27 juillet 2009
Parce que je suis « forte » en orthographe
Ca se passe mal au boulot. Certains vont finir par croire que je suis atteinte du délire de persécution. Je ne sais pas si cela est vrai ou pas. Objectivement.
En tout cas, je vis mal ces derniers temps dans mon environnement de travail.
On me met à l’écart. On m’isole. On me sclérose.
Bref, je finis par me sentir inutile.
Mais aujourd’hui, on m’a sollicité.
On m’a demandé : « ça s’écrit comment « superflu » ».
Voilà, c’est tout.
22 juillet 2009
Une soupe pour deux
J’ai une amie qui cherche le Prince Charmant, l’Homme de sa vie, l’Etre à aimer.
C’est légitime. Et c’est vrai que vivre l’amour donne une perspective toute autre de la vie.
Mais les jours où le blues l’emporte, j’ai quand même envie de lui dire qu’avoir un homme, c’est aussi :
- Renoncer à toucher la télécommande excepté lorsque Chéri a fait deux fois le tour des 399 chaînes disponibles et que définitivement, il n’y a aucun programme valable et pourtant, et qu’on aurait bien larvé devant la télé ½ heure.
- Manger 1 repas sur 2 des pommes de terre. Oh, parfois on varie : on mange de la purée.
- Avoir quelqu’un qui systématiquement nous dit que ce n’est pas raisonnable de taper dans le paquet de gâteaux secs au chocolat alors que ça fait même pas 1 heure qu’on a quitté la table.
- Culpabiliser quand l’échancrure du maillot est digne du casting de la Guerre du Feu.
- Ne pas louper les fautes de goût vestimentaires que l’on se permet parfois faute d’inspiration.
- Se presser à faire les courses alimentaires : réfléchir des heures sur les parfums des petits pots ? Oui c’est faisable si je tiens en considération le fait que pendant que je choisis mes petits pots, Chéri lui fait la queue à la caisse « pour gagner du temps », bien sûr !
- Etre capable de penser à nos propres besoins mais aussi aux siens.
- Voir une paire de chaussettes « parfum d’ambiance » traîner tout le week-end sur l’escalier (la localisation du panier de linge sale n’ayant pas encore été définie)
- Avoir les copains qui débarquent à l’improviste et se faire des soirées débat autour de l’univers informatique (ceci requérant une pratique usuelle du langage technique)
- Rester sans voix après avoir exposé pendant des heures une grande théorie sur le sommeil de l’enfant (par exemple) et se faire couper le sifflet par une phrase générique qui résout le problème et balaie le sujet.
- Ne plus savoir changer une ampoule
- Mais devenir le sauveur de l’humanité lorsqu’il y a une retouche de couture à faire
- S’énerver parce qu’il semble être d’humeur bougon. Provoquer le conflit et se rendre compte qu’en fait, c’était juste un prétexte pour se défouler. S’énerver parce que décidément, lui il ne s’énerve jamais contre nous. Et puis laisser tomber et lui sourire.
- Assumer le fait que constamment quelqu’un sur terre porte sur soi un regard amoureux. Et que finalement, c’est quand même vachement bien !
Donc c’est vrai que je n’ai pas d’argument qui tienne la route pour aider ma copine bergère à vivre mieux son célibat. Je lui souhaite de le rencontrer son Prince Charmant, l’Homme de sa vie, l’être qu’elle va aimer et qui l’aimera.
Photo chipée sur Flirck chez ComputerHotline
21 juillet 2009
Un déraillement
La vie est faite de petits rituels. Lorsqu’on a trouvé le bon rythme, on fait tout pour s’y tenir. Ca rassure. C’est pratique. Ca laisse le temps pour les bouffées d’amour.
Le matin en semaine, je me lève
Après avoir fait un biberon, je monte vers les chambres et réveille mon bébé et son papa. Le premier m’offre directement un sourire. Il faudra attendre 5 minutes pour que le deuxième m’en fasse un aussi. Et oui, dur dur de quitter la couette !
Bébé est heureux d’aller dans mes bras, de boire son biberon en me tenant la main et de jouer avec les boules de lavage pendant que je me coiffe dans la salle de bain.
Tout le monde est habillé. La bonne humeur est parmi nous. Il est temps de partir pour la crèche et le travail de papa-maman. On continue dans cette ambiance de bonne humeur. J’appelle le Lardon à venir ramper jusqu’à moi. Il est si fier de se mouvoir tout seul maintenant.
Papa prend bébé dans les bras. C’est le bonheur total. Et quand la voiture démarre, c’est toujours la fête. Un jour, papa t’apprendra à conduire, mon fils (pas maman, c’est sûr !).
Arrivés devant la crèche on rencontre ton copain Lubin avec qui tu passes tes journées à t’éclater. Son papa et moi vous posons sur le tapis d’éveil. Marie-Alice vous attend avec son sourire plein de gentillesse et de douceur.
Je te fais le bisou rituel, et te dis « à tout à l’heure mon chaton, amuse-toi bien ! » et me dirige vers la porte de sortie.
Mais là, tu n’as pas envie que je te laisse aujourd’hui. Tu rampes avec toute ton énergie vers moi, en pleurant. « Non, maman, ne m’abandonne pas ! ». Je vois Marie-Alice te prendre dans ses bras. Je sais que c’est à elle de te faire passer cette transition maintenant et je lui fais confiance. Moi je referme cette porte avec la boule au ventre. Tu as dû passer à autre chose rapidement. J’espère.
Moi j’ai un coup de blues. Je n’ai pas envie d’aller travailler. Je voudrais rester avec toi aussi mon bébé. Mais je ne peux pas. Et là, alors que tu deviens un grand bébé, je me rends compte que faire le choix d’aller travailler et de te laisser à la crèche n’est pas évident au moment de l’adaptation mais aussi maintenant.
Et merde !
18 juillet 2009
Sieste sous le noisetier
Papa et maman ont raison (si, si je le reconnais : ça arrive !) :
c'est vachement bon la sieste sous le noisetier !
13 juillet 2009
Mon aventurier
Maman dit que maintenant je fais une bétise à la minute.
Pas du tout : je découvre le Monde
09 juillet 2009
Hier, aujourd'hui et demain
Hier j’ai amené le Lardon à l’hôpital pour faire des examens en vue de son opération.
Hier le Lardon était adorable, courageux et conciliant.
Hier les heures sont passées sans que je m’en aperçoive.
Hier j’ai vu mon bébé à la fois fragile et fort.
Hier j’ai gardé beaucoup d’émotions en moi.
Hier j’étais une maman forte aux yeux de mon fils.
Hier j’ai mangé deux tartines de Nutella en guise de dîner.
Hier j’ai appris que son rein était atteint.
Hier j’ai appris qu’il y avait des cas plus graves.
Hier j’ai appris qu’il est maintenant urgent que mon bébé soit soigné.
Aujourd’hui le Lardon est retourné à la crèche.
Aujourd’hui les bébés vont apprendre à faire de la musique.
Aujourd’hui je suis retournée à l’Usine à Gaz.
Aujourd’hui je me laisse le droit de craquer.
Demain (ou un peu plus tard), mon bébé sera soigné et j’espère, ces moments appartiendront au passé.
07 juillet 2009
Bientôt un an
Ca y est, je crois que je suis enfin fixée !
Enfin, je me laisse une petite marge e manœuvre. Il me reste 50 jours avant de changer 15 fois d’avis.
On m’avait dit qu’avoir un enfant, ça changeait la vie. Je
Mais j’étais bien loin d’imaginer à quel point cela pouvait être pour moi un casse-tête de prévoir les cadeaux de son premier anniversaire ! Mon chéri en a une vague idée : je feuillette chaque jour le catalogue de jouets usé qui traîne depuis des semaines sur la table en marbre à la maison dans l’espoir de trouver LE cadeau pertinent.
Mais qu’est-ce que c’est dur !
Il y a des paramètres à prendre en compte : mon bébé a déjà tous les types de jouets existants sur le marché français : entre ceux ayant appartenu à ses grandes sœurs (j’en profite, à cet âge les jouets sont mixtes : je ne suis pas certaine que dans quelques années la collection de Barbies l’intéresse), ceux offerts par des proches (merci à Gridou pour le super Train des animaux et le puzzle en bois que le Lardon adore !), ceux reçus à Noël (je vous rappelle : 80 cadeaux quasiment pour 3 enfants … ça fait une bonne base pour démarrer dans la vie ça, non ?) et ceux impromptus qui l’éclatent tout autant que les autres (un petit pot en plastique vide, le catalogue La Redoute à déchirer, et même hier … le sac poubelle !!!).
Bref, la sage voix de l’Homme me répète régulièrement qu’il ne manque de rien ce petit. Il a raison. Sa grand-mère a déjà prévu les cadeaux qu’elle lui offrira pour les 18 ans à venir.
Et moi, et moi, et moi ?
Bin moi, cela me fait super plaisir de préparer son premier anniversaire. Cette date sera marquée de belles émotions, je garde en moi la magie de cet accouchement un soir de fin août. Je la revivrais bien, mais voir grandir mon bébé m’apprend à ne pas regretter des événements passés.
Mais alors s’est posé à moi la question DU
A 1 an, mon Lardon ne pourra pas encore monter sur un cheval à bascule ou faire le bolide sur un tricycle rutilant. Ca ne sert à rien aussi de lui offrir une dinette ou des Lego. Je sais que nous vivrons d’autres Noëls et d’autres anniversaires durant lesquels ces cadeaux seront d’avantage appropriés.
Alors j’ai creusé dans ma petite tête. Et hier soir, en l’observant jouer puis dormir enfin dans son petit lit, j’ai eu l’idée de cadeau qui sera offert ce 26 août 2009 à Lardon 1er : un joli camion qu’il pourra traîner lors de ses escapades à la maison et une grosse peluche qu’il pourra câliner en plus de Doudou lorsqu’il aura besoin d’autre réconfort que celui de ses parents le soir.
Voilà !
Maintenant, il ne me reste plus qu’à attendre l’arrivée de ses grandes sœurs. J’ai l’intention d’aller dans le temple du jouet avec elles pour préparer ensemble ce jour de fête. Je pense même que Mistinguette m’aidera à faire le paquet cadeau (je n’ai pas d’illusion, c’est ce moment que Lardon préfèrera incontestablement), la Crecre cassera les œufs dans le saladier pour faire un gâteau et nous ouvrirons une bouteille de bulles avec des amis pour fêter le tout !
Enfin voilà, je me sens presque soulagée d’avoir résolu en bonne partie (pourvu qu’ils ne soient pas en rupture de stock à l’usine à jouets !) cette question qui me taraudait depuis déjà un bon bout de temps : l’anniversaire de mon petit ange !
02 juillet 2009
L’accessoire inutile de l’année
Le Prix de L’Accessoire inutile de l’année est attribué à ….
photo piquée sur Flirck chez loftboutik
…. Ça ne sert à RIEN quand on a un Lardon à la maiso
Donc à compter de ce jour et ce jusqu’à la majorité de Lardon 1er, je déclare un repos forcé (et mérité) à Monsieur Réveil qui parfois sonne durant de longues minutes quand, le lit déjà abandonné depuis longtemps, je m’aperçois que j’ai oublié de l’éteindre.
Désormais, je vais donc oublier de l’allumer.







