31 août 2007
J’habite seul avec maman …
Aujourd’hui j’ai viré quelqu’un au travail.
C’est pas évident à faire mais j’ai pensé qu’au-delà de mon intérêt voire de celui de l’entreprise, c’était aussi dans son intérêt à ce grand gaillard négligé et vieux garçon qui est arrivé dans mon service il y a un mois maintenant. Vieux garçon, il vivait avec sa maman qui le nourrissait grassement.
Totalement à l’ouest, on pourrait dire. C’était presque mignon…si ce n’était pas dans un contexte professionnel. Il est arrivé tel un extra-terrestre qui aurait débarqué là par hasard un matin, ponctuel.
Poli, et maniéré, il n’a jamais osé le tutoiement mis à part aujourd’hui, lorsqu’il s’est adressé à moi pour la dernière fois. Il a commencé par me vouvoyer puis comme j’ai insisté tout du long sur le tutoiement, il me disait « on » : ce qui avait le don de m’énerver !
Les premiers jours n’ont pas été mauvais, mis à part cette odeur fétide qui s’émanait de lui et polluait l’ensemble de nos deux bureaux. Nous avons tous été polis, nous trois qui jurons à longueur de temps ! Estomaqués !
Il semblait bon élève et me proposait de lire « pour ma culture générale » une étude qu’il avait rédigé sur l’avenir des énergies fossiles voire d’admirer sa collection d’anciennes cartes postales sur le barrage de la Durance ou d’un truc comme ça non loin de la maison familiale. Je refusais souvent en tentant de ne pas le froisser.
Le petit doigt était souvent en l’air quand il ne s’empressait pas de se gratter les roubignolles. Et son pantalon orange digne d’usure que celui d’un ancien éleveur de bovins (pardon messieurs) lui donnait un look d’enfer lorsque sortant des toilettes, la ceinture remontant jusqu’au nombril lorsqu’il oubliait de fermer sa fermeture éclair.
Ce ne sont pas les raisons pour lesquelles je l’ai viré. Je me suis faite une raison et ouvert tout au long de la journée les fenêtres en brûlant de l’encens et éviter de regarder dans le détail l’état de sa dentition. J’espère tout de même que cela ne va pas trop le miner. Qu’il trouvera sa voie enfin un de ces quatre.
27 août 2007
La tête et les mains
Dicton du jour :
"Rien de mieux que d'avoir un pinceau dans les mains pour laisser se reposer ses pensées"

22 août 2007
On brûle les soutifs !
Chers amis de la gente masculine, je tiens à vous informer que je suis actuellement dans une phase que l'on pourrait qualifier de façon méprisante de crise passagère qui pourrait s'apparenter à une forme de contestation féministe mais qui concerne une problématique ancestrale, celle de la condition féminine.
Alors que vous me croisiez dans le métro, que vous me côtoyez au bureau, que vous me fréquentiez en société voire même que vous m'aimez au quotidien, sachez que je suis en train de lire ça :
Et c'est vachement bien ! Alors gare à vos fesses, Messieurs, une révolution douce est en marche !
Inventaire débile : vive la technologie !
Une télécommande pour la télé de la chambre
Une télécommande pour la freebox
Deux télécommandes pour le lit
Une télécommande pour la télé du salon
Une télécommande pour les baffles de l'ordinateur de la cuisine
Un pc dans la chambre de la Crecre
Un pc dans la chambre de la Tartine
Un pc dans notre chambre
Un pc dans le salon
Un pc dans la cuisine
Un pc portable qui se ballade entre le séjour et la chambre
Un pc désossé dans la chambre d'amis (je ne suis pas sûre qu'il soit encore de ce monde à l'heure où j'écris ces mots)
Un palm dans les toilettes
Autant de souris et de claviers
Des kilomètres de fils plus ou moins visibles
Bref, c'est pas très fen-shui tout ça !
Alors mon chéri, je compatis tout à fait pour ton envie effrénée de péréniser notre élevage technologique à la maison, mais admet que franchement même si j'ai cent quarante douze affaires pour m'habiller ...
... je n'ai RIEN à mettre !

.. et donc j'ai bien l'intention de faire chauffer la carte bleue ce week-end !
(à bon entendeur, salut !)

Let's go to the prison
On se fait de nouveau des petites soirées film ces jours-ci.
Bien installés, avec tout à portée de main (télécommandes, collations, etc.. euh dans le etc.. il y a parfois le vernis à ongles quand le film est trop rasoir), on regarde tout et n'importe quoi. Et c'est souvent du n'importe quoi, comme ce film vu hier : une sorte de film américain avec un max de testostérone, des poursuites, des coups et une jolie blonde qui tente de lutter contre son naturel greluche pour y mettre une pincée d'humanisme. J'en ai même oublié le titre, ils se ressemblent tous : The Terminator, The Replicator, The Calculator et The Aligator ...
Sauf que au milieu de tout ça, et toujours sans atteindre la parité des sexes à l'image, on a vu un petit film sympa, presque drôle : Let's go to the prison. Et il n'y a pas un acteur de connu (par moi), pas un seul Nicolas Cage gonflé et moumouté, pas une bimbo à la Carmen Electra, aucun super héro avec des super pouvoirs et tout ça plaisant à la fois aux hormones mâles de mon homme (et oui, il ne regarde pas le foot mais retrouve son regard d'enfant devant les films "pan-pan-tu-m'tues-j'te-tue") et à mon sens critique exsacerbé lorsqu'il ne s'agit pas de film à l'eau de rose.
C'était donc un bon compromis et un bon moment de détente. A voir, à l'occasion. Comme dirait ma chère tata : "pour les longues soirées d'hiver" (ça y est, nous commence à reprendre le rythme)
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17 août 2007
Un homme à la maison
C'est pas si évident d'avoir son homme à la maison.
Nous on partait de bons sentiments, on était super ouverts à l'idée que le jour où bébé viendra, il aurait été envisageable que mon homme reste à la maison pour s'occuper de lui.
Mais voilà, après quelques jours d'essai avec mon amour et les filles à la maison pendant que moi je vais trimer au bureau (bon d'accord j'exagère : c'est d'un calme mortel à l'Usine à Gaz cette semaine), je me rends compte qu'il faudra un tout petit peu rectifier le tir parce que :
- je n'ai pas envie de passer toutes mes pauses déjeuner à courir faire la tournée des supermarchés du coin pour ramener le pain (celui-là, il m'a bien fait grincer des dents : ramener du pain de l'autre bout de la région parisienne alors qu'il existe dans nos contrées quelques boulangeries …ok elles ont des horaires très variables, mais quand même !), la viande, le bidule, le machin et les clopes !
- je n'ai pas envie de jouer les mère fouettarde et que moi je fasse les haricots verts le soir pendant que lui, il propose lasagnes et autres hamburger en remontant sa cote de popularité auprès de la gente infantile !
- que ça ne sert à rien de brosser tous les jours Monsieur Chien et lui donner les restes des crêpes au nutella des minettes à longueur de temps (d'où sûrement les 3 kg pris en 2 ans …)
- ni de passer l'aspirateur dix fois par jour.
- Et que c'est désespérant de le voir bailler aux corneilles alors que lorsque je rentre la sieste semble assez proche.
Bref, ça fait super bizarre et autant je comprends qu'un homme, puisque là est sa fonction dans le couple depuis belle lurette (c'est eux qui l'on voulu, d'abord !), qui rentre au bercail le soir après avoir chassé le sanglier (maintenant on se contente d'une fiche de paie) souhaite que la donzelle ait, quant à elle, rempli le frigo, autant l'inversion des rôles n'est pas non plus chose aisée.
Alors, chéri, bonne nouvelle : lundi tu bosses toi aussi !!!!!!
16 août 2007
Super 8
Du temps de mes grands-parents, l'essentiel des souvenirs se figeait sur le papier d'une photo jaunissante. J'en ai vu des cliché familiaux, les enfant souvent maintenus sur le canapé avec les habits du dimanches bien repassés, les adultes guindés au possibles et se sentant garants de l'image qu'ils allaient perpétuer.
J'avais une idée fausse de mes aïeux. Celle de ces photos vues souvent à la dérobée voire celles des récits de ces enfants de l'époque devenus aujourd'hui mes parents, oncles et tantes : des adultes avec des souvenirs teintés de tant de ressentis.
Je n'ai pas assez connu mes grands-parents. J'en avais une image fausse, celle d'une petite fille qui aimait bien sa mamie-gâteaux qui avec ses rondeurs la faisait sauter sur ces genoux et de ce papy calme et distant, impressionnant par son parcours qui me paraissait presque héroïque. A l'adolescence, je les voyais vieillir et il ne restait que les robes à fleurs désuètes de ma grand-mère et les pantalons qui remontaient jusqu'en haut du ventre de mon grand-père. Les repas familiaux aussi qui n'étaient qu'une corvée de plus : celle où chacun oscillait entre non-dit et règlement de compte. Et nous ne pouvions jamais échapper, nous les petits-enfants, à cette sacro-sainte photo, bien habillés, bien coiffés, sur le canapé, tels des trophées qu'il faudra montrer à la voisine comme pour occuper les journées trop longues de ces retraités bien vite oubliés.
Et j'ai reçu sans crier gare des DVD sur lesquels ont été gravés pour moi des films en Super 8 fait à l'époque où mon père jouait à la petite voiture. Et j'ai regardé ces films des heures et des heures, avec pour bruit de fond ma nouvelle famille, recomposée qui chahutait sous les tentes plantées dans le couloir à l'étage.
Et j'ai découvert un monde fait de joie simples. J'y ai retrouvé des hommes et des femmes très élégants, heureux, en vacances ou faisant la fête. Celle qui deviendra plus tard ma grand-mère était d'une élégance rare, heureuse de sa maternité, de cette famille qu'elle semble avoir construit dans la discrétion la plus totale, douce et classe. D'un autre temps déjà peut-être ? Puis celui que je n'ai connu qu'avec des cheveux grisonnants était un bel homme fringant maniant aussi bien le cigare que les crapahutages avec ses enfants à ramasser des coquillages sur une plage bretonne. Un grand-oncle et une grande-tante éperdument amoureux, et des enfants choyés, s'amusant en véritable tribu dans le jardin de la luxuriante propriété de banlieue parisienne.
Lorsqu'ils sont partis, j'ai cru que mes grands-parents étaient passés à côté du bonheur auquel j'aspirais moi-même. Je m'étais trompée. Ces films ont bousculé mes souvenirs et perturbé l'image que j'avais de l'histoire de ma famille. Je regrette aujourd'hui de les avoir croisés sans les avoir réellement connus, sans avoir perçu la part d'humanité qu'ils avaient en eux. Ils n'étaient sûrement pas parfaits mais il ne méritent pas non plus d'être jugés.
Ce film, c'est ma cousine qui attend un bébé qui me l'a envoyé. Elle sera la première des petits-enfants dans la famille à donner la vie, à faire place à une nouvelle génération. Ce film, c'est mon oncle qui l'a gravé pour moi sur ce DVD et cela a un sens tout particulier ces jours-ci… Ce film, est un merveilleux cadeau qui m'aide à me réconcilier avec mes racines, élément indispensable au développement de l'arbre que j'entretiens chaque jour.
Merci à tous les deux ...
13 août 2007
Tranquille pépère
Je ne vais pas faire mon enquiquineuse de première.
Le premier qui dit "pour une fois", qu'il ose s'affronter à moi, tiens !
Mais sachez que pendant que la plupart d'entre vous font le sacro-saint break estival, le repos bien mérité du guerrier, les vacances à la plage avec la peau qui pèle après avoir pris en surdose le soleil, moi je suis toujours à l'Usine à Gaz en train de fantasmer sur les vacances que j'aurai un jour.
Alors, excusez du peu, mais j'ai pas vraiment envie de passer la troisième aujourd'hui...
09 août 2007
Au passage
Mon blog évolue, comme moi ! Je n'arrête pas les changements ces derniers temps et bien qu'il soit accessible, De quoi sera fait demain est un chantier en cours de réalisation. C'est comme une maison, un blog, ça évolue et ce n'est jamais parfait (tiens, comme chez moi !). Vos remarques m'aideront sûrement à le faire évoluer, donc n'hésitez pas à donner votre avis !
Et bien sûr pour rester dans la même lignée, je n'arrête pas de changer les "liens d'amis" comme les nomme Canalblog. Je découvre actuellement plein de blogs merveilleusement illustrés et vous conseille d'aller y jeter un coup d'oeil. Certains atteignent la grace, selon moi...
C'est bientôt fini, le Grand Silence à la maison : ce soir je retrouve toute ma petite tribu ! Youpi !
08 août 2007
Je voudrais savoir tricoter.
Je voudrais savoir tricoter parce que c'est très beau une femme toute appliquée à son ouvrage. Créer et construire un vêtement que l'on offre à un être cher ou que l'on peut arborer fièrement doit être très valorisant. Avoir une pièce unique aussi et ces instants où les mailles se font progressivement sont un vrai luxe, durant le quel le temps semble se suspendre… Mais le souci, c'est que je ne sais pas tricoter. J'ai essayé il y a quelques années. Une amie m'avait expliquer la simplicité du geste. J'ai fait un beau blocage et j'ai perdu patience. Alors comme une marotte, je continue de rêver qu'un jour, je saurai enfin tricoter, peu-être.



