De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

25 novembre 2009

Mac 2

Il y a quelques jours mon chéri m’a dit une phrase apparemment énigmatique qui, lorsque j’en ai compris le sens, m’a empli de bonheur :

« Aujourd’hui on est en Mac 1. On va bientôt passer en Mac 2, mais il ne faut pas rêver, il est fort probable qu’on n’atteigne jamais le Mac 3 »

Moi je me suis arrêté de rêvasser. J’ai mis quelques secondes avant de prêter attention à cette phrase qui sortait visiblement de nulle part (nous étions en train de nous balader ensemble sur le net, et j’avais beau chercher sur la page où nous étions : visiblement il n’y avait aucun lien logique).

Puis je lui ai demandé de quoi s’agissait-il ? Bon, moi les Mac ça me fait penser aux ordinateurs ou aux hamburgers. Ah non, la vitesse maximale que peuvent atteindre certains avions peut-être ? C’est bien un truc de garçon, ça. Moi ce genre d’avancée technologique ne m’intéresse que très moyennement. Mais pour ma culture générale, je lui ai demandé si ce fameux Mac 2 était déjà atteint ou si ça allait se faire rapidement, en espérant que ses explications soient à la portée de mon intellect limité.

Mais non, M.A.C. correspond aux initiales de nos trois enfants réunis. Aujourd’hui, nous partageons avec bonheur notre quotidien avec le petit dernier, le C. Demain (ou presque), la « moyenne », le A nous rejoindra puisque c’est son souhait. Et le M, la grande, l’aînée, qui nous aime aussi, préfère rester vivre avec sa maman.

Le bonheur est empli de sagesse et de renoncements, mais la vie nous offre de belles surprises et nous vivrons, j’en suis sûre, un très beau Noël !

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18 novembre 2009

Grincheux contre Taz

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6h29 Réveil  juste pour m’embêter, le réveil n’a encore une fois pas eu le temps de sonner.

6h30 Le Lardon fait trop de vocalisent : pas le choix, je le prends avec moi dans la sa lle debain. Je m’habillerai devant lui.

6h35 Le Lardon est en train de me démonter la salle de bain. Boules de lavages éparpillées dans tout l’étage. Coiffage en règle avec une rape à pied. Mangeage de bouchon de parfum extirpé avant étouffement. Fermage de la cuvette des toilettes avant éjection de crème de jour bio à la rose qui me donne des boutons.

6h50 J’ai réussi à m’habiller ! Maquillage, débarbouillage, coiffage annulés.

6h55 Opération table à langer. Lardon tente le vol plané tel un plongeur professionnel. Mordillage de pipette de sérum physiologique. Balançage de peigne, crème pour fesses irritées, couche propre, body, salopette, gilet, Doudou, bavoir, flacon de lait corporel et tee-shirt. Râlages de maman et bébé. Chéri se lève : « t’as bien dormi ma chérie ? »

7h00 Chéri me demande si j’ai bu mon thé et si Lardon 1er a pris son biberon. Je ris ou je pleure ?

7h02 Chéri me demande combien de doses de chocolat dans le bib’. Piqûre de rappel : le chocolat après le lait c’est mieux.

7h05 Vol plané de télécommande et de manette Wii. Lardon boit son biberon. 3 minutes de silence !

7h10 Tentative de buvage de thé. Lardon débarrase l’étagère de son contenu. Puis s’attaque aux placards de la cuisine. Tentative d’allumage de clopinette. Lardon a la tête dans le four.

7h15 Boîte de Duplo renversée sur le carrelage. Gamelle de Monsieur Chien renversée. Clope écrasée.

7h16 Duplo sous pied de maman. Duplo 1 – Pied maman 0

7h20 Enfilage de baskets taille 21. Catalogue de jouets déchiré au passage.

7h23 Démorvage du Lardon excité et emballage dans blouson, écharpe, gants et bonnet.

7h27 Attachage de Lardon dans siège auto. Même s’il râle il ne bouge plus !

7h33 Réttachage de Lardon du siège auto. Balançade de Doudou dans figure de maman

7h35 Retirage de baskets, blouson, écharpe, bonnet et gants.

7h37 Abandonnage de Lardon sur tapis de la crèche.

7h40 Attente de Sœur Sourire.

7h42 Sœur Sourire débarque : « vous avez tous les deux une salle tête aujourd’hui ». T’as vu ta gueule ?

7h43 Lardon tousse comme un dératé. Chuuuut je veux partir travailler !!!

7h44 Démontage en règle de méthode curative maternelle par Sœur Sourire.

7h45 Bonne journée mon Lardon. « Au rwar » en agitant les mains. Pas de réponse. Regard noir. Je tourne les talons.

Et que personne ne m’embête aujourd’hui. C’est clair ?

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13 novembre 2009

Petit manuel du bonheur (ou comment une journée limite craignos se termine en beauté)

Hier comme tous les jours, j’étais d’humeur bougonne. Je me rends compte qu’il y a de plus en plus de jours où je me lève du pied gauche (moi qui enfant mettais toujours un point d’honneur à ne pas frôler le sol au réveil avec ce pied-là, par superstition).

Marre d’être la première levée chaque matin. C’est trop injuste ! Mais en y réfléchissant bien : c’est un choix aussi. Celui d’émerger seule, dans le silence de l’appartement encore dans la pénombre, de caresser Monsieur Chien au réveil, de voir mon Lardon ouvrir les yeux plus ou moins difficilement.

Oui mais il abuse Chéri : ce n’est pas parce que les copains se sont tapés l’incruste hier jusqu’à point d’heure que ça justifie le fait de laisser un chantier incommensurable dans la cuisine ! Qui est déjà donc en train de faire une vaisselle à 7 heure du mat’ ? Grrr je sens qu’il va falloir mettre de l’eau dans mon vin pour ne pas exploser !

Comme souvent l’idée de me rendre au boulot ne me réjouit pas. Passons le trajet durant lequel Chéri me fait partager son cheptel de jurons. Moi à côté, je reste stoïque. Mais c’est limite si je ne prie pas Sainte Rita tous les jours pour ne pas finir à l’hôpital sur le trajet qui m’amène au turbin.

Et puis le boulot. Ah la Grande Absurde: travailler pour posséder, posséder pour être frustrée. Moi ce n’est pas travailler pour exister actuellement. Parce que le boulot, c’est Chéri qui s’y colle d’avantage actuellement. Le travaille qui stimule, celui qui donne un peu d’adrénaline, c’est lui qui le fait. Moi entre démotivation, flème et contexte tordu, je prends du recul et économise mes forces !

Alors Chéri est speed un peu et on n’est pas au même rythme. Oups c’est quoi cette réflexion à deux balles ? Quoi c’est moi qui t’aie mal parlé ? Bon pas de scène de ménage ici : on règlera nos comptes ce soir à moins que …

.. à moins qu’arrivés à la maison, le sourire du Lardon impose la bonne humeur à la maison. Tiens Chéri le prend dans ses bras et profite d’un moment d’inattention de ma part pour faire des confidences « entre hommes » à son fils. D’accord, on opte pour la bonne humeur. Tant mieux, en fait ce n’est plus la peine de revenir sur les couacs de la journée. Jerepense au « tu-tu-tutttt » qu’on aurait tendance à dire constamment à son compagnon : « tu-tu-tutt » reproches, allez ouste : je remplace ce soir par un « je » simple et sans ambiguïté : « je t’aime ».

On se détend alors. Moi je découvre le dernier Lapins Crétins : j’adore cet univers régressif en fait ! Et puis on se met à parler cadeaux. On sait ce qu’on va s’offrir. Les idées sont bonnes, chacun est ravi d’avoir trouvé l’idée qui fait plaisir. Un câlin torride et puis une descente dans la cuisine alors qu’il fait nuit depuis longtemps. On commente les informations insolites que l’on glane sur internet en mangeant une tartine grillée au Nutella. On s’en met de partout. C’est marrant. Les sourires sont là pour s’endormir. En fait, c’était une belle journée !

Posté par Miss Line à 11:07 - Morgane de toi - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 novembre 2009

Tout d'un blog !

Mon blog aura bientôt cinq ans (déjà) et il m’arrive souvent d’en être insatisfaite : manque de temps, de courage, de rigueur, de plaisir. Je m’auto-censure beaucoup aussi et cela nuit tant à ma créativité qu’à cet aspect salvateur qu’écrire sur un blog peut procurer. Et cette sensation de tourner en rond avec des sujets tellement futiles, ou de voir des statistiques proches du zéro … bref, il m’est souvent arrivé, comme bon nombre de bloggeurs de me dire « ça y est, il est temps de laisser Miss Line de côté !». Un joli billet pour dire au revoir à mes quelques amis internautes et je tire ma révérence laissant place à d’autres plus fraîchement arrivés dans la blogosphère ou tout simplement ayant plus de talent et d’audimat !

Il y a cinq ans est née Miss Line et son blog. Entre mes péripéties qui faisaient sourire mes proches, une facilité à les raconter et surtout un plaisir fou à écrire, j’ai été encouragée à publier sur internet. Moi qui n’avais jamais rien écrit d’autre que des dissertations sur des sujets littéraires ou des procédures pour mon travail, j’avais enfin la possibilité d’écrire sur moi-même (quand la part de nombrilisme prend le dessus ...) mais aussi de m’inventer un personnage, un univers et jeter telle une bouteille à la mer mes textes à l’oprobe du public zappeur d’internet. D’ailleurs, la possibilité d’un public m’a permis de m’engager dans une certaine régularité grâce à ce média.

Je viens de refermer le livre Tout d’un blog de Coumarine. Coumarine est arrivée sur mon blog quasiment à ses débuts. Etre encouragée dans mon travail d’écriture par cette personne dont j’aime l’être et admire l’écriture a d’abord été pour moi une surprise et un honneur.

Coumarine était une référence pour moi dans ce monde jusqu’alors inconnu et devient par ce livre et ses billets dans ses Petites Paroles Inutiles, entre autres, une référence aussi dans ce monde virtuel, chaleureux et impitoyable de la bloggosphère. Au travers de sa propre expérience est analyse avec finesse ce phénomène qui m’accompagne depuis bientôt cinq ans, celui du blog.

Je me suis retrouvée lorsqu’elle évoque avec tendresse la dichotomie du blog « journal intime » (De quoi sera fait demain est catégorisé ainsi sur canalblog, même si le choix de la catégorie ne s’est fait non sans difficulté lors de son ouverture) : celle de se raconter dans l’intimité de son être tout en espérant échapper à cette auto-censure acerbe liée au fait que ces écrits deviennent publics. Son analyse de ses propres motivations à se lancer dans l’aventure du blog : « Ecrire pour moi, voilà ce que je demandais à Coumarine, du moins dans un premier temps ! Ecrire pour clarifier le présent comme le passé, réfléchir par écran interposé à propos de l’ordinaire et de l’extraordinaire » (in Tout d’un blog, p.35)

J’ai reconnu l’angoisse presque de maintenir cet équilibre fragile entre l’intime si vulnérable et la peur d’être reconnue, lue, jugée, violée presque par ceux que je fréquente dans la « vraie » vie. Et pourtant, je fus bien la première à donner l’adresse de mon blog, fière de montrer aussi mon talent ! Aujourd’hui il m’arrive d’appeler des amis pour prendre de leurs nouvelles et d’entendre en réponse : « toi je sais ce que tu deviens, j’ai lu ton blog » !  Alors entre volonté farouche de brouiller les pistes et le choix du ton de la confidence, de l’authenticité, les blogs rendraient presque ses auteurs schizophrènes.

 

Je me suis amusée de son analyse du relationnel engendré par nos blogs, les amitiés virtuelles, les commentaires parfois condescendants ou blessants.

J’ai aussi appris sur l’art de la séduction bloggesque et la gestion des fameuses statistiques (faut-il parler des seins de Britney Spears pour attirer du monde chez soi ?). Sa description de la spirale dans laquelle je suis tombée du premier (ou presque !) geste du matin à découvrir les commentaires de son dernier billet ou à aller aux « nouvelles » de mes blogs favoris.

J’ai pris du plaisir à relire l’histoire de cette petite sardine blog-trotteuse si attendrissante et globalement me suis retrouvée dans cette description d’une aventure bloggesque, à la fois aliénante, décourageante, valorisante et stimulante. Sa conclusion porte tout de même en moi l’espoir de prendre et donner du plaisir encore longtemps (qui sait de quoi sera fait demain d’ailleurs ?) en faisant évoluer mon blog à mon rythme. Il s’agit là d’un grand exercice d’humilité et de persévérance combinant le plaisir des mots et l’apprivoisement de cette liberté offerte grâce à internet.

En refermant le livre de Coumarine, j’avance dans ma réflexion sur ce blog et alors que les doutes souvent m’appellent, je continuerai bon gré mal gré à écrire des billets sous ce pseudo pour lequel j’ai beaucoup d’affection et de tendresse et aussi à lire des Petites paroles inutiles ici ou là en songeant à ces rencontres si enrichissantes que les blogs, par surprise, m’ont offert.

blog

Posté par Miss Line à 15:23 - A la belle de Mai - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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