01 juillet 2008
Les petits plaisirs
Malgré mon gros bidon, les coups de pieds et les contractions, malgré les jambes gonflées et la fatigue au moindre effort, je me rends compte que j’aime toujours :
Manger du Nutella au petit déjeuner voire au goûter le dimanche.
Marcher tranquillement avec mon homme et mon chien.
M’allonger dans mon lit, le soir et poser ma main sur mon ventre, en attendant que bébé se réveille.
Faire l’amour à mon homme.
Voir les sourires que je croise à la vue de mon ventre, même ceux d’inconnus.
Préparer mon départ du bureau, ranger mes affaires, confier mes plantes à mon collègue chéri.
Prendre le temps d’écrire à mes amis de jeunesse, prendre de leurs nouvelles.
Avoir une sage-femme qui est un homme et qui semble très doux dans son approche de l’accompagnement à la maternité.
Gagner des trophées à Mario Kart et voir mon homme me laisser gagner rien que pour se délecter de mon plaisir !
Arroser mes plantes sur le balcon le soir, et voir qu’elles font encore des pousses.
Imaginer l’arrivée des filles dans un mois, pour les vacances.
Préparer l’arrivée de bébé et me projeter avec lui dans mes bras.
Observer mon homme devenir une fois encore père et m’attendrir.
26 juin 2008
Bienvenu chez les Martiens !
L’amour, c’est être surpris par l’autre chaque jour.
A croire que mon homme tienne à entretenir la flamme (c’est bon signe, entre nous soit dit).
A la maison, il est le seul à boire du café : je n’aime pas ça. Et bien il a découvert aujourd’hui seulement que le café qu’il prend habituellement est décaféïné et était persuadé du contraire ! Le goût ne le dérangeait pas, semble-t-il.
Autre exemple, les « pipoles » (ou, je préfère, « les personnalités dont on nous parle à longueur de soirée à la télé pour nous faire fondre les derniers neurones qu’il nous reste en rentrant du travail ») : et bien mon homme, il regarde les mêmes émissions que moi (même s’il prétend que c’est moi qui regarde ces conneries, j’ai bien vu, il en est tout aussi attentif qu’aux reportages d’ARTE (c’est aussi pour ça que je l’aime, d’ailleurs) et pourtant il ne retient rien à rien : « c’est elle la fille qui est avec Domenech ? », me montrant Laurence Ferrari ou « meuh non, les médias et la politique ne sont pas cul et chemise » (propos atténués depuis que ce biiiip de Nicolas a décidé de mettre son grain de sel aussi dans la gestion de la télé publique) : moi, je trouve ça important que la présentatrice du journal de 20h soit avec un ministre. Ca change la donne, mine de rien, surtout si c’est dans le gouvernement de biiiip, vous savez qui ! Bon, ok, je trouve ça aussi important de savoir que George est toujours célibataire !
Et pour finir, et là, il y a Palme d’Or, s’il vous plaît, les réactions de mon homme proches du surnaturel ; ici, face à la mode : hier, premier jour des soldes, nous passons, à tout hasard, devant quelques magasins. Je repère qu’il n’y a personne chez Celio : une aubaine parce qu’à raison d’une queue de minimum une personne, mon homme fait demi-tour : c’est un exemple de patience ! Ca faisait bien 48 heures que je lui disais que j’en avais assez de le voir avec le même pantalon (visiblement son préféré), qu’il était usé et qu’en plus limite trop petit (hihihi, et oui il s’est mis à prendre du ventre lui aussi ces derniers mois !!) . Donc, dans mon esprit simpliste de fille, les soldes arrivant, c’était l’occasion de faire des emplettes, de surcroît chez Celio qui nous a permis de refaire progressivement sa garde-robe ses derniers mois et le style lui convenait. Donc, naïvement, j’entre dans le magasin étrangement désert. Mon homme s’arrête et me propose de m’attendre un peu plus loin : il ferait même les courses alimentaire « pour gagner du temps et me laisser faire mes emplettes tranquille ». Là, j’avoue être restée interdite quelques secondes. Il a fallu que je comprenne. J’ai même failli m’énerver : « mais c’est pour toi que l’on va là, je te signale ! ». Et là, j’ai compris : il ne savait pas que Celio était un magasin de vêtements exclusivement masculin, donc y entrer le concernait directement. Franchement, parfois, j’ai peur …
***
Et pour la petite histoire, il avait l’air tellement peu enthousiaste à l’idée de s’offrir un nouveau futal, que je n’ai pas insisté et que j’ai fait demi-tour : il restera avec son vieux pantalon élimé, si ça lui convient, après tout !
24 juin 2008
Chaud aux pieds
Il faut que j'arrête d'acheter des chaussettes pour bébé ...
20 juin 2008
Un petit coup de pouce ?
Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire parfois pour obtenir ce que l’on souhaite ? Si je vous dis que j’en dépense de l’énergie pour arriver à mes fins. Et dire qu’il y a encore un certain temps je faisais exclusivement TOUT ce que je voulais, quand je le voulais … ah quel luxe parfois d’être célibataire …
Voilà j’ai deux fantasmes pour le programme de ce week-end : d’abord me faire inviter au resto par mon homme (surtout en clair ne faire ni vaisselle ni repas) et aller chez Ikea acheter le lit à barreaux blanc pour notre bébé.
C’est quand même pas la mer à boire, ce que je demande …
Sauf que j’ai souvent la fâcheuse sensation de devoir ramer pour obtenir ce genre de petits plaisirs. Pour exemple, combien de fois j’ai proposé à mon homme de sortir, comme ça, spontanément, et qu’il me chante, pour toute réponse le refrain de la ritournelle de Bénabar « on s’en fout, on n’y va pas, on a qu’à se cacher sous les draps, on commandera des pizzas (même pas !), toi, la télé et moi ». Alors moi, je craque mais bon, une fois de temps en temps, enfin, systématiquement, j’aimerai que ça se passe comme je le souhaite au moment où je le souhaite !
Et que personne ne vienne me dire que c’est du caprice !
Alors telle une araignée face à son moucheron de repas, je tisse ma toile : les courses faites on n’a rien à se mettre sous la dent pour les 4 repas du week-end : c’est bête, n’est-ce pas ? D’accord, j’avoue avoir mis un poil de mauvaise volonté : il n’y avait rien dans les rayons qui m’inspirait, comme par hasard !
Et puis je voulais acheter en promo des draps pour le futur lit du futur bébé et comme j’ai super traîné pour les acheté : il n’y avait plus en rayon les dimensions souhaitées. Là aussi, avec une subtilité qui m’est propre, j’ai marqué ma déception… « c’est pas grave, on verra ça chez Ikea quand on achètera le lit »… bah imaginez-vous que mon homme a eu une fois de plus un acouphène à ce moment-là ! Je me suis retrouvée face au mur du silence voire même à un soupçon d’indifférence.
Je continue quelques sous-entendus qui font des flops les uns derrière les autres. Puis je me lance :
- « chéri, on a rien à manger, alors je te suggère : tu m’invites au resto ce week-end !
- Ah t’es une maligne, toi ! Je suis sûr qu’on peut trouver une bonne soupe en brique ou une boîte de conserve qui traîne au fond du placard, si tu veux … »
Avant de désespérer totalement, j’exprime clairement mes envies de shopping :
- « Et puis, tu me comblerais, si on allait chez Ikea demain : j’ai vu des affaires super mignonnes, et il y a le lit dont je t’ai (un peu) parlé pour le bébé et puis leur self n’est franchement pas mauvais (au pire)»
- « Ikea ? Tu rigoles, j’ai l’impression qu’on y passe notre vie dans ce magasin ? Oh non !!! »
- « Hein mais ça fait au moins 6 mois qu’on n’y est pas allé, tu rigoles ? »
Bah non, il ne rigolait pas, mon chéri. C’est ça le drame.
Et c’est nul je sais parce que je n’ai pas le permis et que Ikea sans mon homme, c’est pas possible. Et que même si je sais exactement ce que je veux et que par principe (je crois) il trouvera toujours mieux ailleurs, je voudrais son avis, ou en tout cas que cet achat, on le fasse ensemble. Et puis même si je suis constamment avec lui, j’avais aussi envie d’être avec lui demain.
Enfin, il n’y a rien de gagné, d’autant plus que même si je fais le dos rond, même si je lui fais plaisir, même si tout simplement, je lâche prise quelques heures, je risque de rester dans la frustration parce que lui, quand ça l'ennuie, il zappe vite, mon chéri, si je ne mets pas un postulat, si je n’évoque pas les esprits vaudous et s’il je ne joue pas la corde ultra sensible pour voir mes (petits) fantasmes se réaliser.
Bon, faut pas trop que je joue la carte de la nostalgie post célibataire (époque où je faisais du shopping et des resto QUAND je voulais), d’une part parce qu’il paraît que c’est indécent (oh les filles j’appréciais DEJA quand j’étais seule !) mais d’autre part, et surtout, parce que d’ici peu, en plus d’avoir l’immense privilège de voir mes faits et gestes dépendre en partie de mon homme, ils dépendront encore plus de notre enfant !
Ca y est, je déprime !
17 juin 2008
Pourquoi s'encombrer de l'orthographe, tant qu'on se fait comprendre ?
je suis fatiguée, soupe au lait, mal dans ma peau, limite susceptible (bon d'accord TRES susceptible) ces derniers jours mais il y en a un qui m'a remis le sourire aux lèvres grâce à un mail que je viens de recevoir :
"TES COPIES ET PLANS SON FAIT PREVOIR UN CHARIO"
et oui, c'est possible !
15 juin 2008
Bébé prend la parole (déjà !)
Il aurait dû au moins recevoir un coup de fil de ses filles ....
Il y en aura un, qui n'a pas encore la parole mais qui est là, et qui me suscure de lui dire aujourd'hui :
Bonne fête Papa !
11 juin 2008
Le nécessaire et l'essentiel (ou l'inverse !)
Aujourd’hui on a trouvé le siège auto : une aubaine visiblement. A voir à l’usage !
Je sais quel lit nous achèterons, j’ai une idée très précise de ce que je veux (même si je dois encore me battre avec les velléités de mon chéri : il y a des choses sur lesquelles je ne suis pas prête à céder).
Sans avoir trouvé le modèle, je sais où nous achèterons la poussette.
Le doudou est commandé.
Le placard se remplit bien vite.
La baignoire prête à être utilisée.
Les ustensiles de beauté et hygiène presque tous installés à portée de main. Etc.
Mais …
on n’est toujours pas fixés sur un prénom !!!
Et moi ça fait deux nuits d’affilée que je rêve que bébé naît avant que l’on ait décidé : et je n’aimerai pas être prise au dépourvu pour ça quand même !

10 juin 2008
Vaudrait mieux se taire parfois
Il y a certains jours où on abat plus de travail que d’autres.
Aujourd’hui par exemple, ça n’arrête pas : il faut envoyer plein de dossiers au chantier et la cadence est bonne. Un grain de sable vient enrayer le processus : notre base n’est pas paramétrée pour envoyer les dossiers à deux de nos fournisseurs.
Qu’à cela ne tienne : je passe quelques coups de fil pour avoir leurs coordonnées et envoie un mail, dans un bon anglais je crois, à notre administrateur chinois. Et oui, comme la mondialisation semble être super tendance dans les entreprises comme la mienne (no comment …), on a remercié notre petite lilloise souriante pour qu’elle soit remplacée par une armée de chinois, nettement moins chers, certes, mais un peu plus hostiles ces temps-ci à leur client français. Et je suis souvent en front avec eux …
Peu importe, j’assume mes fonctions et vais même jusqu’à mettre plusieurs personnes en copie de mon mail, par orgueil, certes (mon anglais était bon, je vous dis !) mais aussi par pédagogie : comme je pars dans peu de temps en congé mat’ (yeeeeeeeeeeees !), je tente de transférer mes quelques connaissances à ma collègue. Et comme elle ne se sent pas toujours à l’aise dans la communication en anglais : je la mets en copie du mail pour qu’elle puisse retenir quelques expressions et au-delà de ça, le processus pour faire une requête d’ouverture de compte fournisseur.
Mon cher chinois lit mon mail. Quelques minutes plus tard il m’annonce, tout aussi pompeusement que moi, que ma demande est réalisée. Je le remercie mais très rapidement l’interpelle, lui demandant où se trouve son travail dans ma base ? Pas de réponse par mail, quelques heures plus tard, je m’impatiente et l’harangue par messagerie instantanée. Intelligemment il ne fait que me renvoyer un copier-coller du contenu de mon mail … et là je comprends : dans le corps du message, j’ai fait une erreur : je lui ai demandé de réaliser ce travail pour un autre projet, chose qu’il a faite, avec une discipline que l’on ne pourrait contester.
Je me suis excusée, en anglais parfait, semble-t-il, mais là je ne m’en vanterais moins, c’est promis … (évidemment, j’ai mis mes collègues en copie)
De même, ma chère collègue n’était pas là vendredi. Nous avons vu notre supérieur et nous sommes plaint de la piètre qualité de son travail et de son manque d’implication. Notre supérieur nous a écouté et nous jure d’y prêter attention (chose à laquelle je ne croyais pas, pour être honnête, le connaissant) voire de serrer les boulons que l’on n’arrive pas à serrer nous-même (dur dur pour moi : elle a 30 ans de boîtes et un peu plus de bouteille que moi ..).
Et bien comme par miracle : aujourd’hui c’est devenu une employée modèle. Je n’en reviens pas ! Déjà que je culpabilisais de devoir en aviser notre supérieur, mais là c’est sûr, je vais mal dormir cette nuit !
Quand je vous dis que j’attends avec impatience mon congé maternité !

09 juin 2008
On n'a pas toujours ce qu'on veut (ou quart d'heure de caprices stériles !)
Je voudrais vivre en Suède parce que le ciel est toujours bleu, qu’il y a plus de 360 jours de congés maternité et paternité, qu’il y a autant d’hommes qui amènent leurs enfants à l’école que de femmes et que les enfants apprennent dès leur plus jeune âge trois langues.
Je voudrais qu’on arrête de m’appeler Mademoiselle parce que maintenant, ça se voit : j’ai bien vu le loup ! Et puis Madame, sachez que je n’aime pas non plus, ça fait condescendant, je trouve. Appelez-moi par mon prénom, c’est fait pour ça ! (en Suède tout le monde se tutoie aussi !)
Je voudrais avoir envie de faire la grasse matinée le week-end et être en super forme le lundi matin au réveil, et non l’inverse.
Je voudrais que les copains débarquent à la maison quand le frigo est plein et que j’ai envie de cuisiner et non pas le dimanche soir quand le frigo est vide et que je n’ai qu’une envie : me glisser sous la couette.
Je voudrais que mon plant de tomate me fasse des beaux fruits quand j’ai un reste de bacon dans le frigo et une envie incontrôlée de tomates au bacon et non pas quand j’ai acheté une barquette de tomates OGMisées au supermarché.
Je voudrais être inspirée quand je fais les courses au supermarché le samedi et non pas devant mon frigo vide le dimanche quand tout est fermé.
Je voudrais que bébé se réveille quand son papa touche mon centre pour le cajoler et non quand il est 4h du mat et que chéri dort profondément à côté de moi.
Je voudrais que le soleil soit au rendez-vous tant que les fleurs sont jolies sur ma terrasse et non quand elles ont tout fané.
Je voudrais que les médias se calment sur le foot : mon chéri n’aime pas de toutes façons (trananananèreuh !) et que ma Freebox plante quand mon chéri zappe l’émission de Piccouli que je n’arrive jamais à voir en entier pour regarder ABmoteur (bah oui, personne n’est parfait !)
Je voudrais des fraises toute l’année mais qu’elles soient issues de production bio locale, bien sûr !
Je voudrais arrêter d’avoir un sourire niais quand la musique de la pub Nespresso démarre à la télé, j’aurais plus de crédibilité en disant que, même si je pouvais, je ne tromperai pas mon homme pour une nuit avec George.
Je voudrais que l’inspiration pour mes écrits sur ce blog ne me vienne pas systématiquement entre 4 et 5 heures du matin parce que même si ça me réveille, je n’ai pas forcément l’envie à ce moment-là d’allumer l’ordinateur, et après, j’oublie !
01 juin 2008
Sur les chapeaux de roue
Je ne voudrais pas cafter mais j'en connais une qui a dégainé très très vite et sérieusement quand elle a su qu'elle allait devenir Mamie... d'ailleurs, on passerait presque pour des parents indignes à côté ! Pour preuve, regardez, à gauche du lapin, les vêtements achetés pour bébé par se sparents, à droite, ceux achetés par sa grand-mère maternelle ... ça promet !!!





