De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

16 juin 2009

A croire qu’ils s’entraînent !

C’est pas bien de tirer sur les fonctionnaireuh !

C’est le système qui est pourri, pas les gens qui le constitue … oh bah non, loin de moi cette idée-là !

Pour preuve, même si ça me fait grincer des dents au possible, et encore plus à n+2 qui dans un sens aura des arguments de poids pour justifier ma prochaine augmentation l’année prochaine, je les soutiens les filles de la crèche départementale qui font grève une fois par quinzaine depuis le début de l’année.

Et puis, pour tout vous avouer, j'aurais bien aimé travailler pour l'Education Nationale. Enfin, être "maîtresse d'école" mais avant même de commencer, il y avait déjà un hic entre l'institution et moi. Alors, tant pis pour moi … faut s’y faire !

Mais là j’avoue que j’ai touché le gratin de l’administration. Si une palme d’or pouvait être décernée cette année je mettrais :

A la troisième place sur le podium : mes amis de la RATP.

Au bilan de cette année de dur labeur, j’ai décidé de ne prendre plus que sporadiquement les transports en commun. Oui, c’est pas bien mais c’est bon pour ma santé mentale, je vous assure.

Rarement je valide un titre de transport. C’est trop cher à mon goût. Alors je joue souvent au chat et à la souris avec les contrôleurs.

Samedi dernier par exemple, sous couvert de prendre le métro par les transports en commun, on a réussi, chéri et moi, à faire passer une bonne dizaine de personnes par le sas réservé aux poussettes. Hihihi ... j’avoue éprouver une certaine satisfaction. Bah oui, vous avez vu le prix de

la carte Navigo

, vous ?

Il m’arrive de me faire « pincer » par les agents de la RATP, trop fiers de ferrer un gros poisson comme moi qui va casquer pour tous les transports frauduleux du 9-3. Que dalle les gars ! Il faudrait être malins pour commencer. Par exemple, ne pas verbaliser une femme proche de l’accouchement et la laisser choir sur le bord d’une autoroute par 35 degrés ... parce que pendant ce temps-là, la baleine, elle a le temps de réfléchir au courrier d’insulte qu’elle leur enverra pour annuler l’amende. Miss Line 1 – RATP 0.

De même, quand ils jouent les cow-boys, les messieurs de la RATP, ils devraient vérifier par deux fois l’adresse que leur transmet le fraudeur. J’ai « oublié » de mettre à jour mon adresse postale : trop bête, non ? J’attends toujours la dernière amende faite un 24 décembre au soir ... si elle arrive, le texte de ma lettre de réclamation est quasiment rédigé…

A la seconde place du classement le jury a désigné :

La Banque Postale

!

Oui, oui, je sais, ils ne sont plus vraiment fonctionnaires ces gens-là. Et pourtant, ils restent une équipe de gagnants, moi je vous le dis !

Pour exemple, il y a quelques mois je les ai contactés pour obtenir une deuxième carte bleue au nom de mon chéri sur mon compte. Ils m’ont reçu en déballant le tapis rouge, heureux comme tout d’avoir fidélisé une ex étudiante fauchée qui par flemme est restée dans la banque des peigne-culs. Donc « pas de problème, Madame. On vous envoie ça tout de suite (…) la somme sera prélevée sur votre compte régulièrement ». Bah tient ! Sauf qu’il a fallu les relancer x fois pour l’obtenir cette foutue carte. Remplir plusieurs fois le même formulaire égaré par divers employés quand (roulements de tambours) je vais chercher la-dite carte (par envoi recommandé, bien évidemment) qui est ... à mon nom. Il a donc fallu que je les appelle la semaine dernière pour me demander quel intérêt je pouvais avoir à posséder deux cartes bleues identiques destinées au même utilisateur. « excusez-nous, Madame, pour la gène occasionnée par nos services » … pfff. Place n°2, c’est tout ce que vous méritez !

And the winner is … (c’est là qu’à la télé, ils mettent une page de pub, pour faire durer le suspens ... je vous épargnerai l’interlude parce que je vous aime bien et que sauf incontinence avancée, vous pourrez tenir jusqu’à la fin du texte sans pause pipi).

En fait, la première place est attribuée ex aequo aux Impôts et à la Poste (pas de jaloux !).

Et oui, non contente de payer un max d’impôts (oui je râle à chaque tiers reçu : à salaire égal, je paie trois fois plus d’impôts sur le revenu que mon chéri qui a sur sa déclaration femme et enfants), je dois perdre du temps (et de l’argent ?) à cause de ces empaffés des services de ces deux institutions.

J’explique.

Cette année pour renseigner la déclaration d’impôts, on s’y est pris tôt, chéri et moi. J’ai contacté les impôts par téléphone en avril pour demander comment la renseigner avec l’aide d’un agent de leur direction. Ils étaient flattés presque qu’on ait une démarche pro-active sur le sujet. Ca doit être rare. Chéri passe donc une matinée avec un agent de la direction de notre coin pour éviter tout impair. Or un os se trouve sur ma déclaration. Mon dossier est toujours à

500 km

de chez moi alors que ça fait un sacré bout de temps que je leur ai signalé mon changement d’adresse. On me conseille alors d’envoyer par courrier la-dite déclaration. Mon dossier complet sera alors rappatrié dans mon 9-3 adoré. « Et toutes nos excuses pour le désagrément » Non, là je rigole : pour ce type d’erreur, ils ne s’excusent pas.

Alors je poste ma déclaration. Devoir accompli.

Que dalle oui !

Le 11 juin en rentrant chez moi je retrouve cette même enveloppe dans ma boîte aux lettres. « Retour à l’expéditeur ». Je me renseigne auprès de la Poste : mon courrier était sous affranchi et comme il existe un accord tacite entre la Poste et certains de ses « grands comptes (dont les impôts) : tout courrier sous affranchi retourne systématiquement à l’expéditeur. Manu militari.

Le 12 au matin, j’appelle les impôts : je n’ai plus le choix : j’ai dépassé les délais légaux et risque de payer la majoration de 10%. Bien sûr, on m’a dit tout cela d’un ton pas aimable. Un contribuable en retard est un mauvais payeur, donc l’amabilité n’est plus de rigueur. J’écris donc une bafouille (en fait deux : une dithyrambique que mon chéri m’a conseillé de ne pas envoyer, une autre demandant leur clémence …).
Pour la petite histoire : mon enveloppe était trop lourde pour l’affranchissement effectué de

6 grammes

et après m’être renseignée auprès des planqués qui font facteurs dans ma famille (si si, j’ai deux facteurs dans ma famille mine de rien !), il semblerait que ce type de cas de figure, où les courriers sont sous affranchis, arrive quotidiennement et que selon l’humeur du personnel qui gère le tri du courrier, il applique ou non à la lettre (c’est le cas de le dire : ahahaha) le règlement … Si cet employé m’avait laissé juste un peu plus de temps pour me rabattre sur la déclaration en ligne, j’aurais pu croire que cette action n’avait pas été malveillante. Là, j’ai des doutes …

A suivre ….

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15 juin 2009

Réunion

Ca faisait des mois que je n’en avais pas eu une. Au retour de mon congé maternité, j’ai failli avoir un peu d’espoir. J’en ai fait une belle de réunion, avec mon n+1 mon n+2 et mon n+3 soit le Directeur Général de mon Usine à Gaz préférée. Là, j’avais presque des ailes qui poussaient. Une réunion efficace, des décisions importantes ont été prises. Et un dialogue constructif a eu lieu. Un rêve éveillé à l’Usine à Gaz, moi j’vousl’dis !

Et puis les choses ont repris leur cours normal.

Mon n+1 reçoit les honneurs et surtout devient mon n+1 officiellement (donc par jeu des chaises musicales je fais dans la soustraction me concernant et deviens n-1).

Mon n+2 me fait un entretien annuel à charge : bah oui, s’absenter six mois pour faire un bébé, c’est bien. Il est même content pour moi. Mais il me prévient, ça va s’en ressentir et sur mon augmentation et sur mes fonctions. Maintenant, il faut que je passe par mon n+1 pour évoquer des sujets brûlants. Moi je suis bonne pour pisser dans un violon maintenant ou coller des étiquettes sur des classeurs. Bah oui, mon n+2 sait que je dois m’absenter régulièrement pour pallier aux grèves de la crèche et aux visites à l’hôpital. Il s’adapte, c’est de la faute à personne, on va dire …

Mon n+ 3 a oublié mon nom.

Ma n-1 ne veut plus travailler dans mon équipe. Elle remue ciel et terre pour quitter le service. Elle ne supporte plus qu’ « on lui donne des ordres » !

Mes n-2 en Chine ont été éconduits par mon n+3 : trop chers, je peux faire le travail à leur place (bah oui, une Miss Line vaut 10 petits chinois sur le marché de l’emploi : vive la mondialisation !)

Alors aujourd’hui je me sens regonflée dans mon ego. Et oui, au-delà du salaire qui, je réalise, ne devrait pas faire des avancées fulgurantes dans les années à venir si je reste à l’Usine à Gaz, j’ai aussi besoin de donner du sens à mon travail et cela passe par les responsabilités et la reconnaissance.

Alors, je suis super fière de devoir préparer aujourd’hui la réunion qui aura lieu en fin de journée.

Le sujet est sérieux, les enjeux importants. Elle se déroulera à la crèche du Lardon, et celle-là, pour rien au monde je n’aurai envie de la manquer !

Ahh ahh, Usine à Gaz, tu m’auras apporté l’amour, tu m’auras aidé à remonter la pente, tu m’aideras sûrement à me donner l’élan et le courage nécessaire de donner un autre sens à ma vie professionnelle ... continue comme ça, je suis bientôt mûre pour cela !

photo chipée sur Flirck chez keyjelreunionite

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04 juin 2009

Comment je me suis réconciliée avec ma balance

Combien de personnes autour de moi, essentiellement des femmes, m’ont demandé qu’elle était ma « recette magique » pour maigrir ? J’ai souvent répondu ce qu’on attendait de moi : par l’humour, ou par la provocation.

En tout cas, les faits sont là. Durant des années j’ai accumulé les kilos en trop. Certains ont été pris lorsque j’avais la pilule comme contraceptif (et certains gynéco m’assuraient mordicus que la pilule ne fait pas grossir … c’est tellement plus pratique de refiler ça à une minette de vingt ans), d’autres ont été pris lorsque l’alimentation constituait mon principal réconfort (la nourriture « doudou », vous connaissez ?), d’autres sous l’effet des anti-dépresseurs (c’est une contre-partie de ces médicaments qui aident à tenir debout, se sentir bien dans son corps devient ainsi secondaire).

J’étais arrivée à un maximum de

93 kg

. J’avais fait de moi une personne physiquement indésirable, pensais-je, et alors qu’il était si difficile de trouver un pantalon dans lequel je pouvais entrer, j’étais intronisée de ce fait dans la caste des femmes de ma famille, supportant tant de difficultés et arrondissant généreusement les courbes de notre silhouette.

Hier je suis montée sur

la Wii Fit

qui m’annonce mon poids ainsi que mon évolution sans aucune peur. Mon homme était à mes côtés et je savais que le chiffre indiqué ne pouvait me mentir. (Combien de fois j’ai accusé la balance de commettre de graves erreurs d’interprétation !).

67 kilos ! Je l’avais pressenti : je commençais à flotter dans le dernier jean que je m’étais acheté il y a quelques semaines. Je me suis sentie si fière de moi !

Je vais tenter d’expliquer pourquoi cette fierté mais aussi comment j’ai obtenu ce « résultat » avec une méthode qui ne serait absolument pas possible de voir écrit dans le numéro spécial maigrir de votre magasine féminin préféré.

En fait, mon « secrêt » pourrait se résumer en un concept : le lâcher prise !

Ok, ok certaines vont s’arrêter de lire maintenant. C’est vrai, c’est tellement con que tout le monde devrait l’appliquer. Et les nutritionnistes, et les magasines féminins perdraient tout crédit à vendre leurs régimes alimentaires ou leurs potions assurément onéreuses.

D’abord je suis partie de deux constats :

Le premier que plus j’allais mal, plus je compensais par la nourriture et plus je grossissais et donc .. plus j’allais mal. Un cercle vicieux.

Le second est que malgré mes

93 kg

, mon homme est arrivé dans ma vie, épais comme un sandwich SNCF (oui, c’est pas de moi !), qu’il n’était pas attiré par les grosses et qu’il m’a aimé telle que j’étais.

Combien peuvent souffrir les personnes de forte corpulence ! Seuls ceux qui ne l’ont pas vécu peuvent se permettre d’être arrogants. Les gros se voient fustigés lorsqu’ils savourent une gourmandise, reçoivent bon nombre de leçons de morale liées à leur «manque de volonté » et écoutent souvent sans rien dire des conseils avisés pour se priver de nourriture. Vivre dans la frustration et le pêcher me rendait folle !

Aujourd’hui j’ai une alimentation normale. Certains jours sont équilibrés. J’arrive à manger les fameux cinq fruits et légumes par jour et un rien me rassasie. D’autres jours sont marqués par une alimentation calorique : une tartine de Nutella au goûter, une tartiflette au dîner et un en-cas pour aller se coucher. Lorsque je vois les achats des personnes sur le tapis roulant de la caisse du supermarché, je ne me sens pas totalement dans étrangère à leur mode de fonctionnement alimentaire. Certes, comme tout le monde, j’aspire à une vie et donc une alimentation plus saine. Et oui, je n’ai pas atteint la perfection, ya des jours où j’ai « la flème de faire à manger » et j’engloutis n’importe quelle saleté qui me passe sous la main.

Mais j’ai arrêté ce rapport passionnel avec la nourriture, un coup teinté d’amour (que ce soit le chocolat consolateur ou les courgettes porteuses d’espoir), un autre teinté de haine, contre la nourriture perfide et contre moi-même. Aujourd’hui je mange selon ma faim et mes envies. Il a fallu que je maigrisse à des périodes où les pâtes et les patates sont reines à la maison ou que je grossisse a contrario à d’autres périodes où le dicton à la maison c’est « une bonne soupe et au lit » pour que j’arrête d’associer l’oscillement de l’aiguille de la balance avec le contenu de mon assiette.

J’ai décidé d’arrêter de culpabiliser et de me faire confiance : je mange selon ma faim ou mes envies. Il y a certaines périodes où je chipote mais globalement, je sais que je suis d’un tempérament gourmand. Mon chéri reste toujours éberlué quand le soir je lui raconte que je fantasme sur un foie de veau glacé au vinaigre et aux petites échalotes.      

 

La nouveauté c’est que je prends plaisir à manger et que je ne suis pas dans un système de frustration.

Quel luxe !

Et c’est souvent à ce moment que le questionnement devient plus agacé. J’ai même entendu dire que j’allais bien le payer un de ces quatre ce « m’en-foutisme » que j’arbore face à ce problème universel.

Il m’arrive souvent de répondre que ma baguette magique dans l’histoire c’est l’Amour. Dans un sens c’est vrai. D’une part parce que par le regard de mon homme, son amour et ses encouragements, ma silhouette est devenue progressivement plus gracieuse et légère. D’autre part, pour être claire, parce que les galipettes sous la couette, c’est évident, ça fait brûler des calories !

En fait, ça s’appelle juste la confiance en moi. Autant j’ai appris à avoir confiance en mon appétit, autant j’ai appris à avoir confiance en mon corps dans sa globalité. Avant tout, me sentir bien dans mes mouvements puis dans mes vêtements est un réel plaisir. Pour moi, après des années où m’habiller était un calvaire, une punition, un sujet que j’éludais, aujourd’hui je peux faire les magasins, choisir, définir mon style et trouver des vêtements qui me rendent jolie.

Nue aussi je suis jolie ! (bah non, il n’y aura pas de photo, désolée !). Ma grossesse a été une révélation dans ce sens. Je me suis trouvée belle avec ce gros ventre et cette démarche en avant. Comme j’ai caressé mon bébé lorsqu’il était en moi, je me caressais et prenais soin de ce corps qui avait pour mission de faire un beau bébé. Alors je l’ai aimé, tel qu’il est, avec sa peau d’orange sur le haut des cuisses, avec ces seins lourds et imposants, avec ces fesses qui paraît-il dansent quand je marche, avec ces cheveux longs et pas souvent coiffés, avec ses talons cornés et ce regard fatigué.

Ma victoire était là. Avant tout. Avant même d’être fière de devoir souvent renouveler ma garde robe pour « descendre à la taille du dessous ».

Oui je regarde les autres filles dans

la rue. Oui

il m’arrive de me dire : wahoo qu’elle est mignonne dans sa mini-jupe et de me dire que moi, dans l’état actuel des choses, cette mini-jupe me serrerait comme un saucisson corse en phase de salaison.

Mais je n’éprouve pas de jalousie.

Je me suis fait une raison. Je suis comme ça, les traits du visage un peu trop durs à mon goût, une allure faussement gamine, des seins et des fesses provocateurs et surtout, je sais que je ne suis pas filiforme. Non, je ne ferai jamais une taille 36. Et j’avoue même aujourd’hui que cela m’effraierait : je ne m’y retrouverais pas. Imaginez que d’un coup de baguette magique ou d’un coup de bistouri vous ayez la possibilité de vous réveiller dans le corps d’un top model : avant même que cela ne vous transforme en une vraie pétasse de salon, vous seriez avant tout perturbée, perdue dans votre identité. Je me trompe ?

Je me souviens du calvaire que j’ai pu connaître à détester ces kilos en trop. Un prétexte pour éviter mon reflet dans le miroir, pour ne pas être aimée etc… J’ai toujours certainement des kilos en trop. Mais aujourd’hui j’apprécie le poids que je fais, j’aime globalement ma silhouette et j’ai arrêté d’être en guerre avec ce besoin vital qui consiste à s’alimenter. Bref, j’ai lâché prise. Je suis fière de ce que je deviens, et ça fait du bien !  

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14 avril 2009

Pilule anti-shopping

Face à la crise, j’ai une solution radicale à vous proposer.

Il est temps de serrer la ceinture ? L’époque où nous pouvions dégainer notre carte bleue telle un Sésame vers l’Accomplissement Absolu est désormais révolue ? L’ère où nous culpabilisions –à peine- de tenter de refourguer cet affreux pull en pilou de Papouasie orientale sur Ebay ou ailleurs acheté soldé pour une bouché de pain et jamais portée, faute d’envie, finalement est aujourd’hui devenue désuette ?

Miss Line a la solution.

Il suffit de mettre en place un nouveau système de shopping.

Pour cela, il faut vous armer d’un monospace familial avec siège bébé, jus de fruits, bonbecs, et autres consoles de poches ou MP4.

Intégrez dans cet habitacle polluant deux demoiselles de 7 et 11 ans, un gnome de 7 mois et un homme normalement constitué.

Embarquez-les à l’heure du repas dans une des antres du capitalisme et observez.

L’homme a faim. Il est midi quatre et l’heure c’est l’heure.

La demoiselle de 11 ans trouve que les carottes râpées ont « un drôle de goût » et que les frites ne sont pas bonnes.

Celle de 7 ans fait des aller-retour aux toilettes et « c’est pas d’ma fauteuh si j’suis maladeuh ! »

Celui de 7 mois, normalement repu chante de plus en plus fort dans le self et tente de se faire la belle malgré le harnais qui est censé le cloué à son char d’assaut.

Le peu que vous avez réussi à manger est froid ? L’entrée qui vous faisait saliver, vous avez fini par la donner à la grande relou qui bavait devant (et elle pouvait pas manger ses frites, non ?) et la Crevette n’a finalement pas vomi dans son assiette. 

Vous pouvez enfin affronter le thème principal du dossier : le shopping. Et de surcroît, vous contribuez ainsi à votre régime que vous n’avez de toutes façons pas le temps de faire.

Là, le Lardon se met à hurler. C’est l’heure de la sieste et la sieste c’est avec doudou, totote, musique, et calme. Rien d’autre. Donc il hurle. Au moins l’avantage, c’est que vous ne pouvez pas oublier que la poussette qui traîne entre le rayon rideaux et couettes du magasin de meubles suédois elle est bien à vous.

Et la Crevette est de plus en plus bleime. Vous visitez tous les toilettes mis sur votre parcours. Et bizarrement, c’est toujours à vous qu’elle s’adresse pour l’accompagner au petit coin, la demoiselle. Quel privilège …

La pré-ado, elle s’en fout des rideaux que vous choisissez pour sa chambre. De toutes façons, elle commence à vous détester parce que vous refusez d’acheter ceux violets qui rappellent furieusement les anciens que vous avez décidé de jeter. Et puis toutes les cinq minutes elle nous demande si « c’est bientôt fini ? » ou variante "quand est-ce qu'on rentreuh ?".

L’homme traîne des pieds. Il est fatigué. Bah oui, c’est l’heure de la sieste. Suis-je bête ?

Alors quand vous tentez malgré tout de vider votre compte bancaire et que malgré toute la bonne volonté que vous pouvez mettre pour rendre ce moment agréable pour chacun, les uns après les autres vous pourrissent votre moral, foncez directement vers la sortie. Il n’est pas nécessaire d’insister.

Et arrivés à la caisse, avec la blondinette qui n’en peut vraiment plus et qui veut retourner une dernière fois aux toilettes, la grande qui fait tout pour qu’on la perde de vue, l’homme qui commence sérieusement à râler et le schtroumpf en poussette qui hurle le plus possible, là, vous vous excusez platement auprès de la caissière qui elle aussi semble fatiguée et vous reprenez vite fait bien fait votre monospace et vous dites que décidément, les gamins, c’est bien à la maison, au parc, à la plage, à l’école, pour faire la queue à la poste mais pas pour faire du shopping tranquillement.

Et d’ailleurs, pareil pour l’homme !

Alors, vous constaterez que miraculeusement votre carte bleue n’a pas trop souffert et que finalement, c’est pas grave parce que vous arrivez aussi à vider vos économies sur internet maintenant. On n’arrête pas le progrès, n’est-ce pas !

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04 mars 2009

Ce qu'il ne fallait pas dire ...

Samedi j’ai fait piquer le Lardon.

Il paraît que ce n’est pas comme ça qu’il faut dire. On dit « le bébé a été vacciné ».

Demain je vais me faire stériliser.

« Non Madame, on va vous poser un stérilet, vous êtes jeunes encore, vous avez le temps pour faire un autre bébé ». Mon cul c’est du poulet, ouais !

L’homme a toujours raison.

Enfin, soyons raisonnables et un peu plus subtiles : votre chéri a raison dès qu’il émet un son et qu’il fait preuve évidente de mauvaise foi ? Dans ces cas-là avec un grand sourire, on rétorque : « oui mon chéri » et on retourne à son repassage. Mais surtout ne pas dire clairement qu’il ferait preuve de mauvaise foi : on partirait dans un débat d’une heure et moi j’ai mon repassage à faire !

Mon chien, comme celui de John Fante, est stupide.

Voyons les choses du bon côté : il ne ferait pas de mal à une mouche, c’est déjà ça. Quant à sa désobéissance légendaire : peut-être est-ce du vice finalement : il veut me faire tourner en bourrique ?

C’est vraiment infecte la cantine.

Le rapport qualité/prix d’un service de restauration d’entreprise est raisonnable. Et il paraît même que le cuisinier émince lui-même les oignons. Ca reste à prouver !

Je m’ennuie au travail.

L’activité générale de l’entreprise est dans une phase de transition. On est tous démotivés, on attend tous la prochaine charrette mais pendant ce temps-là on est au chaud ! Mon bureau est surchargé inutilement, si on me pose la question « je travaille sur les procédures » : ça me permet d’avoir la paix et de pouvoir blogguer tranquillement. Tant qu’à joindre l’utile à l’agréable …

Je me sens sexy comme Maïté.

« C’est pas grave ma chérie, même avec du poils aux pattes tu es désirable ».

Tu veux tirer un coup ?

« Mon chéri, j’ai envie d’un petit câlin ? »

Tu fais la gueule ?

Eviter de lancer la conversation ainsi avec son conjoint lorsqu’on s’aperçoit que ça fait une heure qu’il n’a pas émis un son. Il aura toujours une bonne raison de faire la gueule après sinon !

J’ai pas envie de me pignoler encore en réunion.

La confrontation des idées est là pour faire avancer le travail en équipe et le dynamisme de l’entreprise. Tu parles, un prétexte pour dormir. OK, allons évoquer le sujet en réunion.

T’as vu le chef se fait sucer dans le parking par sa secrétaire.

Il faut dire : Monsieur Tartempion est en réunion de direction. Ah tiens, la secrétaire a eu une promotion ? Comme c’est bizarre.

Je suis pétée de tunes.

Ca a le don d’énerver mon homme quand je dis ça. Pendant des années j’ai joué avec les découverts : maintenant, avoir une paie à la fin de chaque mois et ne pas frémir à la réception des extraits de comptes : c’est le luxe extrême pour moi.

Chouette, suis tombée sur ton répondeur !

Ca tombe bien, j’avais juste un truc à te dire et je n’avais pas envie de passer des heures au téléphone à écouter tes peines de cœur. Tout le monde le fait, personne n’ose l’avouer. Que d’hypocrisie !

La crise, connais pas ?

Mon bonheur est là, à portée de mains, alors le reste …

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Parfois j'ai l'impression de choquer avec un langage qui paraît plutôt direct. J'ai comme l'impression que les foudres s'abattent sur moi comme lorsque adolescente j'avais osé porter un tee-shirt à l'effigie d'Arlette Laguiller pour mettre de l'ambiance dans un repas de famille, du côté de ceux qui sont très, très  à droite. Ca avait un poil énervé mon père...

Il faudrait être « consensuelle »

… pffff non, je ne vous ferai pas le plaisir du jeu de mots pourri.

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06 février 2009

Je retourne dans ma bulle

Je suis perplexe.

Je suis la reine de la naïveté, l’utopie est pour moi tellement proche de ma réalité que j’en perds parfois le fil de l’histoire. Je suis une idéaliste. Mes amis me trouve cool, limite « peace and love », ça les fait sourire, ça leur fait du bien.

Et pourtant, je passe mon temps à râler, à me plaindre, à vociférer, à aboyer. Putain de bordel de merde ! C’est fou, dans de nombreuses situations (j’en ai une toute fraîche au boulot qui m’inspire ce texte), je me rends compte que lorsque je demande gentiment, on ne m’écoute pas. Une fois, deux fois, trois fois. Ca ne marche pas. Au mieux, on ne « m’entends pas », au pire, on me sourit niaisement et on tourne les talons. Bref, je pisse dans un violon (pardon, je suis en pleine phase de défoulement linguistique). Alors parfois, quand j’ai le courage ou que mes émotions me l’imposent, je me fais violence (ouh la la, Sigmund, fous-moi la paix, s’il te plaît !), je prends la personne entre quatre yeux, je gueule un bon coup et ô miracle, là j’obtiens ce que je souhaitais.

C’est fou, non ? L’Humain fonctionnerait-il ainsi ? Le mode de communication préféré est-il celui de la violence ?

Bah merde alors.

Ca me donne juste l’envie de retourner dans ma bulle, tiens !

bulle

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28 janvier 2009

C'est la lutte finale !

Y'en a UNE qui est contente qu'il y ait grève demain : c'est moi !

Avec mon chéri, on a décidé de s'octroyer une journée à la maison avec le lardon et, même si c'est contraints et forcés (bon faudrait pas que ça dure ces histoire, c'est du "sans solde" qu'on prend !) qu'on suit nos copines de la crèche qui ont décidé de manifester !

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30 octobre 2008

La découverte du petit écran (en 127 cm, certes mais quand même !)

J’ai peur. Je crois que mon fils à l’âge de deux mois et trois jours est déjà fasciné par la télévision !

Bon certes, je sens qu’en temps que parents, nous sommes un peu responsables. Dès les premiers temps déjà, il a « regardé » Hulk, Iron Man et d’autres Marvel (le papa s’étant fait une « cure » de ces comics américains ces derniers temps). Comme à son habitude, mon petit bonhomme n’a même pas sourcillé lors des scènes agitées : il peu y avoir des tirs de mitraillettes en dolby surround, il n’est pas plus réveillé que lorsqu’on passe l’aspirateur autour de son couffin ! Limite, il babillait quand il y a des scènes d'action !Déjà, j’étais surprise.

Je n’ose avouer que l’autre jour, lorsqu’il a entendu le clip de William Baldé à la télé, il a souri sur le champs ! .. euh, disons qu’il a été bercé à cette musique-là entre autre cet été dans mon ventre ! J’aurai dû choisir une sonate de Chopin, ça fait plus « classe » quand même … (mais n’appelez pas

la DASS

, il écoute aussi inlassablement ses ritournelles de bébé !).

Mais là, mes craintes semblent se confirmer : cela fait deux soirs d’affiler que les filles regardent des dessins animés. La famille Indestructibles et Horton l’éléphant. Et bien, Junior m’a fait clairement comprendre que lui aussi voulait regarder l’écran ! Il était scotché dessus durant son biberon du soir (qu’il n’a jamais fini, tellement il était absorbé !)… et il regarde l’écran c’est fou ; comme subjugué. Il m’a donc été très difficile de le coucher .. comme ces sœurs deux heures plus tard … Ça promet !

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(m’enfin, au moins pour l’instant, il ne sait pas attraper encore la télécommande !)

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08 octobre 2008

Comment dépenser moins

Moi j’ai trouvé un truc efficace pour doper mon « pouvoir d’achat » :

D’abord, pour dépenser moins, il vous faut un homme. Tentez de faire les magasins avec votre moitié et vous verrez que très rapidement, c’est vous qui vous dirigerez vers la porte de sortie du centre commercial : le manque d’intérêt, et je ne parle pas d’enthousiasme du monsieur face à la mode féminine est tellement désarmant que vous avez hâte de rentrer à la maison, même les mains vides !

Puis j’ai découvert il y a peu le deuxième moyen de ne plus fréquenter les magasins qui pourraient vous aider à vous mettre en beauté, sous réserve de sortir votre carte bleue, bien sûr : le BEBE ! Désormais, vous dépensez tellement d’énergie à paniquer parce qu’on est samedi soir et qu’il ne reste qu’un fond de lait en poudre dans le placard ou qu’à 7 semaines les premiers pyjamas sont déjà devenus trop petits, qu’en fait, vous n’avez plus du tout envie de passer des heures à faire des essayages de petites robes sexy !

Et il va sans dire que désormais, les samedis soirs sont réservés à courir les « nocturnes » du supermarché du coin pour acheter en urgence la dite boîte de lait en poudre et bien loin sont les temps consacrés à la préparation pour une sortie en boîte de nuit !

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23 septembre 2008

Bah rien, comme d'hab' !

Surtout qu’on ne me demande pas ce que j’ai fait aujourd’hui, je répondrai par soucis de concision : « rien , comme d’hab ‘ »

Parce que ça serait trop compliqué de dire qu’en fait j’ai été réveillé au moins quatre fois cette nuit alors l’heure de rab’ que je me suis octroyée vers 8/9 heures, je ne l’ai pas volée.

Et bien sûr, j’aurai aimé avoir un réveil plus joyeux que celui offert par belle-maman qui criait à Monsieur Chien : « chuuuuut ne fait pas de bruit, ça va réveiller tout le monde !!! ». Bon, tout le monde a bien été réveillé : mission accomplie, chère belle-maman …

Et bien sûr, une fois levée, et après un énième biberon avalé par un bébé à la couche lestée par un litre et demi de pipi, j’ai eu droit à un cours de psychologie canine par vous savez qui (belle-maman, faut suivre ! bébé, il ne parle pas encore !) qui s’est empressée de sortir les klebs (et oui, elle a une sorte de Yorkshire, belle-maman ..) qui pour la petite histoire n’avaient pas la vessie qui explosait, comme elle le laissait présager, puisqu’ils avaient été sortis une heure auparavant .. passons : il y a eu des heureux dans l’histoire, et là est bien l’essentiel !

Après un petit déjeuner pris sur le pouce, je fonce me retrancher dans la salle de bain ! Mince, bébé se réveille. Maman assure et se dirige vers le couffin : »bonjour mon bébé d’amour ! Maman va changer la couche, maman va faire un câlin, maman va te changer parce que là, t’es franchement mouillé de la tête aux pieds ! » .. et tout ça, maman le dit avec grande conviction tout en faisant le lit.

On passe donc rapidement à l’épisode : réveil de l’enfant. Déshabillage en règle et bien sûr, pipi sur maman qui n’avait pas encore réussi à prendre sa douche : « c’est pas grave, mon chéri, maman allait justement changer son pyjama ce soir ».

Maligne, j’emporte le couffin lesté de l’enfant dans la salle de bain et me prépare enfin à prendre ma première douche de ces 24 dernières heures. On met une totote dans le bec du nourrisson et on lui raconte que là, on va mettre en route une machine parce que le bébé est petit mais nécessite la même garde-robe que Paris Hilton et contrairement à la jeune greluche, c’est maman qui s’y colle au lavage-repassage du rejeton !

Maman va enfin prendre sa douche. Bébé a la totote exceptionnellement bien vissée et elle a décidé de prendre son temps un petit peu. Wahoo, exploit : maman a pris 30 secondes pour se coiffer, s’habiller et setartiner de crème. Maman a eu le temps, lors d’un bref passage devant le miroir qu’à ce rythme là, son homme, il ira courir la jeune belette à force d’avoir une gonzelle défraîchie à ce point à la maison (et qui ne parle plus que de couches et de biberons …).

Maman doit sortir vite de la salle de bain avec bébé parce que là, les vocalisent signifient : j’ai faim !!! Alors maman remet vite de l’eau : 120 ml avec quatre cuillérées de poudre frolatée qui mélangées constitue l’alimentation du bébé.

Maman met bébé dans les bras de mamie histoire de fumer une clope tranquille et de satisfaire la minute gazouillage de la grand-mère. Mais maman éteind vite sa clope quand elle voit la grand-mère s’endormir sur le biberon et le bébé baver tout le lait qu’il tire à grandes goulées !

Maman désespère. Elle renonce et écoute non sans intérêt (faux-cul avec ça !) les histoires de chiens, de voisinage ou de famille de la grand-mère. Passionnant tout ça mais bébé n’a pas sommeil. De nouveau la couche sale : et c’est reparti ! On retire le gilet qu’on vient de lui mettre, puis la salopette, puis le body pour enfin atteindre la couche déjà pleine. Youpi ! Ca faisait longtemps.

Maman voit les heures tourner et belle-maman également mais autour du frigo : allez si on faisait à manger maintenant, pour nous !

Et maman se transforme en Maïté. Lorsqu’enfin à table elle espère être au calme, il faut qu’elle se lève 15 fois pour remettre la totote dans la bouche de bébé (merci à papa et grand-mère d’avoir eu cette superbe idée de la totote : je suis certaine de brûler des calories à force de me lever pour lui remettre dans sa bouche au bébé !), et trois fois pour le sel, le poivre et le pain qu’il manque à belle-maman. Oh des miettes sur la table, sous la table et ailleurs, c’est pas faisable ? C’est pas grave, maman passera encore une fois l’aspirateur tout à l’heure, et puis elle refera les vitres qu’elle a nettoyé hier parce que les chiens, ils aiment bien baver sur les vitres en plus de tenter de se monter l’un sur l’autre à longueur de temps (oui, mon chien est homosexuel, et alors !).

Maman prend du temps sur internet cet après-midi parce que mamie et bébé ont enfin décidé de se reposer (enfin, pour bébé, c’est pas gagné !). Alors elle ne va pas culpabiliser de glandouiller un peu à écrire pour son blog avec ça. Parce que de toutes façons, quand son chéri rentrera fatigué de sa dure journée à la maison et qu’il demandera ce que sa petite chérie d’amour a fait dans la journée, ça ne sert à rien qu’elle raconte tout ça parce que je mets n’importe quel homme au défi d’écouter tout ça d’une seule traite sans bailler,et le miens n'est pas surhumain sur ce coup-là, alors ça sera plus simple, je le sais, de répondre : »bah rien, comme d’hab’ ». !

Posté par Miss Line à 14:49 - Société tu m'auras pas - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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