De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

04 juillet 2008

Les sanglots longs

Il faudrait pas s’affoler, mais j’arrête pas de pleurer !

Oh c’est sûrement les hormones qui me jouent des tours, et mine de rien, je sens que ma vie va être chamboulée d’ici peu et y’a de quoi flipper quand même. Le bonheur aussi me fait pleurer, vous savez …

Et je dors mal aussi, trop peu. Donc j’ai les nerfs à fleur de peau. Je plains mon chéri qui vit 24h/24 avec moi : il subit tout ! A tel point qu’hier, je me mouchais encore dans son tee-shirt et lui parlait à son fils, à travers mon bidon « elle est chiante ta maman à pleureur tout le temps, tu sais » avec sa voix la plus douce. Là j’ai craqué, il est trop mignon, mon amour ..Et re-belotte, les larmes coulent …

Ce qui est dramatique dans mon cas, c’est que je pleure autant pour des choses importantes que pour des petites contrariétés, voire même pour des choses qui ne me concernent pas directement.

Mon chéri soupir de lassitude à l’idée de faire les magasins ce week-end : je pleure. Il n’appelle pas son avocate : je pleure. L’ours polaire s’épuise à mort à cause du réchauffement climatique dans le reportage d’ARTE : je pleure. Ingrid Bétancourt, le regard lumineux, retrouve ses enfants : je pleure.

Je pleure facilement, c’est une façon peut-être pour moi de me laver de mes émotions, de les faire sortir. Après ça va mieux. Je me sens calme, sereine et reposée. Mais c’est quand même impressionnant à vivre et parfois chiant tant pur mon entourage que pour moi.

Et j’ai comme l’impression que dans quelques semaines, quand on mettra mon petit garçon sur mon ventre pour la première fois, je vais beaucoup pleurer…

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10 juin 2008

Vaudrait mieux se taire parfois

Il y a certains jours où on abat plus de travail que d’autres.

Aujourd’hui par exemple, ça n’arrête pas : il faut envoyer plein de dossiers au chantier et la cadence est bonne. Un grain de sable vient enrayer le processus : notre base n’est pas paramétrée pour envoyer les dossiers à deux de nos fournisseurs.

Qu’à cela ne tienne : je passe quelques coups de fil pour avoir leurs coordonnées et envoie un mail, dans un bon anglais je crois, à notre administrateur chinois. Et oui, comme la mondialisation semble être super tendance dans les entreprises comme la mienne (no comment …), on a remercié notre petite lilloise souriante pour qu’elle soit remplacée par une armée de chinois, nettement moins chers, certes, mais un peu plus hostiles ces temps-ci à leur client français. Et je suis souvent en front avec eux …

Peu importe, j’assume mes fonctions et vais même jusqu’à mettre plusieurs personnes en copie de mon mail, par orgueil, certes (mon anglais était bon, je vous dis !) mais aussi par pédagogie : comme je pars dans peu de temps en congé mat’ (yeeeeeeeeeeees !), je tente de transférer mes quelques connaissances à ma collègue. Et comme elle ne se sent pas toujours à l’aise dans la communication en anglais : je la mets en copie du mail pour qu’elle puisse retenir quelques expressions et au-delà de ça, le processus pour faire une requête d’ouverture de compte fournisseur.

Mon cher chinois lit mon mail. Quelques minutes plus tard il m’annonce, tout aussi pompeusement que moi, que ma demande est réalisée. Je le remercie mais très rapidement l’interpelle, lui demandant où se trouve son travail dans ma base ? Pas de réponse par mail, quelques heures plus tard, je m’impatiente et l’harangue par messagerie instantanée. Intelligemment il ne fait que me renvoyer un copier-coller du contenu de mon mail … et là je comprends : dans le corps du message, j’ai fait une erreur : je lui ai demandé de réaliser ce travail pour un autre projet, chose qu’il a faite, avec une discipline que l’on ne pourrait contester.

Je me suis excusée, en anglais parfait, semble-t-il, mais là je ne m’en vanterais moins, c’est promis … (évidemment, j’ai mis mes collègues en copie)

De même, ma chère collègue n’était pas là vendredi. Nous avons vu notre supérieur et nous sommes plaint de la piètre qualité de son travail et de son manque d’implication. Notre supérieur nous a écouté et nous jure d’y prêter attention (chose à laquelle je ne croyais pas, pour être honnête, le connaissant) voire de serrer les boulons que l’on n’arrive pas à serrer nous-même (dur dur pour moi : elle a 30 ans de boîtes et un peu plus de bouteille que moi ..).

Et bien comme par miracle : aujourd’hui c’est devenu une employée modèle. Je n’en reviens pas ! Déjà que je culpabilisais de devoir en aviser notre supérieur, mais là c’est sûr, je vais mal dormir cette nuit !

Quand je vous dis que j’attends avec impatience mon congé maternité !

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19 février 2008

faire l'escargot

Ma p’tite Line, tu vas mettre une jolie coquille et te protéger en cas d’intempérie.

Et puis tu n’oublieras pas de pointer tes antennes pour percevoir les mauvaises ondes avant qu’elles ne viennent te chatouiller.

Tu avanceras à ton rythme, méprisant ceux qui te trouvent trop lente.

Tu pourras jouer facilement la « sourde oreille » … parce que tu n’en as pas !

Et attendre patiemment le printemps, ses pâquerettes, et ses premières herbes vertes.

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10 octobre 2007

Un peu de soleil au cœur de la tempête

Il y a tant de choses que je n'arrive pas à écrire sur ce blog.

Tant de tempêtes que je tente d'affronter toujours debout. Telle le Petit cheval blanc de la chanson que j'aimais tant étant enfant. Je me demande d'ailleurs si des éléments de cette sorte n'ont pas aidées à forger ma personnalité, comme ces paroles de ma mère lors des élections de 81 (j'avais 6 ans !) qui me prônait déjà les vertues écologistes et j'admirais avec elle l'écharpe longue en laine de Brice Lalonde. Qu'est-il devenu ? …

Je suis devenue pudique ? Peut-être. Que dire de toutes façons ? Ces choses qui nous font mal. Ce divorce qui tourne mal. Cette femme qui a appelé hier imbibée d'alcool, menaçant mon homme de le dépouiller jusqu'au dernier centime et de lui pourrir la vie encore plus qu'elle ne le fait déjà, tout en balançant qu'elle ne supportait plus ses filles. Et moi, je m'interdits de penser à elles. A ce qu'elles doivent vivre actuellement, à tout ce qu'elles se prennent en pleine figure. J'ai connu ça aussi, dans un autre style et devenue adulte, je sais que la plaie ne se refermera sans doute jamais. Que dire de tout ça de toutes façons ? Et cette désillusion au travail ? Qu'elle attitude adopter : être en révolution constante et y perdre son énergie ? Se résigner et accepter ? Ce matin encore, j'ai été confrontée à cette problématique. Et cette première grossesse qui s'est terminée lundi au bout d'une semaine. Faut-il le prendre pour un espoir ou un passage vers un avenir meilleur ?

Parfois, j'éprouve l'envie de tout quitter, de refuser ces souffrances, de fuir. Mais ça servirait à quoi ? Et à quoi servent-elles au bout du compte pour moi, dans ma vie ? Ne pas oublier l'essentiel. Mon amour m'a susurré des mots doux aujourd'hui au milieu de la foule. Sa voix, pourtant pleine de tristesse aussi m'a redonné confiance, m'a permis de me recentrer sur l'essentiel.

Il a plus cette nuit et le ciel était encore bien menaçant ce matin. La journée pourrait être noire ou bleue. Au choix. Et puis j'ai reçu un mail ce matin : mon oncle va sortir de l'hôpital. Qui aurait pu le croire il y a encore un mois ? Je n'ai envie de retenir que ça. Le soleil refait surface. Alors à quoi bon parler de tout ça.

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20 septembre 2007

Réflexion au thon

Est-ce que quand quelqu'un souffre ou a peur, il est forcément agressif ?

Et l'agressivité, provient-elle systématiquement d'une peur ou d'une souffrance ?

(et le tout en mangeant un sandwish au thon cruellement fade et sec !)

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08 septembre 2007

Chaleur humaine

Si les gens étaient plus chaleureux entre eux, la planète se réchaufferait-elle moins vite ?

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07 août 2007

Trois jours

Trois jours sans chef au bureau. C'est moi qui m'y colle. Autant, ça me faisait encore paniquer il y a quelques temps, autant aujourd'hui, faut que ça roule. Et hop, la recrue de l'été, je m'en occupe, le service, je le fais tourner et les emmerdes, je les gère, toute seule comme une grande !

Trois jours sans enfant à la maison. Il n'y aura aucun bruit à la maison quand je rentrerai ce soir, pas de menu "spécial enfant" à préparer non plus, ni de longues négociations pour mettre le produit anti-poux et encore moins pour l'extinction des feux.

Trois jours sans chien à promener, à caresser, à nourrir ni à soigner.

Trois jours sans mon homme à mes côtés, rien à partager. Je n'aurai même pas ses bras amoureux pour m'enlacer.

Trois jours rien qu'à moi, paraît-il. Mouais…tout ça me manque déjà quand même. Bon d'accord, j'aurai enfin le temps de me mettre du vernis sur les ongles de doigt de pied. Mais qu'est-ce que je m'en fous !

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20 juillet 2007

On n'arrête pas le progrès

Il y a le gynéco qui me dit que c'est déjà bien que le problème ne vienne pas de mon chéri, que ça élimine 50% du problème.

Il y a mon chéri qui me dit que c'est déjà bien de pouvoir réaliser notre rêve grâce à la médecine, parce qu'il y a cinquante ans, il aurait fallu que je renonce.

Mais c'est quand même dur pour moi de me dire que depuis la nuit des temps, des milliards de femmes ont eu des enfants, comme ça, naturellement, et que moi, j'aurai besoin d'un traitement pour en mettre un au monde…

Alors on va commencer le protocole et peu-être que dans quelques mois je verrai mon ventre s'arrondir de bonheur !

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27 juin 2007

Faites des bébés !

Un remède contre le glamour, un autre contre la simplicité, le naturel ? Je vous présente la batterie d'examens pour faire un bébé !

Bienvenu dans le monde de la procréation médicalement assistée. Où ça ? C'est pas un homme et une femme qui s'aiment et qui voudraient avoir un bébé, et qui consciencieusement (ou presque) travaillent à concevoir ce petit bout d'être ? Bah non, ça ne suffit pas. En tout cas, le protocole veut (et qui c'est, celui-là ?) que dépassée la première année d'essais non concluant, on passe à la vitesse supérieure et donc à l'intrusion de la Médecine.

Alors on commence tout doucement ce cher protocole (dans la joie et la bonne humeur, il va sans dire !).

Une petite prise de sang pour Madame. Je m'attendais au pire avec mes petites hormones à force d'entendre moultes inepsies de la part du corps médical depuis des années. Et non, les gars, mes hormones vont bien. Pas de problème de ce côté-là.

Du coup on ressort les radios et échographies de mes chers petits ovaires ("feignants" selon un ex-gynéco .. bah oui, je suis avec celui-là aussi !) : ils sont là, en forme et prêts à recevoir la semence tant attendue, paraît-il.

Alors on est retourné voir mon nouveau gynéco, avec mon homme. Lui je l'aime bien, il nous regarde, nous écoute et tient un discours adapté et intelligent à l'auditoire, c'est-à-dire les deux pingouins que nous sommes mon homme et moi à chercher une explication rationnelle au fait que bébé n'est pas si pressé que ça de venir.

Messieurs, tirez les premiers ! Là, c'est mon amour qui s'y colle : on s'attaque à la vivacité de la tribu de spermatozoïdes. Alors on se retrouve comme deux cons un matin à 7 heures, avant d'aller travailler, dans une minuscule salle rose à tenter de mettre la semence dans un tube à essais. La laborantine, débandante à souhaits nous file les instructions (en deux fois s'il vous plaît : on y va un jour et on y retourne faire les marioles une deuxième fois, tant qu'à faire). Après quatre très longs jours d'abstinence, mon homme baisse son pantalon et s'exécute. Moi je n'ai pas le droit de le toucher (bah, je pourrais lui transmettre des microbes bien sûr). Pas un magazine, pas de photos, rien qui pourrait l'exciter un tant soit peu. Juste le brouhaha des patients qui défilent se faire piquer à côté, l'odeur reconnaissable du médical et l'horloge qui nous rappelle qu'il faut faire vite afin de ne pas arriver une fois de plus en retard au boulot.
L'opération effectuée, le protocole veut que c'est fini pour mon homme. Maintenant, je suis en tête à tête avec la médecine pour faire cet enfant.

Donc c'est moi qui m'y colle.

Rebelotte, explications avec la laborantine débandante. Test de Huhner (ça dure pas une heure mais bien plus, passons).

Je dois l'appeler dès le premier jour de mes règles. C'est fait "mais elles ont commencé quand vos règles ? Bah ce matin, vous m'aviez demandé d'appeler le jour même. Donc on va calculer Madame le jour de votre ovulation. Ca tombe le 3. Bon d'accord sauf que comme je vous l'ai déjà dit -ah tient, comme c'est bizarre, ils ne m'écoutent pas- mes cycles sont irréguliers à souhait : de 14 à 49 jours, ça fait de la marge, non ? il m'est impossible de certifié de la date précise de l'ovulation mais comme je vous l'ai déjà dit -encore- cela ne nous pose pas de problème en soit puisque quatre jours d'abstinence tient de la punition pour nous. Bon bah Madame on confirme pour le 3 et on verra bien. D'ici là, commencez à prendre votre température"

Et merde, je ne voulais pas avoir un protocole trop lourd. J'avais bien compris qu'il fallait que je lâche prise sur le sujet et voilà que tous les matins, avant de poser un pied par terre il faut que je prenne ma température, note les données sur une courbe et arrête de respirer quand la température oscille (donc je n'ai pas le droit d'avoir de la fièvre durant cette période, c'est clair ? ). Alors en plus de mon réveil, de celui de mon homme, tous les matins j'entends le bip bip du thermomètre qui a accompli sa mission. Réjouissant !

Après, re-abstinence durant quatre jours. Et re-merde ! Bon dans un sens, ça va arrangé mon homme qui retrouve ces filles à cette période. En général, il y a un temps d'adaptation où son intérêt pour sa chère et tendre passe après. Passons (encore une fois !)

Et puis il faudra que la veille (une petite pensée pour moi, svp !) on s'exécute entre minuit et une heure du matin (et moi qui aurait tant besoin de sommeil ..) pour que le lendemain, à la fraîche et sans courir (pour ne pas remuer trop mes petits ovaires et leurs copains masculins) je file au labo faire un prélèvement des muqueuses. Beuuuurk !

Suite à ça, je dois retourner chez mon gynéco (faudrait que je lui demande s'il fait des cartes d'abonnement, je crois qu'on a pas fini de se voir tous les deux) pour enfin faire une stimulation ovarienne. Je me suis renseignée un peu : c'est des cachets ou des piqûres. Le bonheur ! Et ce ne serait "que le début". Youpi, je m'en réjouis d'avance !

Alors j'ai loupé mon rendez-vous chez ma micro-kiné dans l'histoire. C'est con, elle abordait ma future grossesse sous un angle plus intéressant. Mais si je multiplie les démarches parallèles, il faudrait que j'arrête de travailler pour me consacrer à plein temps à ce putain de protocole.
Et là, les médecins commencent doucement à tenir ce discours : "vous savez, il y a une part de psychologique dans tout ça. Il faut que les deux parents, surtout la maman, soient dans des conditions optimum pour accueillir cet enfant". Ah tient, comme c'est bizarre… Et moi je fais comment pour être bien pour accueillir cet enfant ? Je tue la grognasse qui me fait chier depuis deux ans avec son divorce à l'Arlésienne ? J'explose tous mes collègues de bureau qui entretiennent mon ulcère quotidiennement ? Je plante tout et part m'exiler au soleil loin de la grisaille du quotidien parisien ? Je prends des congés sans solde ? Je me fais les ongles de doigts de pied pendant que mon homme fait le ménage, le bricolage, et assume toutes les petites merdouilles qui nous bouffent la vie ? Je rappelle ma psy pour me décharger du fardeau familial une bonne fois pour toutes ? Je reprends mes 25 kg perdus parce que c'est vraiment pas bon cette perte de poids vertigineuse en si peu de temps ? J'arrête de fumer (vraiment tout) parce que si je fume aujourd'hui c'est que j'ai besoin de cette béquille, ce n'est pas pour enfumer mes ovaires ? Je mange sain, je dors plus, je suis heureuse et épanouie et tout ça d'un coup de baguette magique ? Parce que là, il ne faudra pas demander ni à mon gynéco ni à la laborantine débandante de faire quoi que ce soit pour nous. La médecine a ses limites tout de même…

Nous, on désirait juste avoir un enfant tous les deux. Simplement, naturellement, comme tout couple qui souhaite concrétiser ainsi leur amour.

Aujourd'hui, il y a la médecine qui s'incruste et tout ce qui embrouille mon esprit et qui font que mon ventre est encore à ce jour bien vide …

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11 mai 2007

C'est pas d'ma faute

C'est pas d'ma faute si j'écris pas, c'est de la faute à pas d'chance !

Parce que quand je commence un p'tit texte tranquillement au bureau sous word et que -sans l'enregistrer préalablement (PAS DE COMMENTAIRE SVP !!!)- on me dérange sans cesse et que à force d'ouvrir x répertoires, documents, bases et autres machins rébarbatifs, je finis par m'y perdre et fermer x répertoires, documents, bases ... dont mon joli p'tit texte qui est passé définitivement à la trappe.

J'ai vraiment l'impression de ressembler de plus en plus à Droopy : j'me sens molle physiquement, moralement et psychiquement (rien que ça). Je crains me transformer très bientôt en chamallow géant...

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