18 juillet 2008
Envie de futile
Je n'ai pas envie de parler des problèmes de santé de bébé parce qu'on va les surmonter et que pour l'instant on attend d'en savoir plus. Je ne pleure pas, je reste optimiste, il va bien, il bouge bien, il a une croissance normale et je suis persuadée qu'on ira ensemble jusqu'à terme.
J'ai envie de continuer de m'occuper de lui, lui offrir une jolie poussette, ranger ses habits propres et repassés dans son placard, lui parler beaucoup et continuer à l'imaginer comme le plus beau du monde !
Tatie Gridou lui a déjà offert son premier livre ! Et ça c'est un super cadeau parce que je souhaite que les livres fassent vraiment parti de son environnement.
Je l'aime très fort, mon bébé ...
10 juillet 2008
Quatre mois
Hihihi, j'ai comme une excitation de veille de vacances. D’ailleurs ce matin, j’ai mis ma robe à bretelles et mes nu-pieds. Mon bureau est presque rangé, mes dossiers presque transmis à mes collègues, mes au revoirs pas encore faits (et je ne suis même pas sûre de pouvoir les faire : il y a certaines personnes que je ne reverrai plus, et je ne veux pas encore pleurer …).
Ce soir, je vois mon médecin et il devrait me remettre le sésame que j’attends avec impatience : l’arrêt de travail, le congé maternité, le congé pathologique.. bref : demain, je n’irai pas travailler !
Quatre mois ! Quatre mois à la maison … Je n’ose y penser. J’ai peur d’être désarmée au début. Parce que même si je passe mes journées à râler : j’aime bien mon boulot, j’aime papoter avec ma collègue et passer mes journées avec mon chéri … tout ça, je vais devoir m’en passer pendant quatre mois !
Et puis cette période, je l’appréhende aussi : du repos ! Je ne sais plus vraiment faire. J’aime être active. Et je crains que les circonstances m’obligent à l’être encore un peu. Il va falloir dans un premier temps que je me ménage : je ne sais pas faire ça ou si peu ! C’est bizarre tout de même de sentir que physiquement, on a plus la même énergie …
Et durant cette période, il se passera un événement qui va chambouler ma vie définitivement. Et ça fait toujours un peu peur le « définitif ». Aujourd’hui, il n’y a plus de porte de secours, ça c’est sûr ! Même un grand bonheur qui se profile, ça fait un peu peur quand même …
Enfin, durant cette période, je serai mère. J’apprendrai à connaître mon enfant, à m’en occuper jours et nuits et à m’en défaire un peu pour appréhender mon retour à l’Usine à Gaz…
Ces quatre mois, c’est une parenthèse dans ma vie, ou un virage. Je ne sais pas encore. Mais ils vont créer une belle révolution en moi, c’est certain. Alors aujourd’hui, je me sens comme une enfant la veille des vacances, période pleine de promesses, excitée, fébrile.
En tout cas, dès demain, je vais pouvoir passer mes journées complètes avec lui, et je suis sûre qu’il sera heureux !
06 juillet 2008
Il m’épatera toujours !
L’épreuve Ikéa est enfin passée pour mon chéri. Bon, je n’ai pas franchement passé une heure et demi dans le rayon puériculture mais l’essentiel est là : il y a un beau lit à barreaux blanc qui n’attend qu’à être monté maintenant à la maison !
Je reste quand même déroutée par le raisonnement de mon chéri. Pour preuve, alors qu’il me démontre que bons nombres d’achats pour le bébé peuvent se faire tranquillement, après sa naissance, d’autres semblent nettement plus urgents. De même, il n’est pas bon de pourrir cet enfant, c’est une question de principe, presque !
Pour exemple : il n’est pas nécessaire d’acheter la couette aujourd’hui : la gigoteuse suffira ! Ok, ok, j’ai renoncé à l’achat de l’ensemble trop mignon de draps avec les grenouilles qui se font des bisous. Mais je l’ai prévenu, l’homme : il sera obligé de me ramener d’ici six mois chez le marchand suédois ! Par contre, il s’est précipité vers le rayon bavoirs et voilà ce pauvre petit affublé de deux bavoirs plastifiés plus grands que lui. J’ai beau avoir tenté de raisonner le futur papa en lui disant que les randouillis dûs au lait ne nécessitaient pas vraiment ces bavoirs de compétition, il semblait tellement fier de cet achat que je ne l’en ai finalement pas empêché …
On a quand même évité le pire avec le lit … chéri s’est précipité vers le moins cher mais m’a laissé foncer vers celui que je reluque depuis six mois … il n’est pas bête non plus mon homme ! Sur ce coup-là, il a cédé … (je me demande si ce n’est pas ça finalement la vie de couple, une successions de renoncements ..)
Mais pas d’achat superflu non plus ! Il a vite quitté le rayon, presque prêt à m’égarer entre les peignoirs … et vlan, il s’arrête net devant les peluches et prend sans aucune hésitation un nounours qui complètera la collection de bébé. C’est vrai qu’on est dans l’utile …
Et sur le parking, le débat continue encore entre le nécessaire et le superflu, n’hésitant pas à lui rappeler que pendant que j’achète les bodies, lui a déjà investit dans les cubes, les peluches et même la toise (qui va jusqu’à 1,50m quand même !). Alors que je lui parle de la chaise haute qu’il faudra bientôt acheter, il me demande avec sarcasme quand même si j’ai déjà choisi la marque du scooter ! grrrr je lui botterais les fesses à mon homme parfois, si je n’avais pas la souplesse d’un hippopotame !
Je commence à fatiguer dans le centre commercial d’à côté … n’ose plus rien dire quand mon chéri regarde avec admiration une voiture télécommandée, n’entre même pas voir les soldes chez Petit Bateau (je sais que je vais le regretter … mais là, j’étais super crevée quand même !) et m’écroule au comptoir de Aubert comme au PMU du coin devant un verre de jaja, demandant à l’aimable vendeuse des renseignements sur la poussette (achat non urgent aux yeux de mon homme, soit dit en passant ..). Quand je pense que la veille, non étions chez un couple d’amis qui prenaient part au débat : l’homme raisonnant à la dernière minute et la femme également prévoyante, m’encourageant dans mon planning achats-bébé. Y’aurait comme un atavisme chez les deux compères, quand même … Donc, alors que j’étais en train d’agonir au rayon poussettes, mon homme fait un tour dans le magasin, règne du luxe inutile pour bébé … et là, il s’arrête devant le top du top du transat : à moteur qui balance et berce automatiquement bébé … alors je quitte le magasin amusée promettant à mon chéri que les achats n’étaient pas terminés et qu’on aurait bien le temps de trancher entre le transat basic et le super ergonomique sur lequel il a flashé (et chez Ikea, il hésitait à acheter à son fils une couverture …). Enfin, au bout du compte, déjà concernant les achats basiques, on a du pain sur la planche, alors ne me parler pas de fondamentaux éducatifs .. j’en ai déjà mal à la tête !
24 juin 2008
Chaud aux pieds
Il faut que j'arrête d'acheter des chaussettes pour bébé ...
15 juin 2008
Bébé prend la parole (déjà !)
Il aurait dû au moins recevoir un coup de fil de ses filles ....
Il y en aura un, qui n'a pas encore la parole mais qui est là, et qui me suscure de lui dire aujourd'hui :
Bonne fête Papa !
11 juin 2008
Le nécessaire et l'essentiel (ou l'inverse !)
Aujourd’hui on a trouvé le siège auto : une aubaine visiblement. A voir à l’usage !
Je sais quel lit nous achèterons, j’ai une idée très précise de ce que je veux (même si je dois encore me battre avec les velléités de mon chéri : il y a des choses sur lesquelles je ne suis pas prête à céder).
Sans avoir trouvé le modèle, je sais où nous achèterons la poussette.
Le doudou est commandé.
Le placard se remplit bien vite.
La baignoire prête à être utilisée.
Les ustensiles de beauté et hygiène presque tous installés à portée de main. Etc.
Mais …
on n’est toujours pas fixés sur un prénom !!!
Et moi ça fait deux nuits d’affilée que je rêve que bébé naît avant que l’on ait décidé : et je n’aimerai pas être prise au dépourvu pour ça quand même !

01 juin 2008
Sur les chapeaux de roue
Je ne voudrais pas cafter mais j'en connais une qui a dégainé très très vite et sérieusement quand elle a su qu'elle allait devenir Mamie... d'ailleurs, on passerait presque pour des parents indignes à côté ! Pour preuve, regardez, à gauche du lapin, les vêtements achetés pour bébé par se sparents, à droite, ceux achetés par sa grand-mère maternelle ... ça promet !!!
29 mai 2008
Dans trois mois
Hier soir à table un ange est passé …
Mon chéri qui réfléchissait à haute voix m’a dit : « tu te rends compte, dans trois mois, nous seront trois ».
Là j’ai souri, regardé Monsieur Chien qui ne réalise pas une seconde qu’il aura une nouvelle personne à aimer dans cette maison.
Puis j’ai réalisé que ces repas tranquilles que l’on se fait tous les deux le soir, parfois dînettes sur le pouce, parfois petites merveilles culinaires, selon notre inspiration n’auront plus la même saveur quand l’un ou l’autre aura notre petit cœur dans les bras.
J’ai réalisé du coup aussi qu’aujourd’hui nous vivions à notre rythme : il nous arrive parfois de nous coucher avec les poules ou de retourner au lit, le week-end, le petit-déjeuner avalé.
J’ai réalisé que, en plus de se regarder au fond des yeux, tous les deux, nous porterons ensemble notre regard et attention vers ce petit être, fruit de notre amour.
Dans trois mois, notre vie ne sera plus la même. Il m’a fallu des années pour devenir femme, un trimestre pour réaliser que je donnerai la vie, un autre pour apprécier ma grossesse et un troisième sûrement pour préparer la venue au monde de cet enfant.
Quand mon chéri a parlé à table hier, les pensées en moi se sont bousculées. J’ai réalisé que mon amour allait bientôt se décupler. Et j’ai souri.
28 mai 2008
Quand le monde s'arrête pour un coup de pied
Mon bébé est une personne à part entière.
Pour preuve, on mange pareil tous les deux mais autant je peux m’extasier devant mon bol de fraises ou une assiette d’épinards préparée par belle-maman, autant lui raffole de la compote, du melon ou de l’ignoble glace vanille-caramel (parfois on fait des erreurs dans nos achats ..).
Mais on a un rythme de vie parfois bien différent également. Il y a des jours où je suis disponible, où je pète la forme et lui ne se manifeste presque pas et d’autres, comme aujourd’hui où je le soupçonne de déménager tout ce qui se trouve sur son passage (pourvu qu’il ne s’en prenne pas à mes organes !). Quand je voudrais dormir la nuit, lui se réveille (dès que je m’allonge enfin dans mon lit, lui se met à danser !). Quand c’est moi qui me réveille, lui roupille.
Mais ce qui m’éclate le plus, c’est quand je suis au bureau et que quelqu’un vient me voir pour me parler d’un sujet grave, comme la gestion d’une commande ou le statut d’un document, il y a mon bébé qui se manifeste simultanément. Et un coup de pied par-ci et un tourné-boulé par là ! Et moi, il ne m’en faut pas plus : j’écoute les mouvements de mon bébé d’avantage que les plaintes de mes collègues … le monde s’arrête pour moi … bizarre …

Euh, faut que je vous laisse parce que bébé est bien réveillé une fois de plus !
26 mai 2008
Le poids des autres
Quand c'est répétitif, ça devient lassant d'entendre ce type de réflexion :
- "vous allez bientôt être délivrée ?" (si si je vous assure .. la boulangère ! il est bien là où il est mon bébé : et je le vis très bien .. lui aussi d'ailleurs !)
- "mais t'es sûre qu'il n'y en a pas deux ?" (bah non, et ça je le sais depuis le début de la grossesse .. désolée mais s'il y en a bien une qui est au courant : c'est moi !)
- "ça va nous faire un gros bébé, tout ça !" (non mon bébé n'est pas gros, il est normal et il va bien !)
- "t'as pas un peu grossi ?" (euh, je suis enceinte, ça suffit pas comme argument ?)
- "tu sais d'où ils viennent tous ces kilos ?" (oui, j'ai ma petite idée ... mais chuut, ça risque de choquer !)
- "et bien je te plains, ça promet pour cet été" (réconfortant au possible ..)
Bon, c'est pas grave, mais c'est fou comme des personnes (souvent, pas des proches, heureusement !) se préoccupent de moi. On a tendance à aborder les femmes enceintes sans comlexe visiblement, et moi, ça me donne envie de m'enfermer dans ma tannière avec mon homme et mon bébé !







