29 octobre 2009
Monologue intérieur
Je ne sais pas si vous connaissez le Chat, celui aux 7 vies qui se prend pour Marilyn Monroe. Elle nous invite dans son monologue intérieur aujourd'hui. Je vous invite à observer le miens. Pas plus reposant ...
J’allume mon ordinateur. Mince il faut changer de mot de passe. On est le 29 c’est ça ? Premier essai. Refusé. Deuxième essai. Refusé. Mince il faut mettre des majuscules ET des minuscules et des chiffres. Voilà encore un mot de passe qui va me pourrir la vie pendant quelques moi. Il faut que j’arrête de m’énerver pour tout, j’ai déjà de quoi faire par ailleurs. Bon aller, je me fais plaisir : je vais voir vos blogs. Je commence par celui du Chat. Bingo il y a un nouveau billet, je le sentais ! Ca y est, je retrouve le sourire. Enfin. Il est rare ces temps-ci. Et ce rêve cette nuit. Pourquoi à chaque fois que Monsieur Chien apparaît dans mes rêves, il faut que j’aille le dépêtrer d’une situation périlleuse ? Et moi qui voulait faire un billet sur la bisque de homard (si si, je vous assure !). Je laisse tomber mon idée fumante, une fois de plus. Ca m’énerve d’ailleurs, les bonnes idées je les ai toujours lorsque je n’ai aucun ordinateur avec moi. Et ce n’est pas faute d’être entourée de ces machines. Rien que dans la pièce du bas : trois PC au m². Cette pièce qu’on ne fera sûrement jamais. Celle où on est le plus. Celle qui sert de débarras ! Je vais essayer de ne pas m’embrouiller aujourd’hui. Il faut vraiment que je prenne de la hauteur face à tout ça. Il était super mignon mon fils ce matin dans sa salopette Oshkosh. Encore un mot que je ne sais pas écrire. Je l’ai bousculé encore. Prendre son biberon. Vite fait. L’habiller. Vite fait. Sa couche était pleine. Ca fait quatre jours que je n’ai pas vu les selles de mon fils ! Il vit sa vie sans moi. Ne pas partir dans la mélancolie. Ca ne sert à rien. Et pourquoi il joue tout le temps seul à la crèche ? J’ai oublié d’appeler Kathy hier. C’est tout le temps la course de toute façon. Je vais vieillir trop vite à ce rythme là ! Un seul document du site à saisir ! Ca ne va pas remplir ma journée. C’est trop compliqué ma vie actuellement. N’empêche que j’ai réussi à coudre mes ourlets hier soir. Qu’est-ce que j’ai ri quand Chéri a décidé de m’aider ! Il fait tout pour me redonner le sourire. Malgré tout. Je rentre dans du 38 ! Ca faisait combien d’années que ça ne m’était pas arrivé ? A 18 ans, on mentait sur notre poids. Aujourd’hui ce n’est plus nécessaire mais c’est quand même super satisfaisant d’aimer son corps. Je suis contente d’avoir commencé le Cuivre Or Argent. Le Lardon fait
12 octobre 2009
Au croisement des chemins
Je pense à cet homme, évadé de prison, traqué par les polices dans les forêts de l’est français. Quelles émotions vit-il actuellement. L’issue de cette histoire pourrait-elle ne pas être fatale ? Qu’il soit victime ou bourreau, son expérience me fait prendre conscience qu’on ne peut échapper au jouc de la civilisation, à l’action d’autrui sur sa propre vie et que faire fasse à tant d’acharnement ? Fuir désespérément comme l’a fait cet homme, affronter le combat quitte à en perdre quelques plumes voire à se perdre tout court, s’armer d’une carapace qui finit par nous enfermer dans un rôle qui n’est pas non plus totalement le sien.
Je suis fasse à cette problématique. Je sens qu’elle se précise un peu plus chaque jour et qu’il va me falloir faire le choix. Il me faudra choisir le chemin que je déciderai de prendre.
Oh il ne s’agit pas de savoir si je mets un pantalon ou une robe demain pour aller travailler, ou si je change de médecin une fois de plus pour mon Lardon chéri parce que la dernière consultation fut un fiasco total, une fois de trop.
Je regarde droit devant moi et il me faut choisir un chemin, celui qui construira mon histoire. On le fait chaque jour, chaque instant sans le savoir. Mais face à toute cette agressivité, cet acharnement, cette violence, cette injustice, cet abandon qui m’obligent chaque jour à peser les mots que j’emploie, à anticiper les actions que je mène, à puiser de l’énergie pour sourire malgré tout à ceux que j’aime, il me faut faire un choix.
Je pourrais laisser mes larmes couler. Et là, je ne me lèverais plus. Je resterais enfouie sous des buissons espérant que personne ne me trouve. Je me consolerais à l’aide de nourritures et de boissons enivrantes. Je me plaindrais à qui veut bien m’écouter. On me caresserait certes. Mais moi j’ai envie d’avoir ma part de bonheur, et pleure, ça prend du temps !
Je pourrais rugir telle une lionne assoiffée de sang. Je pourrais être violente. Je mettrais mon intelligence au service de la Loi du Talion. Je traînerais dans la poussière toutes mes causes de misère. Je serais soulagée. Je ne me serais pas laissée piétiner. Mais trop occupée, mon bonheur délaissé se sera fait la malle.
Le chemin que je prends est celui du bonheur. Beaucoup en parlent et tentent de l’indiquer. Pourtant ce n’est pas si évident de tracer sa route sur un tel parcours. Les contours y sont flous, l’arrivée pas distincte, et souvent il faut accepter de s’y perdre. Les tentations de retrouver les chemins bien banalisés, ceux que je connais si bien, ceux du découragement, de la peur, de la tristesse et de la colère sont telles des sirènes charmants les aventuriers perdus.
Le chemin que je prends est celui de l’inconscience peut-être, de l’utopie, on me l’a souvent dit, de l’égoïsme, je suis navrée si on le pense.
Le chemin que je prends est celui qui m’est dicté par moi, par mon corps qui me surprend à tenir toujours droit, par mon cœur qui ne bat que pour amour, par mes rêves que j’ai la prétention de pouvoir réaliser, par mon âme qui n’est faite que de douceur, par deux hommes, celui que j’ai choisi et notre enfant qui me rappellent quand parfois je doute que chaque pas, chaque sourire qui ravale les larmes, chaque ritournelle chantée le soir avant mes cauchemars, que chaque vertige maîtrisé à temps est un choix que je fais pour alimenter mon bonheur. Parfois c’est si dur qu’écrire sert de canne lorsqu’on est essoufflé, que s’arrêter sert aussi à s’oxygéner, Il faut prendre garde à ne pas se tromper de chemin.
06 octobre 2009
Leçon de conduite n°1
Ah ah ah, je me gausse.
Le rideau automatique du parking de l’Usine à Gaz ne fonctionnait pas ce matin. Alors comme de nombreux collègues, nous avons garé la voiture à côté et profitons d’une pause syndicale pour la mettre au parking, le rideau étant désormais réparé.
Mon homme fait le mariole :
-« Tiens, c’est toi qui la gare ma chérie.
- Hors de question, je te rappelle que je n’ai pas le permis et que je ne sais pas conduire.
- Mais là, tu as juste une petite marche arrière à faire, puis une marche avant en première. C’est facile. Il faut que tu apprennes.
- Laisse tomber, je ne veux pas ! Je serais capable de rayer une aile.
- Bon ok, allez, monte, je t’emmène dans mon carrosse. Tu vois, c’est facile, un jeu d’enf … »
Et bing ! La voiture a percuté un muret à l’arrière. Le pare-choc a pris un petit coup et moi j’ai eu le café de Monsieur que je tenais dans mes mains sur mon pantalon.
Ah ah ah .. si je n’avais pas les cuisses mouillées, je trouverais ça très drôle !
05 octobre 2009
Patate de canapé
Mon Space Lardon grandit, change et chaque instant passé avec lui est une découverte de ses talents.
Il y a quelques jours, alors que je devais vaquer à mes occupations je jetais un coup d’œil discret sur la pseudo liberté offerte temporairement au Lardon et là, j’ai hésité entre fou rire et coup de déprime.
Le Lardon qui maîtrise parfaitement le quatre pattes de compétition a traversé ultra rapidement le couloir des chambres, s’est dirigé dans la nôtre, a franchi très rapidement la marche de l’estrade puis est monté tout seul sur notre lit.
Quand je pense que la triste Nounou
Puis le Lardon a attrapé les télécommandes, s’est confortablement installé en fils de grosse patate de canapé entre les oreillers et a allumé la télé.
Bah tiens ! Le temps d’attraper l’appareil photo pour immortaliser l’instant : je l’ai trouvé avec un air très satisfait de lui-même. Je ne lui ai pas trop dit, mais il était très fier de lui !





