De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

31 décembre 2007

Une comparaison qui décoiffe

J'applique depuis quelques temps certaines de mes "bonnes résolution", en l'occurrence, je tente de m'occuper d'avantage de moi et donc ai décidé de passer un temps fou dans la salle de bain chaque jour à me passer des crèmes sur le corps, à me parer de jolis apprêts et à me dorloter.

Ce temps paraît parfois long pour mon entourage, semble-t-il. Alors, je  vois régulièrement en débarquer un pour voir "où j'en suis". Les filles s'y mettent aussi quand elles sont là. Mistinguette l'autre jour est donc venue timidement m'observer dans mon rituel et retrouver avec moi un peu de complicité féminine (elles adorent quand leur papa part en vadrouille et qu'on se retrouve "entre filles", comme par volonté de se définir à contrario de nos homologues masculins). Je ne dis rien, donc et l'observe, tout en démélant ma chevelure de plus en plus longue et indomptable.

Elle se décide donc au bout de quelques minutes à briser le silance qui règne dans cette petite pièce que j'aime tant :

- "Tu ressembles à Fiona comme ça !"

Là, j'ai failli m'étouffer :

- " LA Fiona de Shreck ?

-  oui, c'est ça !

- Mais elle n'est pas aprticulièrement jolie avec son nez en patate et ses hanches rebondies ? Aurore ou Cendrillon sont quand même plus jolies, tu ne trouve pas ? ai-je tenté de lui expliqué, déjà déconfite par cette comparaison.

A ce moment-là, elle s'est rendue compte que ce qui était à ses yeux un compliment, a été perçu négativement. Espérant tout de même ne pas trop froisser ma Mistinguette préférée, je tente malgré tout de conserver une certaine dignité et n'ose même plus regarder mon reflet dans le miroir : tous ces efforts pour améliorer mon image seraient-il vains ?

Mais la petite fille s'est rendu compte de l'ambiguïté de ses propos :

- Tu sais Miss, tu es très jolie, et puis toi tu n'es pas grosse, en tout cas, pas au point de Fiona ! C'est juste que tes cheveux ressemblent aux siens, je trouve."

J'ai feins d'être rassurée et ai lâché ma brosse pour faire diversion et la guider vers ses jouets.

En tout cas, elle m'a aidée, la Mistinguette : j'hésitais encore il y a quelques jours, mais désormais, je n'ai plus de doute. Je vais vite fait bien fait tenter de trouver un bon coiffeur qui s'occupera de ma tignasse afin qu'il n'y ait plus aucune possibilité de comparaison avec la compagne de Shreck !

(enfin, j'ai déjà trouvé quelques points communs entre mon compagnon et celui de la Princesse de dessin animé, peut-être qu'il y a une part de vrai dans ce qu'elle a dit, mine de rien !)

 

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28 décembre 2007

Des petits poneys et autres pantoufles à fanfreluches

Quand les filles sont là, il y a toujours des petits poneys qui sèchent sur le rebord de la baignoire.

Quand les filles sont là, il y a toujours deux gobelets en plastique qui traînent sur le bord de l’évier de la cuisine avec un fond de « tipic » ou de sirop rouge.

Quand les filles sont là, il y a dans les placards de la cuisine des trucs suspects du type gâteaux apéritifs en forme de monstre, ou des céréales multicolores.

Quand les filles sont là, il y a toujours des pantoufles à fanfreluches qui traînent sous le canapé et des chouchous dans tous les coins.

Quand les filles sont là, il y a des caprices, des pleurs, des rires et des bonnes blagues à longueur de temps à la maison.

Quand les filles sont là, on n’a pas une minute à nous, mais c’est parce qu’on savoure leur présence.

Quand les filles sont là, on culpabilise de consacrer toute notre énergie pour elles.

Mais leur amour justifie tout ce remue-ménage, cette tornade qui nous laissera encore une fois sur les rotules.

spaceball

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Restons groupés !

J'ai beaucoup de mal à suivre le rythme ces jours-ci. Un sacré challenge est à relever par mon homme et moi. En effet durant quelques jours nous avons troqué notre rythme de couple fusionnel pour celui de gentils organisateurs d'activités pour ...

les deux filles

belle-maman

les deux chiens

... et je crois bien que l'on sera sur les rotules à la fin des vacances scolaires !!!

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27 décembre 2007

Le goût des autres

Comment faire partager son goût pour la lecture ?

Le « goût pour la lecture » ... déjà là, j’ai l’impression encore une fois d’atteindre le snobisme. C’est comment lorsqu’on me demande où je suis née, je réponds vaguement « en région parisienne » mais soit mon interlocuteur s’offusque de ce flou volontairement énigmatique, soit, moins subtilement, il me demande de préciser. Et quand je réponds, résignée « Neuilly sur Seine », je sens souvent une gêne qui me paraît pourtant bien injustifiée.

Pour la lecture, il en est de même. Je pense pourtant avoir une ouverture d’esprit assez éclectique. Certes, il y a quelques années encore, je pouvais dévorer un Starobinski en une nuit mais comme j’aime découvrir, je reste ouverte à tout type d’ouvrage : j’ai même lu un San Antonio cette année (et ai bien apprécié ce style qui pour moi est novateur, et oui, je découvre l’argot seulement maintenant, comme quoi, la culture s’acquiert progressivement, pour ceux qui en doutaient encore, ce n’est pas un don du ciel !). J’ai la chance de pouvoir me laisser guider par mes envies et conseils de mon entourage.

Alors, j’étais très heureuse de pouvoir avoir « carte blanche » quant à l’achat de quelques ouvrages pour une bibliothèque. Je n’ai pas voulu pour une première fois acheter trop de livres. Quatre suffisaient pour un premier test : un livre « témoignage ». Habituellement, je n’aime pas trop ça, je trouve souvent cela inutile, mais aux vues des lectures des usagés du métro, cela se vend bien. J’ai observé quelqu’un qui soupirait en lisant la quatrième de couverture d’une biographie de France Gall ce matin, c’est pour dire ! Ce livre de All Gore, prix Nobel de la Paix, tout de même, cette année.  La formulation n’est pas très heureuse, me semble-t-il, parce qu’il y a neuf chances sur dix que ce monsieur ait fait appel aux talents de ce que l’on appelle de façon méprisante, et injustifiée à mon goût un « nègre ».Je trouve cela encore bien dommage .. L’écologie, en plus d’être une cause à laquelle j’adhère totalement, semble être « tendance » :bah oui, il faut être à la mode pour être écouté, j’ai même découvert que sur Gulli, chaîne télévisée dédiée aux enfants, passaient en boucle des clips vidéo du type « protège ta planète », moi, j’avoue boire du petit lait quand ça passe et que les filles chantonnent le refrain .. j’aurais tendance à vouloir les influencer sur ce thème-là.

Puis un autre, toujours dans le soucis de « ratisser large », numéro un des ventes dans le genre « bien-être », soin de soi, dont j’avais lu un extrait et qui semble, si l’on applique les préceptes expliqués dans cet ouvrage, permettre d’améliorer son style de vie et sa santé. Je pensais que cela ne pourrait être que fédérateur !

Un roman à l’eau de rose d’un auteur français populaire et pour finir, L’élégance du hérisson.

Une vraie catastrophe ces choix de livres. J’ai bien observé : personne n’en a réservé un. J’ai même tenté de faire de la publicité pour ces nouveautés à quelques personnes intriguées de voir de nouveaux ouvrages. Rien n’y a fait, c’est soit « pas intéressant », soit « trop compliqué »… Bref, seul un livre a été emprunté, il s’agit de L’élégance du hérisson … par moi ! (oui j’avoue m’être quand même fait un peu plaisir en achetant un ouvrage que j’avais très envie de lire). Je me délecte à lire ce roman. J’aime bien l’écriture de son auteur dont j’ignorais l’existence jusqu’à présent, j’aime ses références culturelles qui sans devenir prétentieux participent amplement à l’esthétisme de la narration, j’aime ses personnages, faussement banaux. Je prends du plaisir à lire ce livre, j’aimerai tant que dès que je l’aurai rendu à la bibliothèque, il soit de nouveau emprunté et qu’il passe de mains en mains et qu’il permette à quelques personnes de prendre quelques instants de plaisir à sa lecture.

Cette problématique du plaisir de lire et de la transmission de ce plaisir qui m’est si difficile, j’en suis directement confrontée : autant depuis toujours j’ai été entourée de livres et de lecteurs (ah la bibliothèque de mes parents, et le rituel d’achat de livres pour moi avec maman chez Decitre … ça m’a quand même aidée dans ce sens-là), autant aujourd’hui je vis sur ce point-là avec un extra-terrestre : mon homme n’avait aucun livre chez lui avant que je ne m’installe (depuis l’équilibre est rétabli !) et visiblement, ce n’est pas dans sa culture du tout. En fait, c’est vraiment un monde que je découvre, intriguant !

Pourtant hier soir j’ai eu un moment de bonheur intense : la Crecre a lâché un film qui n’était pas franchement pour son âge pour venir me rejoindre dans mon lit. J’ai éteint la télé et elle m’a demandé de lui lire un des livres que le Père Noël lui avait offert. Elle s’est endormie dans mes bras, rêvant sûrement de l’histoire du petit sapin qui aurait tant aimé être paré de mille lumières pour la soirée de Noël. Si je pouvais au moins transmettre ce plaisir qu’est la lecture à une personne, je serai si heureuse …

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17 décembre 2007

Le bonheur pour MON pré !

C'est fou comme dans la vie, il faut se battre. Notre environnement peut être parfois si hostile qu'on en devient pugnace.
Chez moi, ce n'est pas un choix. J'aurai même eu tendance auparavant à me laisser piétiner dessus de peur de froisser des susceptibilités.

Alors j'apprends à exprimer mes opinions et à ne pas me faire bouffer le peu d'herbe verte que j'ai sous les pieds.

Parfois même, cela va au détriment même de mon cher et tendre, comme pas plus tard que ce matin, il me demande une feuille d'OCB pour rouler son clope : il a failli partir avec le paquet et me laisser en rade pour une bonne partie de la journée. Je l'ai retenu, il a eu sa feuille et pas plus … j'ai cru un instant que j'étais une pure égoïste, et ma culpabilité légendaire a failli prendre le dessus. Sauf que là, ça n'a pas marché.

Pas plus que chez le gynéco l'autre soir.

J'explique :

Je vais chez le gynéco relativement confiante (je le suis quand je sais ce qu'il m'attends : c'est pas trop compliqué pour eux, tout de même : informer, agir et proposer : c'est tout ce que je leur demande : à raison de 50€ par séance et ce x fois en 2 ans … je crois être en droit d'obtenir au moins ça !

Ce rendez-vous ne devait être qu'une formalité pour me donner le sésame pour engager une PMA.

Et bien, lui n'avait pas tout à fait ça en tête ce jour-là.

Déjà il commence "j'allais vous appeler" : ça sert à rien de dire ça, mon gars : je suis là, et c'et moi qui ai pris ce rendez-vous, jusqu'à preuve du contraire. (bon je ne lui ai pas dit ça, mais j'aurai pu .. avec un peu plus de pugnacité !). "Vous avez une mycose, il faut la traiter, mais ce n'est pas grave".

Je sais que ce n'est pas grave, je sais même d'où elle vient (vous ne pourrez pas me croire, mais c'est de la faute en quelque sorte de la sorcière : ses filles sont venues plusieurs fois avec la galle, j'ai attrapé la galle et grâce à ça également une mycose…je reste calme sur le sujet, on dira que c'et de la faute à "pas de chance" … ).

J'embraye vite sur le sujet qui m'intéresse : les résultats des derniers examens dont l'hystéro et les démarches à suivre pour les semaines à venir.

Il tourne autour du pot : après avoir fait toute une batterie d'examens, il semblerait que je n'ai aucune cause rédibitoire pour avoir un enfant. Tout fonctionne, certes de façon un peu poussive, mais tout fonctionne (j'ai besoin de me le répéter pour intégrer l'info quand même).

Donc il commence à m'amener progressivement vers le fait que sans PMA je pourrais un jour tomber enceinte.

Je lui rétorque que ça fait quand même 2 ans qu'on y travaille avec mon homme et qu'on commence à trouver le temps long.

Il change donc en quelques secondes son fusil d'épaule et me propose de faire une autre hystéro, cette fois-ci sous anesthésie générale pour placer une caméra dans mon bidon, au dessus de mes ovaires. J'ai cru, là, avoir un arrêt cardiaque. D'autant plus que voyant ma mine déconfite, il bafouille limite distinctement que cet examen risquait de ne rien apporter de nouveau.

Je refuse donc catégoriquement. Je ne suis pas hypocondriaque, je souhaite juste avoir un enfant !

Je sens qu'il me serrerait bien la main après avoir reçu son chèque de 50€, mais moi, je n'ai pas envie d'en rester là.

Je lui demande un peu sèchement ce que l'ON fait maintenant ? Il re-tâtonne sur la PMA en me trouvant tous les inconvénients de la terre sur la lourdeur de ce protocole, me dit que mon infertilité passagère serait peut-être d'ordre psychologique (là, j'ai cru m'évanouir, mais ce n'est pas moi qui accélèrerait le processus de divorce de mon homme, alors s'il s'agit bien de cela, je craint être ménopausée avant que ce jour de grâce advienne : il n'est pas question de programmer bébé par rapport à ça !) : ce discours, je n'ai pas attendu qu'il m'en parle ce soir-là pour imaginer vers où je vais. C'est même lui qui m'en a parlé la première fois il y a deux ans (deux ans de perdus d'un point de vue strictement médical, au passage ..) alors, le sujet, je l'ai retourné dans ma petite tête plus d'une fois (et mes insomnies, elles viennent d'où, patate ?), je les ai aussi souvent évoquées avec mon homme et c'est bien en couple et individuellement que nous avons pris la décision d'assumer cette PMA.

Je lui expose. Il comprends bien que c'est sans retour..

Il me dit qu'il me reverra le jour où je serai enceinte, qu'il ne se fait pas de souci pour moi, qu'on va y arriver… et me propose de me préparer mon dossier et une adresse qu'il me recommandera.

Bizarrement, je n'avais plus de chèque sur moi : je lui ai proposé de lui remettre dès que je pourrais prendre possession des éléments qu'il me doit, non mais !

Je n'aime vraiment pas hausser le ton. Ca me coûte … mais aujourd'hui, j'ai des objectifs et n'ai pas l'impression d'avoir à les justifier. Alors s'il faut se battre, je le ferai, rien que pour pouvoir profiter de mon petit coin d'herbe avec ceux que j'aime !

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13 décembre 2007

Conspiration dans la torture

11h30 : dentiste

18h00 : gynéco

Si c'est pas du bonheur !!!!!!!!

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Une vraie princesse

Avec mes airs de dure à cuire, je ne pensais pas être sensible à ce genre d'attention mais mon chéri avait bien décidé de m'offrir un joli bijou cette année pour Noël.

Alors on est allé une fois, puis une deuxième fois regarder les merveilles derrière les vitrines.

Et puis le choix c'est fait naturellement : cette bague qui brille me va à ravir, paraît-il ! Adopté !!! Et le petit collier assorti ? Mon homme ne me laisse même pas le temps de m'exprimer (et Dieu seul sait, quoi que .., qu'en général je dégaine vite de la parlotte) il dit solennellement à la vendeuse : "mettez le collier avec".

Je reste interdite (comme quoi, il y en a qui arrivent à me faire taire !). En fait, je suis super émue d'avoir ces jolis bijoux mais surtout qu'ils soient offerts par mon amoureux.

J'aurai l'air d'une vraie princesse avec et ce malgré mes dénigrassions de toujours de ne pas vouloir entrer dans certains stéréotypes féminins … Maintenant j'assume voire je le clame !

Merci mon chéri, d'être à tes yeux une princesse !!!!

(au fait : gros dilemme : dois-je vraiment les remettre dans la boîte et sous le sapin pour faire croire que c'est l'œuvre du Père Noël ?)

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10 décembre 2007

Pauv' quiche !

Dimanche soir : comme d'habitude je fais une quiche pour anticiper le repas du lendemain.

Mais ... comme d'habitude, le bon vieux copain passe à la maison vers l'heure du dîner,

Et .. comme d'habitude, on entame la quiche "juste pour goûter",

Alors .. comme d'habitude, il ne reste déjà plus que la moitié de la quiche à amener au bureau pour le déjeuner,

Evidemment .. comme d'habitude, un petit creu de 11 heure fini d'achever la fameuse quiche tant apréciée !

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Le Père Noël a fait ses emplettes !

  Rien de mieux que de commencer le week-end en s'acquittant d'une mission ô combien réjouissante : les achats de Noël.

Après des mini-angoisses du type : "mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir trouver à Machin ?" ou "c'est trop tard pour recevoir le truc pour Bidule sur internet d'ici le 24…" alors cette année, je ne me concentre que sur les enfants, les adultes attendront un petit peu.

Nous avons attendu l'ouverture des magasins et parcouru les rayons des jouets pour filles :

Nos bras étaient chargés de boîtes roses à paillettes : tout ce qu'elles aiment ! Des jouets pour se projeter dans l'univers de leurs personnages préférés, des ailes de fée pour nous faire un spectacle digne de ce nom, des bulles à savon géantes, un cerf-volant, des livres à foison, une licorne en peluche pour accompagner les rêves, un métier à tisser pour faire des bracelets en perle afin de se croire un peu star, et même une machine à faire des barbes à papa !

Il était aussi indispensable de trouver un cadeau pour Monsieur Chien : les filles ne comprendraient pas pourquoi le Père Noël l'aurait oublié cette année !

Alors après avoir reluqué les boîtes dans tous les sens, nous nous sommes armés de scotch, ciseaux, rubans et papier cadeau et avons emballé tout ça dans la joie et les rires.

Le sapin attendra l'arrivée des filles pour être décoré, c'et mieux ainsi !

La magie de Noël devrait encore opérer (sauf si le Grand Secret était dévoilé ou si une bagarre au somment éclatait pour cause de discrimination due au fait que la licorne elle n'est pas pour les deux …)

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07 décembre 2007

Chronique d'une nuit sans sommeil

Je commence la dernière journée de travail de la semaine et je tiens à peine debout. J'ai dormi deux heures et demi cette nuit.

Comme à l'accoutumée, je prends ma douche vers 20h30. Ce moment de détente me permets de me laver de ma journée et me prépare à une nuit de sommeil. Cela tenait de l'exploit que je puisse la prendre aussi tôt puisque même après la journée de travail, nous avons le courage d'aller arpenter les rayons du supermarché du coin et de s'engouffrer dans les embouteillages.

Mon chéri me donne la télécommande. J'ai compris, lui va s'écrouler. Ravie, je regarde une émission sur l'art Sumérien puis Le Bateau Livre.. éléments idéaux pour m'assoupir sereinement.

20h30 : réveil en sursaut : "oh, tu l'éteints la télé ?" me dit l'ours mal léché qui roupille à mes côtés. Je m'exécute en baragouinant que le ton étais limite désagréable et me retourne pour retourner dans mes rêves.

Mais là, impossible. Je me laisse envahir par mes préoccupations. Et les larmes coulent. Non stop. En silence. Je n'ai pas envie de le réveiller et d'évoquer le sujet à cette heure-ci.

Alors les pensées se bousculent : son divorce, notre futur bébé, l'hystéro, la PMA, la soirée de Noël, les paroles de belle-maman, mon isolement, … : tout ! Je n'arrive pas à stopper les larmes.

23h48 : je décide enfin de me lever. Je ne suis plus à cinq minutes près. Il faut que je descende. Une clope et un verre de jus de fruit me calmeront.

J'entends Monsieur Chien gémir dans son panier. Lui aussi, il a un coup de blues ? Je vais le voir pour le réconforter. Je n'y arrive pas. Mais je renonce.

Minuit passé, je retourne me coucher. C'est si bête d'avoir eu l'occasion de m'endormir tôt et d'avoir passé si bêtement le cap de minuit …

Et je continue à tourner dans le lit, à psychoter aussi. Il faudra que je parle à mon homme rapidement. Je ne suis pas sûre de pouvoir assumer la PMA dans les semaines qui viennent. Je me sens trop fragile, pas assez en forme pour vivre une grossesse sereinement en assumant en parallèle ce divorce qui pourri de plus en plus. Je ne sais pas, j'hésite. Je vais sûrement laisser passer les fêtes.

Les heures tournent. Je sais que je ne m'endormirai pas avant 1h00. Puis C'est 2h00 que je vois passer. Je commence à compter les heures potentielles de sommeil qu'il me reste. Je sais que mon repos est foutu.

3h00, j'entends de nouveau Monsieur Chien gémir. Je sais qu'il m'appelle. C'est dommage, je pense que j'étais enfin en train de m'endormir. Mais je me lève précipitamment : il n'a pas à subir ma flème. On se connaît tous les deux : quand il gémit la nuit, c'est qu'il n'est pas bien. Il m'a fait des coups de Trafalgar, une fois ou deux, mais généralement, c'est pas du pipeau : il doit être malade. Dans ma précipitation, j'entends mon homme maugréer. Je lui dis "t'inquiète, je m'en occupe" en quittant une fois de plus la chambre.

J'enfile mon peignoir et mon manteau au dessus de ma nuisette et prends Monsieur Chien dans mes bras. Nous descendons tous les deux dans la rue. Bien sûr, il pleut. C'est la totale. Je m'en fous : effectivement, il avait vraiment besoin de sortir, et moi j'aime bien me balader dans les rues à ces heures indécentes : la ville est à moi. Nous remontons tous les deux un peu plus sereins. Je le remets dans son panier et le laisse s'assoupir enfin.

En remontant dans la chambre, la voix de mon homme est plus distincte : "tu m'as ramené à boire ?" Bah non, je n'avais pas entendu. Il me demande pourquoi je me suis réveillée. Je lui réponds que je ne dormais pas. Il me dit :"quoi, à 3h00, c'est du n'importe quoi !" Je reste interdite, : qu'est-ce que je peux y faire ? Il me demandait justement hier matin pourquoi je ne prenais pas de somnifère, j'ai vraiment des nuits et un sommeil très agités. J'ai toujours connu ça. Je ne veux pas de médicament.

Des larmes de fatigue coulent encore un peu. Mais je suis pleinement réveillée. J'entends son souffle à mes côtés. Il me prend machinalement dans ses bras. Je commence à m'apaiser.

4h42. C'est la dernière fois que je regarde le réveil cette nuit. J'ai enfin réussi à m'endormir. Mais c'est trop tard. La fatigue sera quand même là le lendemain. Le sommeil m'a juste permis de calmer mes pensées.

7h00 le réveil sonne. Il me réveille. Exceptionnellement mon homme se lève avant moi. Lui aura dormi 10h cette nuit. C'est bien. Moi 2h15 environ …

Je suis complètement cassée, vidée. Même les mots et les gestes sont effort. Aujourd'hui je ne suis pas tout à fait sur la même planète que mes congénères. Je ne souhaite qu'une chose, c'est avoir relativement la paix. C'est décidé, je vais prendre plus soin de moi…

Posté par Miss Line à 10:47 - Chanson pour Pierrot - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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