De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

29 novembre 2007

Arrête de rêver !

Il n'y a pas une semaine où je ne remets pas ma grande carrière en question.

J'aime bien mon boulot, les conditions y sont agréables, j'arrive même encore à m'enflammer pour pas grand chose, c'est pour dire à quel point je me sens impliquée, mais …

Mais j'aurai aimé faire un métier grâce auquel je transmets du savoir :

Je voulais faire "maîtresse".

Mais j'aurai aimé faire un métier manuel au contact de la matière, de la nature :

Je voulais faire "fermière".

Mais je voulais faire un métier qui fait du bien à ceux qui en ont besoin :

Je voulais faire "sophrologue".

Mais je voulais faire un métier créatif :

Je voulais faire "écrivain".

Peut-être faudrait-il arrêter de me battre contre des moulins à vent, ne pas atteindre la frustration, accepter la situation actuelle et se faire une raison. Prendre sa paie et attendre la retraite ?

Mais j'aurai aimé être moins utopiste. Mais ça ne serait plus moi.

Alors je continue à rêver. Ca me permets de laisser une fenêtre ouverte pour le jour où j'aurai fait un choix, où je trouverai du courage sûrement aussi. Peut-être ou peut-être pas d'ailleurs, parce que je me laisse le droit d'avoir d'autres rêves, d'évoluer.

Je veux juste pas étouffer et continuer de rêver …

il ne faut jamais lâcher la main à l'enfant qu'on a été

Posté par Miss Line à 12:24 - A la belle de Mai - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 novembre 2007

A la limite de la normale

J'y suis allée, faire mon hystéro.

J'avais hâte en fait, à force de trépigner depuis des jours.

L'attente fut longue, à l'image de celle qui m'accompagne à chaque démarche : des heures perdues à réfléchir, rêvasser, lire dans ces foutues salles d'attente.

Cette fois-ci, j'ai rencontré une femme, Aïcha, une Kabylle qui avait peur de cet examen : "Je vous entends dire que vous allez passer une hystéro. Vous n'avez pas trop peur ?"

Si, mais si vous me stressez encore un peu : je fuis. Je lui raconte pourquoi je le fais. Elle me dit qu'elle a cinq enfants. Qu'il faut que je prenne notre rencontre comme un bon présage pour moi, que l'enfant viendra. Peut-être cinq comme elle même ! Non merci ! Elle trouve que j'ai du courage. Je ne sais pas.

La jeune femme qui me prend en charge dans la salle de radiologie est douce et gentille. On parle, on plaisante, elle m'explique pour désamorcer l'aspect rédhibitoire de cet instant de ma vie. J'ai confiance en elle. Je n'ai pas le choix, je suis encore une fois allongée, les jambes écartées, à moitié nue à la merci d'inconnus. J'en ai marre de cela. J'ai encore un examen à faire cette semaine. J'en ai assez de voir mon vagin à ce point sollicité !

Une femme plus mûre arrive dans la salle. Elle a de la classe et semble sûre d'elle. Elle met ses gants en plastique. Je joue la décontraction mais je l'observe tout de même. Ca va être "rapide". Tant mieux.

Elles m'expliquent en chœur. Je vais avoir mal. C'est sûr. Peut-être même pendant quelques jours. Je vais même saigner. Il faut injecter un produit pour que mes trompes soient visibles à la radio et redresser mon utérus.

J'ai eu mal quelques secondes. Ca a été bref. Effectivement, la rapidité et la dextérité de cette personne m'ont permis d'être rapidement soulagée. J'ai senti une douleur diffuse m'envahir pendant quelques secondes. Ne sachant pas si elle n'était que de passage où elle s'installait.

J'avais envie à cet instant que mon amour me tienne la main. Il s'angoissait au bureau, attendant de mes nouvelles.

Mais je n'ai pas eu mal longtemps. Je me suis rapidement nettoyée, rhabillée, un peu engourdie par l'effort, fatiguée par la douleur et groggy par l'événement.

Et il a fallu attendre les résultats. Je me suis assise de nouveau dans cette salle d'attente. Ca y est, c'est fait et j'espère ne pas avoir à refaire cet examen avant la ménopause !

J'ai appelé mon homme. J'étais si fatiguée. Pourtant je lui ai dit que ça allait, que je pourrais rentrée seule. Je n'avais pas envie de le précipiter, de le savoir traverser l'Ile-de-France en panique pour me ramasser à la petite cuiller.

Alors, l'immense enveloppe contenant les radios à la main, j'ai quitté la clinique et attendu longuement un bus dans le froid et la nuit qui s'installait. J'ai lu le compte-rendu médical. Je n'y ai pas compris grand chose. Juste ces mots en gras qui servaient de conclusion : "à la limite de la normale". Décidément, je suis limite partout !

Lorsque je suis rentrée, la maison m'accueillait. Mon homme venait de rentrer. Il n'a pas pu rester au bureau, ne pouvant pas se concentrer sur autre chose, je pense. Je me suis retrouvée dans ses bras. Que ça fait du bien !

Pendant encore vingt-quatre heures, je me suis sentie globalement fatiguée mais mon vagin, mon utérus et mes ovaires ne m'ont plus fait souffrir. Ce la m'a soulagé.

Il paraît que c'est le moment le plus douloureux physiquement de ce parcours du combattant pour être enceinte. C'est derrière moi. Je suis juste usée par tout cela. Je voudrais que ça se termine. J'aurais tant aimé vivre cette période avec plus de joie que d'accompagnement médical…

Posté par Miss Line à 13:31 - En cloque - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 novembre 2007

Suposition du Suppositoire

Ah bah en v'la une question qui restera sans réponse :

Comment s'injecter un suppositoire (vous m'enviez, n'est-ce pas ?) une heure avant l'hystéro sachant que j'ai au moins 1 heure 15 de transports qui m'attendent pour faire mon hystéro ? (et bien évidemment si mes chers amis de la RATP trouvent soudainement leur travail moins pénible d'ici là)

A - Le mettre 1h30 avant et ne rien dire

B - Le mettre dans le bus

C - Arriver 1h avant l'examen, trouver des toilettes et attendre

D - En l'avalant ça fait le même effet ? 

Posté par Miss Line à 08:58 - En cloque - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2007

L'hystéro me rend déjà hystérique

Lorsque j'ai créé mon blog il y a presque 3 ans je ne pensais pas qu'il prendrait cette tournure.

Pourtant je suis relativement philosophe.

Il avait un titre prédestiné puisque j'étais déjà convaincue que l'avenir, on peut s'y préparer sans être totalement certain de son déroulement.

Ce blog m'accompagne aussi dans les durs moments de ma vie. J'ai couru après un boulot : j'en ai un maintenant. J'ai même rencontré l'amour depuis ! Du chemin a été parcouru …

Je me rends compte que ces derniers temps il est beaucoup empreint d'impatience. Celle de devenir mère à mon tour. Et cela n'est pas si évident pour moi. Et j'ai découvert un monde dont j'ai longtemps entendu qu'un lointain écho, celui du parcours du combattant pour tomber enceinte. Aujourd'hui je suis en plein dedans et j'ai décidé que mon blog servirait à ça aussi : à m'accompagner dans ce bout de chemin.

Je vais continuer dans cette route d'écriture un peu pour moi, pour pouvoir exprimer les sentiments que j'ai à chaque étape, peu être pour recevoir un peu de votre amitié aussi mais aussi et surtout pour communiquer sur le sujet. Je me rends compte que ce problème touche énormément de femmes et pourtant jusqu'à présent cela m'étais très obscure. Car autant que nous avons appris, nous les femmes, à taire les douleurs des règles en silence, autant ce sujet me paraît être tabou. Et pour avoir vécu (et vivre encore un peu) au delà des angoisses et galères que cela puisse procurer, la procréation médicalement assistée reste elle aussi un sujet obscure. Alors je vais utiliser mon blog pour raconter mon parcours. Il ne fera pas office de légion, il sera à l'image de mon blog, juste un peu de moi.

J'ai donc pris cette décision d'écrire ces quelques lignes la semaine dernière, après mon dernier rendez-vous chez on gynéco. Après 19 mois d'essais infructueux, il était grand temps de se rendre à l'évidence : je vais avoir besoin d'un coup de pouce de la médecins pour tomber enceinte. Je suis sortie du cabinet à la fois effondrée d'entendre ceci malgré le fait que j'ai bien eu le temps de m'y préparer mais aussi avec une note d'espoir parce que je sais que malgré les embûches ce chemin devrait être parsemé de fleurs dans quelques mois … J'ai donc quitté le cabinet du médecin avec une idée en tête : affronter chaque obstacle de face et les surmonter uns à uns en ayant la ferme intention de ne plus perdre de temps, jugeant que j'en avais assez perdu comme ça et sachant qu'à chaque mois infertile qui passe, c'est un peu de mon moral qui est entamé.

Alors, la nouvelle étape consiste à faire une hystérographie. Ou pour être plus dans le coup "une hystéro" sur mes trompes de faloppe (que ces mos sont laids, c'est un concours ?). On m'avait prévenue, l'examen est douloureux, il me faudrait prendre une journée de congé pour m'en remettre. Déjà, j'ai tenté d'éviter d'appréhender cet examen, je fais abstraction. J'ai jamais eu peur ni des piqûres ni de me faire opérer. Et je me raisonne en me disant que je suis en bonne santé et que c'est "pour la bonne cause". J'essaie aussi de faire abstraction de mes jours de congés que je vais prendre par anticipation et commencer à me faire à l'idée que ce ne sera pas encore sur l'été 2008 que je mettrai un joli maillot de bain deux pièces sur une plage des Antilles .. c'est pas grave, "c'est pour la bonne cause" !

Déjà, pour prendre rendez-vous, il faut jongler : "à faire tout de suite après la fin des règles". Alors en fin de semaine dernière, j'ai bien dégusté. Elles étaient bien là, les salopes. Bien rouges, bien douloureuses, bien envahissantes. Prévisible. Je résiste. Je profite pour prendre rendez-vous par téléphone. Déjà là, il a fallu jongler parce que bien évidemment, il est hors de question que mes collègues soient au courant de ces événements qui aujourd'hui ne les regarde pas. Alors j'ai attendu qu'il n'y ait personne dans les parages pour appeler le centre de radio de ma commune. La bonne-femme pas aimable. On est en période de grèves mais quand même. Je suis exigeante : je veux un rendez-vous rapidement. Je lui explique, bien qu'elle ait plus l'habitude que moi de ce processus. Elle me dit d'un ton désabusé qu'elle n'a pas de place. Puis, parce que je commence à gueuler à l'autre bout du combiné qu'il est hors de question que je laisse passer un cycle supplémentaire rien que pour cet examen, elle débloque miraculeusement un rendez-vous pour jeudi. Je souffle enfin. Mais elle me glisse qu'il faudra impérativement que je passe samedi matin chercher une ordonnance. Il y a un traitement à prendre. Nous finissons donc par nous entendre, ai-je cru, et je raccroche contente presque de pouvoir me faire torturer les trompes !

Samedi matin, mon emploi du temps ne tourne qu'autour de ça. Mon chéri tente de me suggérer de prendre Monsieur Chien avec moi pour qu'il fasse autre chose que le tour du quartier. Je refuse, d'humeur limite due à ma fébrilité. Je ne veux pas de Monsieur Chien avec moi. Il sent trop quand je stresse et stressera avec moi, ce qui ne m'aidera pas. Alors vers 9 heures (parce que je n'en pouvais plus d'attendre) je m'en vais d'un pas décidé vers ce centre de radio. Il fait très froid. Les trottoirs sont glissants et les quelques étendues de pelouse couvertes de blancs. Le tram ne fonctionne pas, les conducteurs sont en grève parce que la pénibilité de leur travail ne serait pas prise en compte dans la nouvelle loi sur les retraites. Et moi, du coup, je suis congelée sur place par le vent glacé qu m'empêche d'avancer. Arrivée au centre, je me dirige vers le guichet où se trouve une femme faussement blonde et visiblement vulgaire :

- "Je viens pour chercher l'ordonnance de l'hystéro pour laquelle j'ai rendez-vous jeudi prochain

- Vous êtes diabétique ?

- Non, j'ai juste des antécédants mais mon taux de sucre est normal.

- Des allergies ?

- Oh, juste à l'aspirine, mais c'est tout.

- Attendez, je reviens."

Elle part dans l'arrière boutique sans même avoir poser encore le regard sur moi et reviens dans la minute :

- "Tenez, je vous rends vos papiers. On ne fera pas votre examen.

- Et pourquoi ?

- Parce que vous avez signalé une allergie et qu'on ne sait jamais, l'hystéro peut mal tourner avec les produits qu'on vous injecte, et nous on prendra pas le risque de vous prendre en charge. Allez donc dans une clinique ou un hôpital."

Et là, ça a été plus fort que moi. Non, elle ne pouvait pas me faire ça ! C'est trop con ! J'aurai mieux fait de me taire avec mon allergie qui date de Matusalem ! Et je crise : pourquoi elle me fait ça. Elle s'en fout la blondasse de mon désir d'enfant, de cette attente qui me bouffe, de ce que ça engendre de crainte, de doutes, de pleurs… Je claque la porte après l'avoir traité de conne. Et je retourne chez moi, en pleurs. C'est trop ou c'est le début, je ne sais pas. Mais si c'est rien pour elle, c'est beaucoup pour moi. Comme la petite goutte d'eau qui fait que là, les larmes, je n'arrive plus à les contrôler. Et je suis dans le froid, comprenant les regards interrogateurs face à mon visage embrumé mais je ne peux leur offrir un sourire réconfortant. Et je croise un chaton mort dont le pelage est blanchit par le gel de la nuit. J'ai envie de vomir. Je suis rentrée à la maison directement dans les bras de mon homme et me suis encore mouchée dans son pull. Il a tout fait pour me faire un beau week-end, pour s'occuper de moi, me faire plaisir, me distraire aussi.

Et pourtant ce matin, je suis arrivée en retard au travail à cause des conducteurs de métro qui font toujours grève. Et j'ai passé la matinée à chercher un endroit où passer cet examen. Je n'ai même plus cherché à me cacher de mes collègues. Ni à être bon petit soldat et privilégier le travail qui m'attendait. J'ai fini par trouver une secrétaire de radiologue aimable qui m'a trouvé une date de rendez-vous. C'est vendredi. Elle m'a même faxé l'ordonnance des médicaments à prendre avec les quelques indications minimales nécessaires. Et je vais attendre vendredi que cela "se fasse" et m'attellerais à l'étape d'après : j'ai d'autres examens à faire, mais cette fois-ci dans un laboratoire normal, dans des conditions presque banales avant de prendre un dernier rendez-vous chez mon gynéco avant de partir pendant quelques mois dans la grande aventure de la PMA.

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15 novembre 2007

On s'occupe comme on peut

Le temps, c'est précieux ! Alors quand je perds une heure le soir à chercher quelque chose qui était devant mes yeux, je râle, je peste, je me navre moi-même !

Je suis une fille (remarquez, deuxième grande vérité de ce post .. je deviens affligeante en plus .. troisième grande vérité ! bing !!!!) alors je réfléchis à la façon dont je vais m'habiller le lendemain. Et vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point cela peut être difficile. Je plaints les minettes richissimes qui ont plus de vêtements que de jours dans l'année dans leur penderie parce que moi qui en ai beaucoup moins (et donc un choix beaucoup plus restreint, j'ai énormément de mal à me décider généralement). Mais hier soir, je m'imaginais déjà passer ma journée du lendemain dans ma jolie petite robe en velours violet. Comme à l'accoutumée, je prépare soigneusement la veille les vêtements du lendemain pour les mettre dans la salle de bain afin d'optimiser le temps (re-belote sur cette foutue course au temps !) que j'ai le matin pour me préparer. Les sous-vêtements, les collants, le col roulé pour affronter l'hiver qui se présente à grands pas et je me précipite crânement vers ma penderie dont je suis fière du rangement (une manie propre à mon métier : à la limite du plan de classement !). Et là, le mécanisme s'enraille : la robe n'est pas à sa place ! Début de panique ! Je retourne la penderie dans tous les sens, puis le panier de linge sale, voire le linge qui tourne vient d'être lavé (un bon prétexte pour étendre le linge, corvée peu passionnante et pourtant trop récurrente). Rien y fait : impossible de mettre la main sur cette foutue robe ! Alors je perds tout sens des réalités en commençant à fouiller dans tous les endroits susceptibles d'accueillir du linge : l'armoire où se trouve le linge de maison, les placards des filles, la penderie de mon homme (bien que je n'imaginais pas une seule seconde qu'il puisse enfiler ma robe, cela dit en passant !) et même le tiroir où s'accumulent mes petites culottes ! Impossible de trouver ma robe. Alors, dépitée, je suis descendue voir mon chéri :

- "mais qu'est-ce que tu fais depuis tout ce temps ?

- j'ai perdu ma robe en velours violet. Tu ne saurais pas où elle est, par hasard ?"

Bon c'était peine perdue, mon chéri est parfait (vous le savez désormais !) mais il sait à peine où se trouvent les torchons, alors ma robe ...

Alors, j'ai fini par renoncer de peur d'y passer la nuit. Je me résignais à mettre un vulgaire sac poubelle pour aller travailler ce matin quand, soudain, je vois un bout de tissu violet qui dépasse de la penderie … la fameuse robe était simplement rangée entre deux chemisiers.

Il y a des jours où je me fais peur (dernière révélation du jour, je vous en garde pour demain !). Alors ce midi, quand j'ai acheté un lot de recharges pour adoucissant, j'ai quand même eu un doute : effectivement, je n'en ai pas retrouvé hier mais n'aurais-je pas particulièrement bien rangé une cargaison de secours dans le fond d'un placard ? J'ai quand même un doute.

Enfin, pour conclure. Ma petite robe en velours violet est sur moi et malgré le froid, cela m'a permis de commencer la journée un peu moins contrariée !

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14 novembre 2007

Miracle !

Un miracle s'est produit aujourd'hui.

Ce n'est pas la peine d'allumer la radio ou la télévision. Cela ne sera pas non plus relayé par le web (mis à part ici, je suis incapable de tenir ma langue, c'est plus fort que moi !), mais tout de même cela vaut son pesant de cacahuètes :

Mon chéri a passé une heure trente dans les embouteillages ce matin .... et il n'a même pas râlé !!!!

Embouteillage

© Vincent Lévèque

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13 novembre 2007

Avec des si ..

Si la SNCF et la RATP tiennent leurs promesses, demain :

Je pourrais me coucher tard sans culpabiliser en observant mon teint dans le miroir demain matin,

Je pourrais mettre une de mes nouvelles petites robe sans avoir froid aux jambes sur le trajet,

Je pourrais dormir une demi-heure de plus,

Je pourrais sortir Monsieur Chien et faire au moins deux tours de pâté de maison et tranquillement,

Je pourrais écouter les infos et de la musique dans la voiture,

Et si j'osais, je n'hésiterai pas à rentrer plus tôt du travail le soir parce qu'après, il risque d'y avoir de sacrés bouchons sur la route du retour, n'est-ce pas ?

Alors, même si je ne pourrais pas profiter de la cohue dans le métro pour enlacer mon chéri (ce n'est qu'un prétexte, un de plus !) et si notre chère carosse à moteur pollue d'avantage et énerve aussi son conducteur, il y a du bon tout de même en ces jours prochains de grève.

Il ne faudrait juste pas que ça dure trop longtemps, car je risquerais d'y prendre goût.

Armeltoucour (illustratrice)

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12 novembre 2007

Epidémie

Il y a d'abord le bébé né dans une famille d'aristo. Je ne m'attendais vraiment pas à ce que la maman tombe enceinte de nouveau un jour.

Puis il y a le bébé de ma cousine. Le premier. Une petite merveille attendue par toute la famille qui visiblement se languissait de voir arriver la nouvelle génération. C'est bon, Diane a ouvert le bal !

Puis le bébé surprise d'une autre amie. Un coup de foudre, un bébé dont le sexe sera connu à la naissance, ces jours-ci ?

Et enfin, le troisième bébé de parents qui ont fondés leur famille tard et qui se sont dépêchés pour rattraper le retard, semble-t-il.

Tout ça dans le même mois !

Euh, les filles, j'aurai peut-être un peu de retard sur le planning…

(j'aurai jamais dû en parler la première : v'la t'y pas qu'elles m'ont toutes copiée et bel et bien coiffée sur le poteau ..)

Quant à ma soeur, elle est BEAUCOUP plus jeune que moi, donc elle me fera le plaisir de tomber enceinte bien bien après moi parce que les fututrs prénoms de ses futurs enfants, ils me plaisent bien aussi .. Et que là, je ne suis pas sûre d'assumer le coup de massue ..

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10 novembre 2007

Jasmine

En rangeant ma pharmacie ce matin, je suis tombée sur une boîte de ma pilule, Jasmine. J'ose ... je propose de l'envoyer (il reste deux plaquettes) à celle qui le souhaite (et surtout qui utilise déjà ce contraceptif prescris pas un médecin, c'est important !) par courrier en échange d'un petit cadeau de votre choix !

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09 novembre 2007

Entre femmes

J'aime bien aller chez mon gynéco.

Enfin, à chaque fois que j'y vais, je ne pense qu'à ça durant les 24 heures précédentes. Quel sera son discours cette fois-ci ?

Je l'aime bien mon gynéco. J'ai confiance en lui. Je suis contente que ce soit lui qui ait été là dans ces premières étapes de mon parcours.

Mais j'aime bien aller chez mon gynéco aussi pour l'attente. Et elle fut très longue hier. Deux heures !

Cette attente, je l'accepte sans broncher parce qu'il y a Lynda et Rosa.

Lynda, c'est la secrétaire, elle fait son show à chaque fois que je viens. C'est quelqu'un de vivant. Elle anime ce temps qui semble s'étirer. téléphone à sa famille et non prend à partie. Elle parle chiffons, bébés, de tout et de rien et donne accès à la parole dans cette salle d'attente qui, chez d'autres médecins, semble être un lieu où les regards n'osent à peine se croiser. Elle aime bien se chamailler avec la douce Rosa, qui s'occupe de la rééducation post-accouchement enter autres. On sent toute la tendresse qu'il y a entre ses deux femmes.

La salle d'attente de mon gynéco est devenu hier encore un véritable lieu d'échange et de paroles grâce à ces deux femmes. La nuit s'installait au dehors et nous étions finalement toutes heureuses de passer ce moment entre nous, entre femmes. Il y avait une maman avec sa grande fille de 4 ans que j'ai accompagnée aux toilettes et son petit de un an… je réalisait, je pourrais avoir un enfant de un an si mon corps aurait bien voulu fonctionner sans encombres … Il y avait une autre femme, plus âgée et très sofistiquée qui appréhendait la pose de son premier stérilet et qui a réussi à se relaxer en cajolant le bébé de l'autre. Il y avait une jeune fille qui était à son premier rendez-vous et était intarissable de questions auxquelles une jeune maman maghrébine répondait avec tendresse. Et cette femme, d'origine indienne, plus discrète, qui m'impressionnait par son flègme. Ces femmes africaines qui venaient nous rejoindre comme simplement pour venir prendre des nouvelles. Nous parlions de grossesse, de contraception, du rôle de mère comme de notre place de femme dans la société.

Et j'ai tenté de faire passer le temps avec Hubert Reeves et son livre sur notre univers que m'a offert mon petit frère. Mais le cosmos et son infini de temps, d'espace et même de conception me dépassait bien trop pour que je ne m'y attarde. La compagnie de ces femmes m'importait bien plus à ce moment.

J'interpelle Lynda : "file vite à ton rendez-vous, tu es toute belle. Par contre, tu peux nous faire un petit brieffing : c'est à qui le tour après ?" Alors on y a toutes mis du sien : au point où on en est, on va laisser passer les mamans et leur bébé. Il est tard, ils vont finir par être fatigués, ils ont sûrement faim aussi.. Et puis après moi, parce que je suis là depuis plus longtemps, puis la gentille dame au stérilet, puis encore l'autre et après, la salle d'attente pourra être pour ce jour définitivement fermée jusqu'au lendemain.

Je suis entrée enfin dans le cabinet de mon gynéco. Il m'a demandé :

- "alors ?

- non, rien, ou presque … "

Et il m'a longuement parlée, écoutée et oscultée pour me livrer les nouvelles étapes à franchir.

Une hytéro et un bon pour enfin faire une PMA…

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