18 juin 2009
Autour de la planche à repasser
Quand je repasse, en général, je râle.
Bah oui, c’est comme ça, il y a des tâches ménagères qui relèvent de la corvée. Heureusement
Alors l’autre jour, mon chéri s’est ému devant l’amoncèlement de linge qui m’attendait près de la planche.
Il a tenté une fois ou deux de m’aider. Mais je ne suis pas la reine des quiches pour rien, moi, le voyant peiner à faire des plis sur un tee-shirt, j’ai vite conclu que le repassage, c’était « ma » partie (au même titre que la poussière c’est la sienne, par exemple).
Là, il m’a proposé une autre solution, radicale cette fois-ci : « bah le ligne, tu pourrais le plier et le mettre comme ça dans les placards, ça se verra pas que ce n’est pas repassé » (naïf avec ça, mon homme !).
Alors pour couper court à ces solutions qui n’en sont pas, à mon humble avis, je lui ai répondu :
« c’est pas grave mon chéri, je râle mais préfère largement passer une heure à repasser plutôt que d’imaginer de sortir avec des vêtements fripés. Considère que c’est mon côté maniaque du repassage qui ressort » (oui, oui, je vais me la faire ma séance avec Sigmund !!!)
Et là, mon chéri avec un soupir plus que satisfait m’a répondu : « ah bah si ça te vas, alors, ça me va », content d’avoir dégoté LA maniaque du repassage !
Et là, j’ai comme eu l’impression que le bonheur conjugal pour un homme se résumait essentiellement à avoir auprès de soi une bonne petite femme d’intérieur …
(et je ne peux même pas en vouloir à belle-maman qui a éduqué son garçon avec toute la conscience féminine qu’on pouvait avoir en 68)


