De quoi sera fait demain ?

Humeurs, états d'esprit, journal de bord d'une Miss bien trop souvent On Line ... quoi que, je m'améliore !

09 septembre 2005

Mon "chez moi"

Pour continuer dans la description du lieu apocalyptique dans lequel je vis, je vais vous faire visiter "mon chez moi".

Il paraît que les chiens ressemblent à leur maîtres (ou l'inverse), que l'on peut définir son caractère grâce à son écriture, que le marc de café prédit notre avenir, que l'on prend un peu (pas trop, hein ?) de ses parents, et que son "chez soi" nous ressemble.

Alors chez moi, c'est petit, c'est haut perché. Mais ouvert vers l'extérieur. Je me souviens avoir été séduite par cette porte fenêtre ouvrant sur mon petit balcon et me donnant une vue imprenable sur des petits pavillons, des arbres, des oiseaux et même de lointaines collines verdoyantes.
C'est petit mais donc ouvert. Été comme hivers, il faut que l'air passe. Il faut que ça sente bon aussi. J'aime mettre un bâton d'encens ou faire brûler des huiles parfumées, selon mon humeur : "festive spice de Marks & Spencer", quand je veux me replier sur mon cocon, de la lavande quand j'aspire à la sérénité, du figuier lorsque je suis gourmande, des encens traditionnels tibétains quand je veux m'élever d'avantage et purifier les lieux.  Peu de lumières agressives, les bougies sont plus douces bien souvent.

Et puis dans ce petit appartement, il y a de nombreuses plantes. Attendez, je compte : 21 en comptant le balcon ! Et tout ça dans la même pièce. Parce que chez moi, au cas où vous ne le sauriez pas encore, c'est tout petit. Un couloir impressionnant amène à la pièce principale. Elle fait tout en un : salon, salle à manger, chambre, bureau, cuisine, bibliothèque, chenil...
J'en ai un peu marre de cette exiguïté. Mais en même temps, tout est à portée de main, à vue d'oeil.

Et ce que j'aime chez moi, c'est que les pièces perdent leur fonction initiale. D'abord, il y a des livres de partout : dans cette pièce, certes, mais aussi dans le couloir, la cuisine, la salle de bain, les wc. On peut trouver des cartes postales posées dans la cuisines. Des baguettes chinoises dans la salle de bain. Beaucoup de médicaments dans la cuisine. Non, pas de nourriture dans la salle de bain. Du chocolat sur ma table basse, à côté de mon ordinateur, des télécommandes, ma trousse et de mes carnets à secrêts. Ma table à manger ? Et bien, elle fait office au mieux de bureau, au pire de dépôtoire : plantes, radio, bougies, crayons de couleur, s'y mélangent. Les chaises, dans le placard. Tout se joue sur le clic-clac magique et le parquet ancien, grinçant. Le bricolage est dans la penderie, à côté des rollers et du panier de voyage de Monsieur Chien.

Et puis chez moi, il paraît qu'il y a une harmonie. Ah bon ? C'est assez "fille", paraît-il comme intérieur. Tout sauf pratique. Bleu, banc, et un peu de rose par ci, par là. Du moderne suédois côtoie des meubles repeints par mes soins, une lampe marocaine se trouve non loin d'un buste XVIIe. Un nounours est posé non loin de "l'Amant de Lady Chatterlay".

Enfin, chez moi, c'est bringueballant. J'ai eu des dégâts des eaux déjà, dès mon arrivée, il y a cinq ans. Certains papiers peints oréolés tiennent comme ils peuvent par des punaises. Le mur de la cuisine, complètement rongé, me sert de mur de séchage de mes tableaux. Une prise sur deux fonctionne, aucune porte ne ferme, et puis on sait tout de la vie des voisins.

Aujourd'hui, pour plusieurs raisons, je vais chercher un nouvel appartement. Dans le même coin. Un peu plus grand. Un peu plus neuf, un peu plus confortable, un peu plus joli. Mais je ne sais pas pourquoi, bien que mon "chez moi", parfois, souvent, je le déteste. Ça va me faire bizarre de le quitter.

Posté par Miss Line à 20:17 - Je suis une bande de jeunes - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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