De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

15 février 2008

Beaucoup trop de larmes à ce jour

J’ai froid. Je n’arriverai pas à me réchauffer aujourd’hui. Je le sais. J’ai si peu dormi, encore.

Hier j’ai tout eu, du sourire aux larmes…c’est trop. Je suis tout le temps à fleur de peau. Je suis fatiguée.

J’ai eu des beaux moments de bonheurs : une amie de lycée perdue de vue depuis dix ans qui a réussi à me retrouver. Un très beau cadeau. Une amitié semble-t-il intacte, des morceaux de vie à rassembler. L’assurance qu’elle est là et sera là maintenant.

Une jeune femme enceinte également qui a pris un peu de temps pour m’envoyer quelques mots rassurants pour m’aider dans ce brouillard si intense qu’est ce début de grossesse.

Des petits cadeaux que je me suis faits, des crèmes qui sentent bon, des huiles pour le corps, des eaux de fleurs rien que pour moi, pour m’occuper de moi, de mon corps et de mon bébé.

Un beau câlin avec Monsieur Chien. Il est toujours là, fidèle.

Des sourires et un bel accueil de femmes inconnues dans une administration, qui m’ont transmis tout leur savoir sans retenu sur le parcours à suivre pour accueillir mon bébé dès la naissance. La ville est triste, laide, mais les cœurs semblent ardents.

Une conseillère juridique qui n’allait qu’à l’essentiel. Des questions à foisons, difficiles à poser tant je suis passée rapidement au plan secondaire. Moi, mon bébé ? c’est pas d’actualité, « à ce stade-là de la grossesse, on peut toujours le perdre, vous savez ». Ou « vous êtes la mère, il est le père, donc à un moment donné il pourra le déclarer, de quoi se plaint-on ? ». Oui mais j’ai aussi entendu des mots « enfant adultérin », « divorce qui n’est pas aujourd’hui par consentement mutuel », « restez discrets  sur votre vie, votre grossesse, ne lui dites rien, à votre femme ». « Votre femme », c’est l’autre, c’est toujours d’elle dont il est question. Même le jour de la Saint Valentin.

La personne nous a dit, enfin a dit à celui que je n’arrive plus à nommer : « mon mari » ?, bah  on, « mon compagnon » ? pour moi c’était plus Monsieur Chien .. « le père de mon enfant » … oui mais faut pas le dire trop fort encore … ce que je tentai de lui dire depuis deux ans, mes craintes, mes doutes, tout y est passé … Il ne m’a pas écouté et c’est de ça dont je souffre le plus.

Il est sorti de là furieux. Moi interdite. Puis les mots ont explosés. Les larmes aussi. Ca a duré un sacré bout de temps.

Lui est rassuré, il a eu « sa femme » longuement au téléphone. Le soir de la Saint Valentin. Elle est enfin d’accord pour faire avocat commun. On tourne la page, c’est fini. Qu’est-ce qu’on mange ?

Bah moi je n’y arrive pas. J’aurai tant voulu que notre histoire commence à partir de rien. C’est naïf, je sais. Mais au moins que cette page soit tournée avant que la nôtre ne commence. C’est naïf, je sais. Mais au moins que cette page soit tournée plus rapidement. C’est naïf, je sais. Voire que notre enfant puisse être déclaré à la naissance au moins par son papa. C’est naïf, je sais. Mais c’est comme ça …

Et même ma souffrance semble inopportune. J’en fini même par douter…

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10 janvier 2008

Sous l'orage, l'élégance du hérisson

L'orage gronde dans ma tête. Trop de choses me contrarient, ou me rendent triste. Tout y passe !

Et puis hier soir, alors que le scénario ne s'y prêtait pas, j'ai eu cinq minutes de grâce ... mon cher et tendre était au téléphone avec sa maman. Et puis v'la t'y pas que son autre téléphone sonne. Là c'est ses filles. Donc, comme à l'accoutumée, la terre s'arrête de tourner. Il me balance le téléphone dans les mains en me faisant comprendre que c'est à moi de faire maintenant la conversation avec belle-maman .. .veinarde ! J'étais partie pour le fustiger après coup !

Et puis, je me suis trouvée très calme, compatissante même. Elle en a des soucis, en plus de son grand âge. Elle me branche sur une conversation lecture. Nous sommes d'accord toutes les deux : c'est un tel plaisir de lire ! Mias l'homme que nous avons en commun ne partage pas ce plaisir. Alors, assise sur les toilettes en train de fumer ma petite cigarette (si si ! depuis que c'est l'hiver,on a pris la flème de fumer dehors : alors on se réfugie, comme des adolescents attardés dans les WC qui ont une bonne aération ..enfin, on se donne bonne conscience comme ça !), je prends le temps de partager une conversation agréable avec cette personne âgée.

A l'aise et reposée, on se raconte mutuellement comment nous est venu le goût de la lecture, ainsi que le plaisir qu'on y trouve l'une et l'autre. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pu partager ceci avec qui que ce soit ... Plus rien autour de moi ne comptait. A mon tour de zapper mon homme qui en avait déjà fini avec son appel, exit aussi le repas qui chauffait dans le four...

Nous nous sommes mises à parler de l'Elégance du hérisson. Elle me raconte qu'elle a resque terminé l'ouvrage, qu'il ne lui reste qu'une vingtaine de pages. Je n'ose raconter la fin, et pourtant, je comprends qu'elle sais elle aussi. Cette fin nous a boulversées l'une et l'autre. Alors que je la sais actuellement au moins autant à fleur de peau que moi et surtout particulièrement sensible à l'effroi qu'entraîne la mort pour ceux qui restent, elle m'a dit une phrase qui m'a appaisée un peu : "il faut accepter la fin qu'a choisi l'auteur".

Parfois peu-être qu'il faut aussi accepter les épreuves que la vie nous fait subir. Même si cela n'a semble-t-il pas toujours de sens, a priori ... 

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07 décembre 2007

Chronique d'une nuit sans sommeil

Je commence la dernière journée de travail de la semaine et je tiens à peine debout. J'ai dormi deux heures et demi cette nuit.

Comme à l'accoutumée, je prends ma douche vers 20h30. Ce moment de détente me permets de me laver de ma journée et me prépare à une nuit de sommeil. Cela tenait de l'exploit que je puisse la prendre aussi tôt puisque même après la journée de travail, nous avons le courage d'aller arpenter les rayons du supermarché du coin et de s'engouffrer dans les embouteillages.

Mon chéri me donne la télécommande. J'ai compris, lui va s'écrouler. Ravie, je regarde une émission sur l'art Sumérien puis Le Bateau Livre.. éléments idéaux pour m'assoupir sereinement.

20h30 : réveil en sursaut : "oh, tu l'éteints la télé ?" me dit l'ours mal léché qui roupille à mes côtés. Je m'exécute en baragouinant que le ton étais limite désagréable et me retourne pour retourner dans mes rêves.

Mais là, impossible. Je me laisse envahir par mes préoccupations. Et les larmes coulent. Non stop. En silence. Je n'ai pas envie de le réveiller et d'évoquer le sujet à cette heure-ci.

Alors les pensées se bousculent : son divorce, notre futur bébé, l'hystéro, la PMA, la soirée de Noël, les paroles de belle-maman, mon isolement, … : tout ! Je n'arrive pas à stopper les larmes.

23h48 : je décide enfin de me lever. Je ne suis plus à cinq minutes près. Il faut que je descende. Une clope et un verre de jus de fruit me calmeront.

J'entends Monsieur Chien gémir dans son panier. Lui aussi, il a un coup de blues ? Je vais le voir pour le réconforter. Je n'y arrive pas. Mais je renonce.

Minuit passé, je retourne me coucher. C'est si bête d'avoir eu l'occasion de m'endormir tôt et d'avoir passé si bêtement le cap de minuit …

Et je continue à tourner dans le lit, à psychoter aussi. Il faudra que je parle à mon homme rapidement. Je ne suis pas sûre de pouvoir assumer la PMA dans les semaines qui viennent. Je me sens trop fragile, pas assez en forme pour vivre une grossesse sereinement en assumant en parallèle ce divorce qui pourri de plus en plus. Je ne sais pas, j'hésite. Je vais sûrement laisser passer les fêtes.

Les heures tournent. Je sais que je ne m'endormirai pas avant 1h00. Puis C'est 2h00 que je vois passer. Je commence à compter les heures potentielles de sommeil qu'il me reste. Je sais que mon repos est foutu.

3h00, j'entends de nouveau Monsieur Chien gémir. Je sais qu'il m'appelle. C'est dommage, je pense que j'étais enfin en train de m'endormir. Mais je me lève précipitamment : il n'a pas à subir ma flème. On se connaît tous les deux : quand il gémit la nuit, c'est qu'il n'est pas bien. Il m'a fait des coups de Trafalgar, une fois ou deux, mais généralement, c'est pas du pipeau : il doit être malade. Dans ma précipitation, j'entends mon homme maugréer. Je lui dis "t'inquiète, je m'en occupe" en quittant une fois de plus la chambre.

J'enfile mon peignoir et mon manteau au dessus de ma nuisette et prends Monsieur Chien dans mes bras. Nous descendons tous les deux dans la rue. Bien sûr, il pleut. C'est la totale. Je m'en fous : effectivement, il avait vraiment besoin de sortir, et moi j'aime bien me balader dans les rues à ces heures indécentes : la ville est à moi. Nous remontons tous les deux un peu plus sereins. Je le remets dans son panier et le laisse s'assoupir enfin.

En remontant dans la chambre, la voix de mon homme est plus distincte : "tu m'as ramené à boire ?" Bah non, je n'avais pas entendu. Il me demande pourquoi je me suis réveillée. Je lui réponds que je ne dormais pas. Il me dit :"quoi, à 3h00, c'est du n'importe quoi !" Je reste interdite, : qu'est-ce que je peux y faire ? Il me demandait justement hier matin pourquoi je ne prenais pas de somnifère, j'ai vraiment des nuits et un sommeil très agités. J'ai toujours connu ça. Je ne veux pas de médicament.

Des larmes de fatigue coulent encore un peu. Mais je suis pleinement réveillée. J'entends son souffle à mes côtés. Il me prend machinalement dans ses bras. Je commence à m'apaiser.

4h42. C'est la dernière fois que je regarde le réveil cette nuit. J'ai enfin réussi à m'endormir. Mais c'est trop tard. La fatigue sera quand même là le lendemain. Le sommeil m'a juste permis de calmer mes pensées.

7h00 le réveil sonne. Il me réveille. Exceptionnellement mon homme se lève avant moi. Lui aura dormi 10h cette nuit. C'est bien. Moi 2h15 environ …

Je suis complètement cassée, vidée. Même les mots et les gestes sont effort. Aujourd'hui je ne suis pas tout à fait sur la même planète que mes congénères. Je ne souhaite qu'une chose, c'est avoir relativement la paix. C'est décidé, je vais prendre plus soin de moi…

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24 octobre 2007

Elle n'aimait pas son nom …

Il m'arrive d'avoir des envies de sprint : courir vite pour mieux fuir. Ou alors, j'ai de envies de meurtre : cela pourrait résoudre en quelques sortes la source de mes préoccupations premières.

Décidément, je n'arrive pas à m'en détacher de cette histoire. Il faudrait prendre du recul, se dire que "l'important, c'est qu'on s'aime et qu'on soit ensemble", mais pourquoi est-elle encore là à nous pourrir la vie ? Sous prétexte qu'il y a eu un arrangement fait en début de séparation qui le protège un peu sur ses biens, elle se permet tout et son contraire depuis deux ans. Elles nous a harcelé au téléphone, donné puis repris ses filles, amené les flics à la maison, décide de nous remettre les filles quand ça l'arrange, appelle un 31 décembre, un 14 février, un 27 février, histoire de nous rappeler que oui, elle est toujours là … Elle peut jouer les bonnes copines comme hurler bourrer qu'elle veut noter perte. Elle accepte puis refuse puis s'excuse après avoir trop bu des arrangements entérinés. Elle est à la fois terriblement idiote et machiavélique. Elle est dérangée et me dérange surtout …

Il laisse faire parce que c'est dans "l'intérêt de tous" …

La procédure devient très lourde. Je me suis noyée dans les informations sur internet. Et celles-ci ne me donnent pas espoir... Mon homme lui, "reste confiant" .. alors c'est peut-être pour cela que je stresse pour deux ? On va dire ça comme ça …

J'ai lu dans la foule d'information que je viens d'ingurgiter qu'elle a le droit, si elle le souhaite de garder son nom de femme mariée… il m'a dit qu'a priori c'est ce qu'elle fera puisse qu'elle n'aimait pas son nom.

Moi non plus …

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09 octobre 2007

Horoscope à la con !

Mercure est en harmonie avec votre Soleil natal : Cette harmonie des planètes vous réserve de grands changements. Vous ressentirez un grand besoin d'évasion et vous mettrez toute votre énergie au service de vos désirs. Votre partenaire aura intérêt à être conciliant!

Pourquoi je l'ai lu aujourd'hui ?

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03 juillet 2007

Manipulations

La Crecre est venue au travail avec nous ces deux derniers jours. Un arc-en-ciel dans ce milieu qui m’est de plus en plus hostile. Ca fait du bien.

C’est fatiguant aussi. Elle m’accapare et m’appelle trente mille fois dans la journée.

Pour ceux qui auraient encore pu avoir des doutes sur la relation entre son papa et moi, c’est sûr : ils n’en ont plus !

Et c’est le défilé dans notre bureau commun. Une jolie petite minette blonde dans ce monde de grands hommes gris : ils en veulent tous une bouffée.

Une Marie-mêle-tout se pointe en début de matinée. Papounet est déjà en train de courir dans les couloirs de l’Usine à Gaz. « Alors ma petite, tu vis où maintenant ? » La Crecre un peu destabilisée par les kilomètres qu’elle a fait ces derniers jours dit : « ici à racaille-land » Je la guide un peu : « non, ma belle, tu habites maintenant au pays des grenouilles » Marie-mêle-tout saute sur l’occasion et me prend en pseudo appartée : « Ca y est, elle est partie ? C’est vrai que je n’ai pas vraiment bien suivi ces derniers temps où il en était. Je la connais bien (moins que moi, sorcière !).  Je la connaissais déjà quand elle était dans le ventre de sa mère (vu sous cet angle, certes ... mais cela l’avance-t-elle en quoique ce soit ?). Elle est toute mignonne cette petite blondinette. »Et moi, bêtement de répondre : « Ce n’est pas moi qui aurais une enfant aussi blonde » « Et pourtant sa maman est bien brune, comme toi, me rétorque-t-elle. C’est possible si le papa est blond. C’est possible pour toi. Ce pourrait être le même d’ailleurs … », glougloute-elle satisfaite d’elle-même.

La Crecre a donc pris place dans le fauteuil présidentiel de son papa et nous sommes l’une en face de l’autre un regard stupéfait en commun face au discours que l’autre sorcière nous fait :

Ce matin je suis arrivée en retard au travail. J’étais préoccupée par le test gynécologique que je venais d’avoir au laboratoire. J’y suis retournée ce soir. Les résultats sont négatifs. Il faudra que la science m’aide à faire un bébé à l’homme que jaime. Alors c’est sûr, elle a réussi à me faire mal, cette collègue de travail.

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08 juin 2007

Je me sens

Je me sens à la fois épuisé, stressée et dépassée.

Mais c'est bizarre, je me sens surtout amoureuse et sereine...

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23 mars 2007

Un amour non maternel

Il faut que j’apprenne à enlever de mon esprit que je ferais mieux qu’elle. Que j’ai une meilleure approche psychologique, que je suis plus intelligente voire que je peux leur donner un amour plus juste, plus équilibré.

Je comprends qu’il puisse être important, non, vital pour une mère d’élever ses enfants et conçois la déchirure qu’elle a pu parfois vivre d’être pendant plus d’un an éloignée d’elle, leur leur éducation au quotidien, que faisait tant bien que mal une « étrangère ».

Mais quand j’entends au téléphone Mistinguette tout à l’heure, le jour de son anniversaire, pleurer parce que sa mère l’a amenée chez le coiffeur lui faire, contre son gré, une coupe courte, garçonne, parce que depuis trois mois elle se paie des poux et un impétigo, qu’elle ne va, par conséquence, que sporadiquement à l’école et que nos vacances de Pâques pourraient être elles aussi remises en question, j’ai des doutes.

Je ne peux rien faire et ma tristesse n’est sûrement pas comparable avec celle que vit son père. Mais la place qu’elle a dans mon cœur, qui n’est pas à remettre en question, est parfois lourde de tant de souffrances.

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22 janvier 2007

Le coup du lapin

Nous avons eu par deux fois la semaine dernière "le coup du lapin". Réellement, une première fois. Les flics sont venus dans notre maison. Elle avait peur que nous ne la laissions pas entrer "chez elle". Puis le lendemain, après des heures de tractation et un accord fragile, elle change d'avis, comme ça. Elle prend ses filles et nous nous retrouvons seuls.

Plus symboliquement peut-être, nous avons subi une deuxième fois ce fameux "coup du lapin". Nous étions tranquillement à un feu. Une voiture est arrivée derrière nous à vive allure. Elle ne s'est pas arrêtée. Notre moyen de transport quotidien est mort. Une "épave" comme dit l'expert. Même moi qui ne suis experte en rien, j'avais compris.

Nous sommes allés, sonnés à l'hôpital. Nous portons tous les deux une minerve pour l'instant.

La douleur physique n'est que passagère.

L'autre me fait plus peur.

Nous avons eu les filles au téléphone ce week-end. Puis la magie de la webcam. Tu parles ! Ca ne remplacera pas leur présence qui nous manque cruellement.

Elle est toujours là à écouter nos conversations, à jeter un œil sur l'écran du PC. Ca me bloque.

Je n'ai pas de secret d'état à dire à ses filles. Je voudrais juste retrouver des moments d'intimité avec elles. Retrouver la gaîté dans leur voix, dans la mienne aussi. Et surtout dans celle de mon homme.

Le choc physique de l'accident a été violent. Proportionnel à celui que nous avions subi quelques jours auparavant.

Le coup du lapin : Adieu monde cruel

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11 janvier 2007

Les filles

Les filles sont parties loin, avec leur mère, pour toujours.

Nous n'avons pas oser croire qu'elle ferait cela.

Pourtant hier, en quelques heures la roue a tourné.

Et après un bisou furtif sur le pallier, les affaires rapidement mises dans des sacs plastics, la porte s'est refermée.

Nous nous sommes retrouvés, mon amour et moi, seuls dans ce grand appartements silencieux.

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