30 juin 2009
Le programme des vacances
Ma buraliste semblait hier soir désolée de fermer son commerce et de rester dans la banlieue rouge durant tout l’été avec son petit bonhomme toujours sage. Elle culpabilisait de ne pas partir en vacances.
La France des Peigne-cul, la France des Bouffe-la-rouille ne partira pas en vacances cette année (contrairement à ce que pensent les minettes de la crèche qui pourtant gardent des bébés de Peigne-cul).
C’est un fait.
Il faudra se débrouiller avec des sorties au parc du coin, montrer des éléphants au zoo à DuLardon, offrir un vol plané à Chéri et Mistinguette, faire une crêpes-party avec les copains, aller chez Gégène pour danser la Musette, au Mac Do peut être désempli, au supermarché climatisé, ou au pestacle aux tarifs détaxés.
Moi, perso, je n’en fais pas un drame parce que j’ai bien réfléchi : même si j’allais passer l’été aux Bahamas ou aux Bermudes (sachant que franchement, je crois à la loi des séries et l’avion, là maintenant, tout de suite … bah non, j’ai pas envie !) j’aurais toujours à :
- Me lever à 6 heures du mat’ et courir directement dans la cuisine pour faire un bib’ au Lardon hurlant.
- Enchaîner sur le changeage de couche garnie, parfum vanille de Bourbon (euh non, caca d’oie c’est mieux !)
- Soupirer à 8 heures parce que quel que soit le jour, c’est l’heure où Du Lardon a un coup de mou (où est lâchement déposé à la crèche parce que papa-maman doivent aller bosser)
- Lire mes mails du boulot parce que c’est fou, mais l’Usine à Gaz continuera de tourner même au mois d’août !
- Arroser les plantes, sortir Monsieur Chien, faire la vaisselle (même une fois sur deux, ça revient trop vite), faire tourner la machine à laver, chercher Doudou, trouver quelque chose à manger, etc etc …
Donc finalement, cette année après mûres réflexions, je me dédouane de la corvée insurmontable de l’empaquetage de valise et le cherchage de maillot de bain et tongs : cet été c’est vacances à Banlieue rouge, et ça me va très bien !
(bon le Lardon se fera opéré cet été en plus et moi, j’ai déjà mon ulcère qui se déclare rien qu’à y penser ... c’est pour vous dire !)
photo piquée sur Flirck chez sophie_cf
29 juin 2009
Panique à bord
Parfois, mon bébé, le miens, je le mettrais bien en garde à la SPA 5 minutes. Quand je pense que je passe mon temps à faire plein d’éloges sur sa douceur, son calme, son exceptionnelle capacité à être charmant et adorable …. Et puis, il y a des fois où il me rappelle que c’est un bébé comme les autres, braillard, chouinard et morveux.
Vendredi la crèche était fermée pour cause de « réunion pédagogique » (bah oui, c’est logique tout ça : ils sont fermés tout le mois d’août et font leur réunion pédagogique en juin et le ménage de printemps début septembre …. Ne pas chercher à relever : j’ai tenté, ça n’a rien donné !).
Donc je m’étais dit que cette petite journée pourrait être sympa pour DuLardon et moi-même. Alors j’ai foncé naïvement avec mon bonhomme sur poussette au centre commercial le plus proche pour profiter des soldes et m’offrir une ou deux petites robes d’été.
Du Lardon est un garçon. Il m’a littéralement saccagé mon après-midi. Il m’a nettement fait comprendre que là, les magasins, ça ne lui plaisait pas du tout (je note un certain vice dans son attitude parce qu’avec papa, les magasins, ça lui plaît ! .. bon d’accord, il faisait chaud, il y avait du monde et il est impossible de dormir dans la poussette canne, mais quand même, là il a fait fort !).
Alors j’ai malheureusement revu à la baisse mes achats. Je me suis cantonnée à l’achat intelligent de quelques vêtements pour Lardon 1er et ses grandes sœurs. Et bien sûr, même s’il était concerné à prime abords, le Lardon il s’en foutait bien des magasins et m’a fait comprendre très distinctement le message même si son approche du langage est encore bien loin d’être dans les normes de la langue française.
Je me suis donc retrouvée à faire la queue à une caisse pour l’achat de deux malheureux short en coton taille 18 mois, même pas en soldes avec un Lardon hurlant, une poussette canne chargée comme un sherpa sur la route de l’Himalaya et les conseils de toutes bonne femme de plus de trente ans sur ma façon d’aborder le bébé (par exemple : « il doit avoir soif ce petit » … « nan, je lui propose toutes les 5 minutes et par pur esprit de contradiction, il n’en veut pas »).
Point positif, par compassion, ces dames m’ont laissé passée devant elles pour accélérer le mouvement et faire abréger le supplice (de l’enfant ou de moi, jamais je ne le saurai). Bien sûr, pour faire taire le Lardon, je l’ai pris dans mes bras : ça marche à tous les coups (d’ailleurs, on a eu une explication lui et moi sur ce sujet il y a peu …. Non, je ne veux pas appeler Super Nanny dans 3 ans parce que mon Lardon sera devenu insupportable .. mais là, à la caisse du magasin, oui, j’ai cédé et l’ai porté pour ne plus l’entendre brailler !).
Donc arrivée à la caisse j’avais bébé tenu du bras droit, la poussette avec la main gauche, le porte-feuille sorti avec la troisième, le sac contenant les shorts de la quatrième et ai tenté d’offrir à la gentille caissière un sourire désolé. La pauvre, déjà qu’elle doit supporter la foule des soldes, alors la cliente qui arrive avec son morveux en pleurs posé sur le comptoir par une maman épuisée, je conçois que ça ne doit pas contribuer à rendre son boulot calme et attrayant.
Bien sûr, le Lardon s’est tout de suite calmé dès que nous sommes sortis du centre commercial. Et mon chéri, lorsqu’il est rentré de sa journée de travail à retrouvé à la maison une femme exténuée se plaignant de sa journée de shopping catastrophique (pauv’ chérie !!!) et le Lardon endormi avec son visage angélique.
Pffff ….
Et ce n’est que 24 heures plus tard que je me suis aperçue que dans cet épisode, il me manquait une main : celle qui devait récupérer la carte bleue après avoir payé. Je l’ai laissé dans le magasin. Il faut que j’aille la rechercher …
… à une condition : sans faire aucun achat et sans lardon !
25 juin 2009
A la une des magazines
J’ai du commencer par Pomme d’Api. Puis il y a eu le Journal de Mickey, qui sortait le mardi soir, quand je partais à l’entraînement de patins à glace. Et la série des J'aime Lire, Je bouquine, Astrapi, Okapi etc ... Puis OK Podium parcouru dans la cour de récré avec les copines. Jeune et jolie penda quelques mois, Cosmo, Elle, Marie-Claire, Psychologies Magazine depuis plus de dix ans et depuis peu mes lectures ont sensiblement changées ….
(allez savoir pourquoi !)
24 juin 2009
La rencontre avec Papy
Le Lardon a découvert son grand-père.
Vous me diriez qu’il était temps, à bientôt dix mois. Bon certes, papy est venu faire un petit coucou à la maternité, à la fin août de l’année dernière. Mais Du Lardon était un peu dans le pâté ce jour-là et n’a pas dû en garder un souvenir impérissable.
Alors hier soir, c’était une rencontre importante (maman a d’ailleurs failli vaciller plus d’une fois dans la journée tellement il est rare qu’elle fréquente son papa). Et au bout du compte, je crois que ça s’est bien passé pour tout le monde, ce qui tient de l’exploit. Or cette « rencontre » n’a pu se faire, il ne faut pas se voiler la face que grâce à une seule personne : Lardon 1er !
Bon faut dire que de notre côté, on avait mis les petits plats dans les grands. Chéri avait préparé un dîner presque parfait, la bouteille de vin était divine, un piano en musique de fond. Tata Zaza était là pour mettre de l’ambiance et ce pauvre cousin Juju a endosser le rôle du bouc émissaire de la soirée.
Pour une fois je n’ai pas entendu le fameux « ah bah t’as pas maigri, toi », souvent suivi du tac au tac par « occupe-toi de ton ventre avant de t’occuper de mes fesses ». J’ai même eu une petite dose de compliments. Quand je dis qu’il faut la marquer d’une croix rouge sur le calendrier cette soirée !
C’est vrai que Du Lardon ne serait pas parmi nous, je serais toujours à espérer voir ma famille une fois tous les trente six quand je descends dans leur province les voir. Du Lardon, je te bénis ! Maintenant ils viennent à toi ! Alléluia !
Je l’avais prévenu, Le Lardon de la visite exceptionnelle et l’ai présentée comme un événement heureux. Même à la crèche, tout le monde était au courant c’est pour dire !
Alors quand on l’a réveillé dans la soirée pour prendre son dernier biberon, c’est là que mon fils m’a épaté. J’avais beau leur avoir expliqué à Papy, Tata Zaza et Cousin Juju que notre Lardon, c’était le Plus Mieux du Monde, je sais que plus d’un est sceptique : les mamans, ne sont pas objectives, il paraît.
Nous étions tous agglutinés autour de son lit. Et le Lardon ne perdait pas une miette des conversations alentours. Et hop dans les bras de papa, et hop dans ceux de maman et hop … attention, attention, dans ceux de Papy, ce gros bonhomme aux cheveux blancs avec sa grosse voix imposante. Bah Du Lardon n’a pas eu peur. Il s’est senti bien lové contre ce gros bidon rebondissant. C’est presque Papy qui était le plus surpris dans l’histoire. Il n’en menait pas large, le Papy.
Puis le Lardon a pris son biberon entre flashes des appareils photos et les jeux de la Wii. Et
Et bon petit soldat, il a tenu toute la fin de soirée avec nous à apprécier les grimaces de Tata Zaza et à triturer la montre imposante de Papy. Il a commencé à se frotter les yeux et le sommeil est revenu quand la porte de la maison s’est refermée derrière eux.
Et là, comme un dernier clin d'oeil à ses parents; mon Lardon a commencé à me raconter plein de chose en langage bébé et à me faire des grimaces et des tourner-bouler, comme s’il s’était retenu durant tout ce temps pour prouver à ces gens que quand maman raconte qu’elle a un enfant merveilleux, il faut la croire : il sait(entre autres) se tenir en société mon Lardon. Papy, Tata Zaza et Cousin Juju sont repartis enchantés. La classe !
22 juin 2009
Pourvu que ça dure !
Tu flattes ta maman, mon Lardon, quand tu es plongé dans tes bouquins ....
Pourvu que ça dure !
Il y en a un que nous lirons bientôt ensemble (dès que tu auras passé ta période omnivore), parce que je le trouve excellent. il s'agit de l'histoire :
Je t'aime mon Lapin !
Mais s'il te plaît, arrête de jouer les casse-cou (l'arnica n'est pas loin, mais ce n'est pas une raison !!)
19 juin 2009
Ne sois pas pressée de grandir
Pour continuer dans mes malheurs de Desesperate Housewife, voici une scène qui s’est déroulée lors des dernières vacances avec les filles.
La Crecre me voit un matin accroupie devant la cuvette des toilettes. Ca l’intrigue. Elle me demande ce que je fais :
- « Tu vois, là je nettoie les toilettes. C’était nécessaire.
- C’est vrai, c’est plus propre maintenant. Mais ça veut dire que tu nettoie tous les cacas de tout le monde ?
- Et oui …
- Ah bah t’as vraiment pas de chance !
- Il faut bien que quelqu’un le fasse.
- Oui c’est vrai, mais là, c’est vraiment une sacrée corvée, ce que tu fais là »
Bon voilà, j’ai eu mon petit quart d’heure de gloire. La Crecre a découvert que le monde merveilleux des adultes avait aussi sa face cachée. Elle ne s’est donc pas faite priée pour retourner dans sa chambre jouer aux Petits Poneys. Et elle a bien suivi le conseil que je lui ai donné : qu’elle ne coure pas après les corvées tant qu’elle a le choix parce que dans quelques années, sauf miracle, elle sera amenée à les faire jusqu’à la fin de sa vie. (si c'est pas elle, ça sera son compagnon, ce qui revient au même, de toutes façons)
18 juin 2009
Autour de la planche à repasser
Quand je repasse, en général, je râle.
Bah oui, c’est comme ça, il y a des tâches ménagères qui relèvent de la corvée. Heureusement
Alors l’autre jour, mon chéri s’est ému devant l’amoncèlement de linge qui m’attendait près de la planche.
Il a tenté une fois ou deux de m’aider. Mais je ne suis pas la reine des quiches pour rien, moi, le voyant peiner à faire des plis sur un tee-shirt, j’ai vite conclu que le repassage, c’était « ma » partie (au même titre que la poussière c’est la sienne, par exemple).
Là, il m’a proposé une autre solution, radicale cette fois-ci : « bah le ligne, tu pourrais le plier et le mettre comme ça dans les placards, ça se verra pas que ce n’est pas repassé » (naïf avec ça, mon homme !).
Alors pour couper court à ces solutions qui n’en sont pas, à mon humble avis, je lui ai répondu :
« c’est pas grave mon chéri, je râle mais préfère largement passer une heure à repasser plutôt que d’imaginer de sortir avec des vêtements fripés. Considère que c’est mon côté maniaque du repassage qui ressort » (oui, oui, je vais me la faire ma séance avec Sigmund !!!)
Et là, mon chéri avec un soupir plus que satisfait m’a répondu : « ah bah si ça te vas, alors, ça me va », content d’avoir dégoté LA maniaque du repassage !
Et là, j’ai comme eu l’impression que le bonheur conjugal pour un homme se résumait essentiellement à avoir auprès de soi une bonne petite femme d’intérieur …
(et je ne peux même pas en vouloir à belle-maman qui a éduqué son garçon avec toute la conscience féminine qu’on pouvait avoir en 68)
17 juin 2009
Une de mes "missions"
Mon chéri, ne t’inquiète pas je n’ai pas l’intention de casser ma pipe prochainement. J’en ai encore quelques unes des missions sur Terre à effectuer. Aider notre enfant à devenir un homme, par exemple (ça va bien prendre dans les 25 ans minimum, ça ?).
Mais aussi …
… t’apprendre à te servir d’une machine à laver (et quand je pense que tu te vantais hier d’avoir étendu deux machines coup sur coup : l’exploit !!!)
… te renseigner sur la place des objets à la maison (parce que même avec toute la bonne volonté du monde, quand tu me demandes où se rangent les torchons dans notre maison, j’en suis toujours effarée !)
… t’apprendre à jeter tes déchets dans la poubelle et non pas les empiler consciencieusement sur le rebord de l’évier en attendant qu’un sac poubelle sorte comme par magie du placard où ils sont rangés.
… réussir à te faire faire des courses alimentaires plus « bien » que « vite »
Et si j’ai encore un peu de temps devant moi, je veux bien essayer de t’apprendre l’art et la manière d’utiliser une crème de jour, pour ta peau de bébé, ça serait mieux, parole de fille !
16 juin 2009
A croire qu’ils s’entraînent !
C’est pas bien de tirer sur les fonctionnaireuh !
C’est le système qui est pourri, pas les gens qui le constitue … oh bah non, loin de moi cette idée-là !
Pour preuve, même si ça me fait grincer des dents au possible, et encore plus à n+2 qui dans un sens aura des arguments de poids pour justifier ma prochaine augmentation l’année prochaine, je les soutiens les filles de la crèche départementale qui font grève une fois par quinzaine depuis le début de l’année.
Et puis, pour tout vous avouer, j'aurais bien aimé travailler pour l'Education Nationale. Enfin, être "maîtresse d'école" mais avant même de commencer, il y avait déjà un hic entre l'institution et moi. Alors, tant pis pour moi … faut s’y faire !
Mais là j’avoue que j’ai touché le gratin de l’administration. Si une palme d’or pouvait être décernée cette année je mettrais :
A la troisième place sur le podium : mes amis de la RATP.
Au bilan de cette année de dur labeur, j’ai décidé de ne prendre plus que sporadiquement les transports en commun. Oui, c’est pas bien mais c’est bon pour ma santé mentale, je vous assure.
Rarement je valide un titre de transport. C’est trop cher à mon goût. Alors je joue souvent au chat et à la souris avec les contrôleurs.
Samedi dernier par exemple, sous couvert de prendre le métro par les transports en commun, on a réussi, chéri et moi, à faire passer une bonne dizaine de personnes par le sas réservé aux poussettes. Hihihi ... j’avoue éprouver une certaine satisfaction. Bah oui, vous avez vu le prix de la carte Navigo
Il m’arrive de me faire « pincer » par les agents de la RATP, trop fiers de ferrer un gros poisson comme moi qui va casquer pour tous les transports frauduleux du 9-3. Que dalle les gars ! Il faudrait être malins pour commencer. Par exemple, ne pas verbaliser une femme proche de l’accouchement et la laisser choir sur le bord d’une autoroute par 35 degrés ... parce que pendant ce temps-là, la baleine, elle a le temps de réfléchir au courrier d’insulte qu’elle leur enverra pour annuler l’amende. Miss Line 1 – RATP 0.
De même, quand ils jouent les cow-boys, les messieurs de la RATP, ils devraient vérifier par deux fois l’adresse que leur transmet le fraudeur. J’ai « oublié » de mettre à jour mon adresse postale : trop bête, non ? J’attends toujours la dernière amende faite un 24 décembre au soir ... si elle arrive, le texte de ma lettre de réclamation est quasiment rédigé…
A la seconde place du classement le jury a désigné : La Banque Postale
Oui, oui, je sais, ils ne sont plus vraiment fonctionnaires ces gens-là. Et pourtant, ils restent une équipe de gagnants, moi je vous le dis !
Pour exemple, il y a quelques mois je les ai contactés pour obtenir une deuxième carte bleue au nom de mon chéri sur mon compte. Ils m’ont reçu en déballant le tapis rouge, heureux comme tout d’avoir fidélisé une ex étudiante fauchée qui par flemme est restée dans la banque des peigne-culs. Donc « pas de problème, Madame. On vous envoie ça tout de suite (…) la somme sera prélevée sur votre compte régulièrement ». Bah tient ! Sauf qu’il a fallu les relancer x fois pour l’obtenir cette foutue carte. Remplir plusieurs fois le même formulaire égaré par divers employés quand (roulements de tambours) je vais chercher la-dite carte (par envoi recommandé, bien évidemment) qui est ... à mon nom. Il a donc fallu que je les appelle la semaine dernière pour me demander quel intérêt je pouvais avoir à posséder deux cartes bleues identiques destinées au même utilisateur. « excusez-nous, Madame, pour la gène occasionnée par nos services » … pfff. Place n°2, c’est tout ce que vous méritez !
And the winner is … (c’est là qu’à la télé, ils mettent une page de pub, pour faire durer le suspens ... je vous épargnerai l’interlude parce que je vous aime bien et que sauf incontinence avancée, vous pourrez tenir jusqu’à la fin du texte sans pause pipi).
En fait, la première place est attribuée ex aequo aux Impôts et à la Poste (pas de jaloux !).
Et oui, non contente de payer un max d’impôts (oui je râle à chaque tiers reçu : à salaire égal, je paie trois fois plus d’impôts sur le revenu que mon chéri qui a sur sa déclaration femme et enfants), je dois perdre du temps (et de l’argent ?) à cause de ces empaffés des services de ces deux institutions.
J’explique.
Cette année pour renseigner la déclaration d’impôts, on s’y est pris tôt, chéri et moi. J’ai contacté les impôts par téléphone en avril pour demander comment la renseigner avec l’aide d’un agent de leur direction. Ils étaient flattés presque qu’on ait une démarche pro-active sur le sujet. Ca doit être rare. Chéri passe donc une matinée avec un agent de la direction de notre coin pour éviter tout impair. Or un os se trouve sur ma déclaration. Mon dossier est toujours à 500 km
Alors je poste ma déclaration. Devoir accompli.
Que dalle oui !
Le 11 juin en rentrant chez moi je retrouve cette même enveloppe dans ma boîte aux lettres. « Retour à l’expéditeur ». Je me renseigne auprès de la Poste : mon courrier était sous affranchi et comme il existe un accord tacite entre la Poste et certains de ses « grands comptes (dont les impôts) : tout courrier sous affranchi retourne systématiquement à l’expéditeur. Manu militari.
Le 12 au matin, j’appelle les impôts : je n’ai plus le choix : j’ai dépassé les délais légaux et risque de payer la majoration de 10%. Bien sûr, on m’a dit tout cela d’un ton pas aimable. Un contribuable en retard est un mauvais payeur, donc l’amabilité n’est plus de rigueur. J’écris donc une bafouille (en fait deux : une dithyrambique que mon chéri m’a conseillé de ne pas envoyer, une autre demandant leur clémence …). 6 grammes
Pour la petite histoire : mon enveloppe était trop lourde pour l’affranchissement effectué de
A suivre ….
15 juin 2009
Réunion
Ca faisait des mois que je n’en avais pas eu une. Au retour de mon congé maternité, j’ai failli avoir un peu d’espoir. J’en ai fait une belle de réunion, avec mon n+1 mon n+2 et mon n+3 soit le Directeur Général de mon Usine à Gaz préférée. Là, j’avais presque des ailes qui poussaient. Une réunion efficace, des décisions importantes ont été prises. Et un dialogue constructif a eu lieu. Un rêve éveillé à l’Usine à Gaz, moi j’vousl’dis !
Et puis les choses ont repris leur cours normal.
Mon n+1 reçoit les honneurs et surtout devient mon n+1 officiellement (donc par jeu des chaises musicales je fais dans la soustraction me concernant et deviens n-1).
Mon n+2 me fait un entretien annuel à charge : bah oui, s’absenter six mois pour faire un bébé, c’est bien. Il est même content pour moi. Mais il me prévient, ça va s’en ressentir et sur mon augmentation et sur mes fonctions. Maintenant, il faut que je passe par mon n+1 pour évoquer des sujets brûlants. Moi je suis bonne pour pisser dans un violon maintenant ou coller des étiquettes sur des classeurs. Bah oui, mon n+2 sait que je dois m’absenter régulièrement pour pallier aux grèves de la crèche et aux visites à l’hôpital. Il s’adapte, c’est de la faute à personne, on va dire …
Mon n+
Ma n-1 ne veut plus travailler dans mon équipe. Elle remue ciel et terre pour quitter le service. Elle ne supporte plus qu’ « on lui donne des ordres » !
Mes n-2 en Chine ont été éconduits par mon n+3 : trop chers, je peux faire le travail à leur place (bah oui, une Miss Line vaut 10 petits chinois sur le marché de l’emploi : vive la mondialisation !)
Alors aujourd’hui je me sens regonflée dans mon ego. Et oui, au-delà du salaire qui, je réalise, ne devrait pas faire des avancées fulgurantes dans les années à venir si je reste à l’Usine à Gaz, j’ai aussi besoin de donner du sens à mon travail et cela passe par les responsabilités et la reconnaissance.
Alors, je suis super fière de devoir préparer aujourd’hui la réunion qui aura lieu en fin de journée.
Le sujet est sérieux, les enjeux importants. Elle se déroulera à la crèche du Lardon, et celle-là, pour rien au monde je n’aurai envie de la manquer !
Ahh ahh, Usine à Gaz, tu m’auras apporté l’amour, tu m’auras aidé à remonter la pente, tu m’aideras sûrement à me donner l’élan et le courage nécessaire de donner un autre sens à ma vie professionnelle ... continue comme ça, je suis bientôt mûre pour cela !
photo chipée sur Flirck chez keyjel









