blog de Coumarine. Coumarine est arrivée sur mon blog quasiment à ses débuts. Etre encouragée dans mon travail d’écriture par cette personne dont j’aime l’être et admire l’écriture a d’abord été pour moi une surprise et un honneur.

Coumarine était une référence pour moi dans ce monde jusqu’alors inconnu et devient par ce livre et ses billets dans ses Petites Paroles Inutiles, entre autres, une référence aussi dans ce monde virtuel, chaleureux et impitoyable de la bloggosphère. Au travers de sa propre expérience est analyse avec finesse ce phénomène qui m’accompagne depuis bientôt cinq ans, celui du blog.

Je me suis retrouvée lorsqu’elle évoque avec tendresse la dichotomie du blog « journal intime » (De quoi sera fait demain est catégorisé ainsi sur canalblog, même si le choix de la catégorie ne s’est fait non sans difficulté lors de son ouverture) : celle de se raconter dans l’intimité de son être tout en espérant échapper à cette auto-censure acerbe liée au fait que ces écrits deviennent publics. Son analyse de ses propres motivations à se lancer dans l’aventure du blog : « Ecrire pour moi, voilà ce que je demandais à Coumarine, du moins dans un premier temps ! Ecrire pour clarifier le présent comme le passé, réfléchir par écran interposé à propos de l’ordinaire et de l’extraordinaire » (in Tout d’un blog, p.35)

J’ai reconnu l’angoisse presque de maintenir cet équilibre fragile entre l’intime si vulnérable et la peur d’être reconnue, lue, jugée, violée presque par ceux que je fréquente dans la « vraie » vie. Et pourtant, je fus bien la première à donner l’adresse de mon blog, fière de montrer aussi mon talent ! Aujourd’hui il m’arrive d’appeler des amis pour prendre de leurs nouvelles et d’entendre en réponse : « toi je sais ce que tu deviens, j’ai lu ton blog » !  Alors entre volonté farouche de brouiller les pistes et le choix du ton de la confidence, de l’authenticité, les blogs rendraient presque ses auteurs schizophrènes.

 

Je me suis amusée de son analyse du relationnel engendré par nos blogs, les amitiés virtuelles, les commentaires parfois condescendants ou blessants.

J’ai aussi appris sur l’art de la séduction bloggesque et la gestion des fameuses statistiques (faut-il parler des seins de Britney Spears pour attirer du monde chez soi ?). Sa description de la spirale dans laquelle je suis tombée du premier (ou presque !) geste du matin à découvrir les commentaires de son dernier billet ou à aller aux « nouvelles » de mes blogs favoris.

J’ai pris du plaisir à relire l’histoire de cette petite sardine blog-trotteuse si attendrissante et globalement me suis retrouvée dans cette description d’une aventure bloggesque, à la fois aliénante, décourageante, valorisante et stimulante. Sa conclusion porte tout de même en moi l’espoir de prendre et donner du plaisir encore longtemps (qui sait de quoi sera fait demain d’ailleurs ?) en faisant évoluer mon blog à mon rythme. Il s’agit là d’un grand exercice d’humilité et de persévérance combinant le plaisir des mots et l’apprivoisement de cette liberté offerte grâce à internet.

En refermant le livre de Coumarine, j’avance dans ma réflexion sur ce blog et alors que les doutes souvent m’appellent, je continuerai bon gré mal gré à écrire des billets sous ce pseudo pour lequel j’ai beaucoup d’affection et de tendresse et aussi à lire des Petites paroles inutiles ici ou là en songeant à ces rencontres si enrichissantes que les blogs, par surprise, m’ont offert.

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29 octobre 2009

Monologue intérieur

Je ne sais pas si vous connaissez le Chat, celui aux 7 vies qui se prend pour Marilyn Monroe. Elle nous invite dans son monologue intérieur aujourd'hui. Je vous invite à observer le miens. Pas plus reposant ...

J’allume mon ordinateur. Mince il faut changer de mot de passe. On est le 29 c’est ça ? Premier essai. Refusé. Deuxième essai. Refusé. Mince il faut mettre des majuscules ET des minuscules et des chiffres. Voilà encore un mot de passe qui va me pourrir la vie pendant quelques moi. Il faut que j’arrête de m’énerver pour tout, j’ai déjà de quoi faire par ailleurs. Bon aller, je me fais plaisir : je vais voir vos blogs. Je commence par celui du Chat. Bingo il y a un nouveau billet, je le sentais ! Ca y est, je retrouve le sourire. Enfin. Il est rare ces temps-ci. Et ce rêve cette nuit. Pourquoi à chaque fois que Monsieur Chien apparaît dans mes rêves, il faut que j’aille le dépêtrer d’une situation périlleuse ? Et moi qui voulait faire un billet sur la bisque de homard (si si, je vous assure !). Je laisse tomber mon idée fumante, une fois de plus. Ca m’énerve d’ailleurs, les bonnes idées je les ai toujours lorsque je n’ai aucun ordinateur avec moi. Et ce n’est pas faute d’être entourée de ces machines. Rien que dans la pièce du bas : trois PC au m². Cette pièce qu’on ne fera sûrement jamais. Celle où on est le plus. Celle qui sert de débarras ! Je vais essayer de ne pas m’embrouiller aujourd’hui. Il faut vraiment que je prenne de la hauteur face à tout ça. Il était super mignon mon fils ce matin dans sa salopette Oshkosh. Encore un mot que je ne sais pas écrire. Je l’ai bousculé encore. Prendre son biberon. Vite fait. L’habiller. Vite fait. Sa couche était pleine. Ca fait quatre jours que je n’ai pas vu les selles de mon fils ! Il vit sa vie sans moi. Ne pas partir dans la mélancolie. Ca ne sert à rien. Et pourquoi il joue tout le temps seul à la crèche ? J’ai oublié d’appeler Kathy hier. C’est tout le temps la course de toute façon. Je vais vieillir trop vite à ce rythme là ! Un seul document du site à saisir ! Ca ne va pas remplir ma journée. C’est trop compliqué ma vie actuellement. N’empêche que j’ai réussi à coudre mes ourlets hier soir. Qu’est-ce que j’ai ri quand Chéri a décidé de m’aider ! Il fait tout pour me redonner le sourire. Malgré tout. Je rentre dans du 38 ! Ca faisait combien d’années que ça ne m’était pas arrivé ? A 18 ans, on mentait sur notre poids. Aujourd’hui ce n’est plus nécessaire mais c’est quand même super satisfaisant d’aimer son corps. Je suis contente d’avoir commencé le Cuivre Or Argent. Le Lardon fait la grimace. Il s’y fera. C’est pour son bien ! Et Chéri, il a pris sa dose ? Je ne vais pas lui poser la question. Bah si c’est fait. Il ne l’a pas pris : « c’est pas bon ». Sale môme ! Incorrigibles. Je vais essayer quand même de rédiger un truc sur la bisque de homard. Ca me détendra. Et qu’est-ce qu’on va bien faire à manger à ma cousine et sa fille demain soir ? Il faut vraiment qu’on fasse des courses. N’empêche qu’il est bon ce pain aux raisins.

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12 octobre 2009

Au croisement des chemins

Je pense à cet homme, évadé de prison, traqué par les polices dans les forêts de l’est français. Quelles émotions vit-il actuellement. L’issue de cette histoire pourrait-elle ne pas être fatale ? Qu’il soit victime ou bourreau, son expérience me fait prendre conscience qu’on ne peut échapper au jouc de la civilisation, à l’action d’autrui sur sa propre vie et que faire fasse à tant d’acharnement ? Fuir désespérément comme l’a fait cet homme, affronter le combat quitte à en perdre quelques plumes voire à se perdre tout court, s’armer d’une carapace qui finit par nous enfermer dans un rôle qui n’est pas non plus totalement le sien.

Je suis fasse à cette problématique. Je sens qu’elle se précise un peu plus chaque jour et qu’il va me falloir faire le choix. Il me faudra choisir le chemin que je déciderai de prendre.

Oh il ne s’agit pas de savoir si je mets un pantalon ou une robe demain pour aller travailler, ou si je change de médecin une fois de plus pour mon Lardon chéri parce que la dernière consultation fut un fiasco total, une fois de trop.

Je regarde droit devant moi et il me faut choisir un chemin, celui qui construira mon histoire. On le fait chaque jour, chaque instant sans le savoir. Mais face à toute cette agressivité, cet acharnement, cette violence, cette injustice, cet abandon qui m’obligent chaque jour à peser les mots que j’emploie, à anticiper les actions que je mène, à puiser de l’énergie pour sourire malgré tout à ceux que j’aime, il me faut faire un choix.

Je pourrais laisser mes larmes couler. Et là, je ne me lèverais plus. Je resterais enfouie sous des buissons espérant que personne ne me trouve. Je me consolerais à l’aide de nourritures et de boissons enivrantes. Je me plaindrais à qui veut bien m’écouter. On me caresserait certes. Mais moi j’ai envie d’avoir ma part de bonheur, et pleure, ça prend du temps !

Je pourrais rugir telle une lionne assoiffée de sang. Je pourrais être violente. Je mettrais mon intelligence au service de la Loi du Talion. Je traînerais dans la poussière toutes mes causes de misère. Je serais soulagée. Je ne me serais pas laissée piétiner. Mais trop occupée, mon bonheur délaissé se sera fait la malle.

Le chemin que je prends est celui du bonheur. Beaucoup en parlent et tentent de l’indiquer. Pourtant ce n’est pas si évident de tracer sa route sur un tel parcours. Les contours y sont flous, l’arrivée pas distincte, et souvent il faut accepter de s’y perdre. Les tentations de retrouver les chemins bien banalisés, ceux que je connais si bien, ceux du découragement, de la peur, de la tristesse et de la colère sont telles des sirènes charmants les aventuriers perdus.

Le chemin que je prends est celui de l’inconscience peut-être, de l’utopie, on me l’a souvent dit, de l’égoïsme, je suis navrée si on le pense.

Le chemin que je prends est celui qui m’est dicté par moi, par mon corps qui me surprend à tenir toujours droit, par mon cœur qui ne bat que pour amour, par mes rêves que j’ai la prétention de pouvoir réaliser, par mon âme qui n’est faite que de douceur, par deux hommes, celui que j’ai choisi et notre enfant qui me rappellent quand parfois je doute que chaque pas, chaque sourire qui ravale les larmes, chaque ritournelle chantée le soir avant mes cauchemars, que chaque vertige maîtrisé à temps est un choix que je fais pour alimenter mon bonheur. Parfois c’est si dur qu’écrire sert de canne lorsqu’on est essoufflé, que s’arrêter sert aussi à s’oxygéner, Il faut prendre garde à ne pas se tromper de chemin.

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06 octobre 2009

Leçon de conduite n°1

Ah ah ah, je me gausse.

Le rideau automatique du parking de l’Usine à Gaz ne fonctionnait pas ce matin. Alors comme de nombreux collègues, nous avons garé la voiture à côté et profitons d’une pause syndicale pour la mettre au parking, le rideau étant désormais réparé.

Mon homme fait le mariole :

-«  Tiens, c’est toi qui la gare ma chérie.

- Hors de question, je te rappelle que je n’ai pas le permis et que je ne sais pas conduire.

- Mais là, tu as juste une petite marche arrière à faire, puis une marche avant en première. C’est facile. Il faut que tu apprennes.

- Laisse tomber, je ne veux pas ! Je serais capable de rayer une aile.

- Bon ok, allez, monte, je t’emmène dans mon carrosse. Tu vois, c’est facile, un jeu d’enf … »

Et bing ! La voiture a percuté un muret à l’arrière. Le pare-choc a pris un petit coup et moi j’ai eu le café de Monsieur que je tenais dans mes mains sur mon pantalon.

Ah ah ah .. si je n’avais pas les cuisses mouillées, je trouverais ça très drôle !

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05 octobre 2009

Patate de canapé

Mon Space Lardon grandit, change et chaque instant passé avec lui est une découverte de ses talents.

Il y a quelques jours, alors que je devais vaquer à mes occupations je jetais un coup d’œil discret sur la pseudo liberté offerte temporairement au Lardon et là, j’ai hésité entre fou rire et coup de déprime.

Le Lardon qui maîtrise parfaitement le quatre pattes de compétition a traversé ultra rapidement le couloir des chambres, s’est dirigé dans la nôtre, a franchi très rapidement la marche de l’estrade puis est monté tout seul sur notre lit.

Quand je pense que

la triste Nounou

s’inquiète de ne pas le voir se redresser (c’est bien mon chéri, montre d’abord tes exploits à Papa-Maman !).

Puis le Lardon a attrapé les télécommandes, s’est confortablement installé en fils de grosse patate de canapé entre les oreillers et a allumé la télé.

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Bah tiens ! Le temps d’attraper l’appareil photo pour immortaliser l’instant : je l’ai trouvé avec un air très satisfait de lui-même. Je ne lui ai pas trop dit, mais il était très fier de lui !

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23 septembre 2009

La vache qui fait meuh

puzzle

Mon Space Lardon il doit avoir la moitié de ses jouets qui font du bruit. L’autre moitié, il s’en sert pour faire du bruit : il tape dessus, balance, tente d’encastrer ... plus c’est bruyant, mieux c’est. Et tant pis si papa-maman commencent à connaître par cœur les chansons du train des animaux ou du camion s.o.s. dépannage. Je me demande même si ce n’est pas ça qui est drôle dans l’histoire.

« Une perte de vitesse ma voiture est en panneuh, camion s.o.s. arrive à toute allure »

« l’éléphant est gros, le singe trè malin et il y a la girafe qui est très très très, très très très, très très très très graaaaande »

Et puis il ya le puzzle en bois offert par Gridou. LE cadeau qui a plu à Lardon 1er dès son arrivée à la maison et qui lui plaira, j’en suis certaine, pendant de très nombreux mois encore (quand il aura compris comment remettre les animaux à leur place, l’intérêt sera renouvelé). L’innovation par rapport aux puzzles en bois que j’avais dans mon enfance c’est qu’en incérant l’animal dans son emplacement, le bruit de l’animal se déclenche. Le mouton fait bêêêh, le chien woof woof etc.

Mais il se passe un truc étrange, à la limite du paranormal : le puzzle se déclanche aussi systématiquement à chaque fois que l’on va observer notre Lardon dans sa chambre DISCRETEMENT losrqu’il dort.

Inévitablement, la vache fait meuuuuuh dès que je franchis le seuil de

la porte. Et

comme dirait la chanson : ça m’énerveuh !

Alors chère Gridou, attends-toi à recevoir dans quelques mois, quand ton bébé n°2 aura pointé le bout de son nez et qu’il (ou elle) aura l’âge d’apprécier les puzzle en bois, le deuxième puzzle en bois de chez Eveil et Pneu .. les animaux de la jungle, si je ne m’abuse.

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21 septembre 2009

Le courage d'un enfant, la fierté de sa maman !

Mon Space Lardon a connu vendredi sa première anesthésie générale. Sa première intervention chirurgicale.

Tout c’est bien passé.

J’espère juste que l’on en restera là sur ce point.

Il nous faudra encore plusieurs mois d’examens pour le savoir.

Si cela ne suffit pas (le pourcentage de « réussite » n’est pas du « 100% » loin de là, donc il faut rester « prudent »), il sera opéré dans quelques mois directement sur les reins.

Or quelle que soit la suite des événements, ma confiance envers l’équipe médicale qui le suit est complète.

Et puis mon Space Lardon a eu une fois de plus l’occasion de me rendre fière de lui. Il est courageux et patient. C’est même le seul enfant (le plus petit d’ailleurs) se faisant opéré ce jour-là qui a attendu « son tour » à jeun, sans broncher.

Moi aussi j’ai été la seule maman à ne pas craquer lorsqu’il fallait remettre son enfant à l’infirmière qui l’amenait au bloc opératoire. J’apprends tellement en étant mère. J’apprends sur moi. Sur cette angoisse indescriptible, irraisonnée, qui m’a envahie avant l’intervention. Sur cette capacité à en faire fi à chaque fois que je suis avec lui : il m’était interdit de lui transmettre cela. Mon rôle était de lui expliquer, de lui montrer ma confiance envers le personnel médical et de l’accompagner.

Or j’ai eu le temps d’observer vendredi les autres parents. Huit heures dans une salle d’attente, une fois de plus. Maintenant je sais que lorsqu’on rentre dans un hôpital, rien ne sert de rester river sur l’horloge. La notion de temps est très distendue par rapport au monde du « dehors ». Alors quand nous sommes à l’hôpital, j’observe les gens.

C’est toujours le même rituel. Lorsqu’on arrive, les gens s’observent les uns les autres. Il faut en général attendre une heure pour que les langues se délient. Mais une vraie solidarité se fait entre tous. J’aime quand les gens se tendent

la main. Ca

fait du bien. C’est différent de « dehors ».

J’ai été surprise de voir tant de parents vendredi craquer dès que l’enfant partait au bloc. Pas très rassurant pour les enfants qui attendent encore leur tour de les voir s’effondrer les uns derrière les autres.

La plupart venaient « en famille » : papa, maman, la grand-mère, le cousin, la grande-sœur … et tout ce petit monde alimentait doucement mais sûrement leur angoisse. J’ai trouvé ça nul. Mon chéri lui était au bureau. On en avait parlé. Ca ne servait à rien d’y aller en délégation. Il nous a déposé à l’hôpital le matin et est venu nous chercher dès que l’on a eu le feu vert pour sortir. Et puis le téléphone portable a bien fonctionné !

Chacun réagit « comme il peut » mais certains comportements m’ont fait réfléchir : entr ceux qui disaient (devant l’enfant bien sûr) « il a peur des blouses blanches, vous allez voir, il va hurler en allant au bloc » .. et ça n’y manquait pas !) ou ceux qui s’agitaient dans tous les sens une fois l’enfant récupéré, l’envahissant de peluches et friandises le félicitant de l’exploit qu’il avait effectué … et au réveil, l’enfant ne demande qu’une chose : des bras réconfortants !), ou cette maman qui se reculait tétanisée de voir son enfant qui tremblait de tous ces membres au réveil avec cette infirmière qui l’incitait, en vain à ce qu’elle lui tienne simplement la main.

Moi j’avais juste envie de remercier le personnel médical très juste envers les enfants et les parents. Remercier aussi ceux de mon entourage qui sont venus aux nouvelles discrètement. Et surtout remercier mon petit garçon dont je suis très fière !

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